‹ Contribution à l'étude de la suture cutanée au moyen d'agrafesChapitre 15 sur 22 · PINCE-REVOLVER À AGRAFES · texte numérisé non relu

PINCE-REVOLVER À AGRAFES

et dont le rôle est d'introduire, avec une orientation convenable, les agrafes dans les mords de la pince ; à sa partie lerminale une pelite porte, montée sur une miniature de charnière, et munie d’un minuscule ferme-porte, lui ouvre un débouché éventuel. Enfin un ressort à boudin rappelle le magasin en

arrière.

FoncrionNemEeNT. — Le jeuide la pince est le suivant. La pression exercée sur la branche gauche, et que le bras mobile, arc-bouté sur elle, transmet au magasin, a pour conséquence d’abaisser les agrafes vers les mords de la pince. La pince se ferme ainsi sur la brochetie d’agrafes et saisit la première griffe. 11 s’agit alors de renvoyer le magasin ; la présence même de l’agrafe entre les mâchoires de la pince, par la résistance qu'elle oppose à leur rapprochement, assure ce deuxième temps : en effet, en

raison/ de cet obstacle, la pression croissante des doigts retentit sur la touche élastique, dont le ressort fléchit. Le levier ainsi dégagé franchit la butée ; le magasin, cédant à la tension du ressort de rappel, recule brusquement, et pendant ce retrait, l’agrafe fixée par la pince soulève la porte; quant aux griffes suivantes, elles sont retenues dans leur chute par le bord antérieur des mords.

CRITIQUE DE LA PINCE-REVOLVER, — Son intérêt chirurgical. — Tel est lé mécanisme de la pincerevolver de Michel. « Véritable trait de génie » (1), cette distributrice d’agrafes démontre d'une manière éclatante l’ingéniosité incomparable de son inventeur.

€ Mais, — dit M. Berger (2), — l'instrument présente des défectuosités qu’il ne nous appartient pas de passer sous silence :

{ L’instrument est coûteux : son mécanisme se dérange aisément, et le chirurgien ne peut toujours le remettre lui-même ep état, de telle sorte qu’une réunion commencée avec la pince-revolver se termine plus lentement, plus péniblement avec la pince à griffes de M. Michel, ou même en abandonnant l’agrafe pour la suture. Cet inconvénient est surtout manifeste quand la pince-revolver a subi un grand nombre de stérilisations par la chaleur, qui finit par porter atteinte à la trempe des ressorts. Le déclan-

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