‹ Contribution à l'étude de la suture cutanée au moyen d'agrafesChapitre 20 sur 22 · LAN ES · texte numérisé non relu

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2° Robustesse ; 3o Les ressorts étant proscrits en principe, mais

indispensables ici, le mécanisme n’en utilisera qu’un

strict minimum, et ces ressorts seront tels que ni la stérilisation, ni les violences du nettoyage par une main lourde, ne puissent porter atteinte à leur courbure et leur élasticité ;

4° La pince également propre à l’affrontement el à la suture, jouera à volonté l’un et l’autre rôle, et ceci, sans qu'il soit nécessaire pour déterminer leur jeu, d’agir sur un organe du mécanisme : l'appareil le plus docile serait celui qui, déjà sensible à l’orientation qu’il reçoit dela main, se mettrait de lui-même, et comme s’il interprétait l'intention de l'opérateur,

en mesure d'exécuter le travail demandé.

III. — Deuxième appareil, « Pince à double effet ». — Principe. — Afin de réaliser cette « docilité »,il nous aparu rationnel de rendre le mécanisme de notre pince sensible aux seuls changements d’attitude qu’instinctivement, dans les différentes phases de son travail le chirurgien apporte à sa main droite. |

En effet, s’il est vrai que cette main saisit toujours une pince de la même façon, elle l’oriente cependant différemment selon les cas :

Obliquement pour affronter.

Verticalement pour agrafer.

La verticalité de l'instrument étant la condition sine qua non de la première opération, l’obliquité, celle de la deuxième, il nous suffira pour réaliser

RE

automatiquement les transformations de notre pince, de subordonner ces changements de marche aux changements d’attitude de notre main. î

À cet effet, le magasin a été articulé de telle façon sur la pince, que :

1° La pince étant en position oblique, le magasin reste relégué à distance des mords, et indifférent aux mouvements de flexion des branches ; dans ces conditions l’appareil fonctionne comme une pince à disséquer ordinaire ;

2° Que le redressement de la pince, rompant l’équilibre, détermine la chute du magasin et l'introduction de l’agrafe entre les mâchoires ;

3 Enfin, que le maintien de la pince dans la position verlicale, entretient le jeu du mécanisme à répétition.

Ceci posé, voyons le détail du mécanisme.

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Mécanisuz, — Le magasin est uniquement constitué par deux lames parallèles incurvées à leur partie inférieure, et maintenues à distance convenable par deux arceaux. La lame externe, par rabattement de son bord inférieur, forme une butée : la lame interne, par amincissement, devient élastique à ses deux bouts, et par ses deux ressorts extrêmes, entre en contact avec l’autre lame. Le magasin est ainsi fermé

à ses deux extrémités.

Comme le magasin ordinaire, dont il rappelle le

profil simple, notre magasin est porté par deux petites pièces qui la relient à la pince.

La première articulée en P, avec une manivelle oscille autour du point O, pivot du mécanisme. La deuxième embrochée par une tige fixe, se déplace verticalement sur elle, La stabilité d’un tel système,

abandonné à son propre poids, dépend donc essentiellement de l’inclinaison de la pince : en effet, tant

que notre appareil sera tenu obliquement, le magasin conservera la situation qu’il occupe sur la figure, car la verticale abaissée par le centre de gravité du système tombe en arrière du point O,condition lui assurant unéquilibre stable ; Le redressement de la pince, au contraire, rompra cet équilibre, et la position verticale déterminera aussitôt la chute du magasin et la présentation des agrafes à hauteur des mâchoires.

La pince elle-même est une pince à disséquer ordinaire quelque peu modifiée, dont la branche À supporte les quelques organes du mécanisme.

C’est avant tout une potence supportant l’organe essentiel du mécanisme, le ressort. Celui-ci inévitable, mais unique, dans le mécanisme, ést formé d’un fil d’acier fort, enroulé trois ou quatre fois sur lui-même ; les deux chefs de cette hélice, qui délimitent entre eux un angle droit, sont rigides et travaillent à la manière de deux leviers : l’un OC, est actionné par ia branche B de la pince et représente le levier de compression; l’autre D, levier de détente, s'engage dans un étrier fixé sous le magasin. La mise sous tension du ressort a donc pour cause la fermeture de la pince; sa détente a pour effet le renvoi du magasin.

=. 44 — La manivelle, montée sur l'arbre O représente un profil spécial ; l’un de ses bords, découpé en demicercle se termine par une encoche e.

Enfin, une masselote, située au-dessus de la manivelle, glisse dans un chape verticale, et sous l’action de son propre poids frotte sur le bord semi-circu-

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