Id., Livre VII ; chap. XXV
€ Fere tamen fibulælatius vulnus esse patiuntur... » (Les fibules laissent ordinairement une certaine largeur de plaie...)
Dans les sièeles qui suivent, Oribase, Aétius, Paul d'Egine, héritiers des traditions grecques et latines, copient fidèlement Hippocrate et Celse sans apporter à notre sujel de connaissances nouvelles.
En somme, la forme des éyxiec et des fibules nous échappe; mais ces passages que nous avous empruntés aux vieux textes, jettent un peu de lumière sur ces « boucles, griffes, crochets, happes, hame. çons, agrafes de l'Antiquité (1) » que des auteurs mentionnent souvent dans leurs ouvrages, mais sans jamais tenter, par le moindre commentaire de préciser ni la nature, ni même la réelle existence de ces objets.
I. — Au Moyen-âge. — L'agrafe d'Albucasis. — Pendant tout le Moyen-âge, jusqu’à la Renaissance, seuls les Arabes, cultivent avec les autres sciences la médecine et la chirurgie ; devant les peuples de l'Occident dont l'ignorance contraste péniblement avec leur civilisation, ils restent les seuls dépositaires de la science antique ; et le plus brillant de leurs maîtres, — Albucasis, — dont l’influence en chirurgie fut telle, que Fabrice d’Aquapendente avoue « lui avoir beaucoup d'obligations », représente presque à lui seul la chirurgie de cette époque. C’est donc à ce chirurgien arabe qu'il faut