LOS
fausse-couche. La naissance s’était passée sans incident. La sœur aînée était très vigoureuse et son père, buveur d’eau habituel, ne consommait de boissons alcoolisées que tout à fait exceptionnellement.
SYMPTOMATOLOGIE
L'étude de la Synostose Radio-Cubitale nous montre que les malades sont amenés pour consulter à des âges très variables. Dans notre observation, il s’agit d’une enfant de quatre ans ; dans les observations parues dans la Thèse de Leleu, il s’agit de malades de 2 ans, de 8, de 16, de 19-30-34-41-49 et même 71 ans (observation XX XVIII). Ce simple fait nous montre, que la symptomatologie de cette affection se présente à des degrés variables, allant de la simple gêne à l’impotence fonctionnelle plus ou moins prononcée.
Lorsqu'il s’agit d’un nourrisson, c’est la mère, attentive à ses moindres gestes, qui remarque que son enfant présente une certaine gêne à tourner la main, ou même qu’une de ses mains est incapable d’exécuter ce mouvement.
À mesure que les enfants avancent en âge, ils exécutent des mouvements plus compliqués et les symptômes deviennent plus nets. C’est alors l’instituteur qui remarque que l'enfant ne peut tenir convenablement son porteplume (observation du Dr Ch.
Martin du Pan (Genève, 1914). C’est encore le professeur de musique qui remarque que l'enfant ne peut tenir correctement son violon comme dans l'observation de Mouchet et de Leleu (observation V, Thèse Leleu, 1925). Dans une observation de Feidt W. W. (Minnéapolis, 1917), la jeune malade n'avait jamais pu jouer à la marelle-et laissait tomber tous les objets qu’elle avait en mains. Chez certains enfants, on remarque l’impossibilité de boutonner leurs vêtements, de lancer un objet, de tordre le linge, de faire manœuvrer un tournevis.
Dans la plupart des cas, on constate une simple gêne fonctionnelle. Il existe de nombreuses observations où le malade exerçait un métier : manœuvre (Boorstein, 1918), porteur (Kopolewitz), charretier (observ. XXXIX, Leleu, 1919), blanchisseuse (Beuchard, 1921), secrétaire (Michelsson, 1921). Très rarement l’impotence fonctionnelle est complète. Dans les cas où elle est portée à son plus haut degré, la synostose est souvent supérieure et inférieure (cas de Longuet et Péraire).
Toutefois, les symptômes sont en général assez nets pour permettre un diagnostic facile, du moins quand la synostose est pure. Le symptôme capital, c’est l’abolition de tout mouvement de rotation. de lavant-bras, le membre restant en pronation complète.
Signes physiques
Ce qui frappe tout d’abord, c’est l’attitude du ma-
Re
Te
lade. Dans la position verticale, les bras pendant le long du corps, la face palmaire de la main, regarde ; dans les cas extrêmes en arrière, le plus souvent en dedans. Les avant-bras sont immobilisés en pronation. Cependant, dans nombre de cas, un certain degré de mobilité de la main autour de son axe est obtenu par la combinaison de mouvements normaux, de rotation de l’humérus et d’une laxité compensatrice permettant, d’une part, au coude, des mouvements anormaux de latéralité du cubitus, d’autre part, — au carpe — des mouvements de torsion. Cette suppléance était réalisée au maximum chez le malade de Drenkham dont la malformation était bilatérale et qui atteignait une amplitude de 450 de supination du côté droit.
Mais, dans bien des cas, 1l n’existe de suppléance que dans l’articulation de l’épaule. Si chez un synostosé, on cherche à provoquer des mouvements de supination, on détermine ce mouvement combiné de rotation et d’abduction de l’épaule et c’est grâce à lui que certains synostosés peuvent exercer un métier, Chez les synostosés, dans la position de demiflexion des avant-bras sur les bras, les faces palmaires se regardent. [ls ont alors l'attitude du prêtre à l’autel, dite « attitude de supplication ».
La Palpation
La Palpation fournira au clinicien quelques notions intéressantes ; elle contrôlera les renseignements