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plissé, vestiges de syphilides follicullaires en voie de résolution, et tout autour, anneau concentrique décoloré, assez étroit, tranchant nettement sur le fond pigmenté du cou.
Ces divers éléments s'atténuent peu à peu, et finissent par disparaître ; la malade sort le 27 mars avec une belle syphilide
pigmentaire.
Observation VII (Personnelle).
Louise C..., 38 ans, couturière, entre le 13 décembre 1903, salle Astruc, n° 17, pour syphilis datant de six mois. Elle présente des plaques muqueuses vulvaires, une roséole généralisée, et quelques éléments papulo-squameux irrégulièrement disséminés sur le dos, la poitrine et la face interne des cuisses,
Il existe au niveau du cou, de nombreux éléments papuleux, d’un rouge sombre, légèrement squameux, de petites dimen-
sions, entourés par des macules brunes de roséole, Le cou pré-
- sente déjà un léger teint jaune par endroits.
Le 15 janvier. — On prend un calque de la partie posté- ‘rieure du cou.
- Cette éruption qui date de 3 mois, ne tarde pas à diminuer d'intensité; les squames tombent, les papules deviennent lisses, luisantes, cuivrées.
Le 2 février.— La régression a fait de sensibles progrès; l’infiltration a disparu au niveau-des bords qui sont manifestement envahis par un cercle blanc grisâtre. Les macules de roséole sont presque totalement décolorées et remplacées par des ilots blancs présentant encore à leur centre, une petite tache brune, En même temps, la pigmentation s'est accusée franchement.
Le 20 février. — Ces petites taches ont disparu, laissant un cer-
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Ogservarions VII. — Calques
tain nombre d’ilots blancs très nets. Les éléments papuleux sont réduits au volume d’une lentille; ils sont lisses, sans infiltraüon appréciable, brunâtres.
Au niveau de la nuque on retrouve encore la plupart des éléments du calque, mais ils sont considérablement réduits de volume, et entourés par des anneaux dépigmentés assez larges. Certains sont totalement décolorés et remplacés in situ dans leur forme et leurs dimensions par des macules leucodermiques, dont la pâleur tranche nettement sur la coloration jaune brunâtre de la peau, qui est maintenant très manifeste.
Sur les parties latérales, pigmentation brun crasse, massive,
interrompue par des zones claires de petites dimensions, peu nombreuses, dont le centre conserve encore une macule jaunâtre.
Le 12 mars. — Toute trace d’éruption a disparu, laissant un superbe collier de Vénus à mailles larges, s’entrecroisant irrégulièrement plus accentuées sur les faces latérales,et entourant des îlots décolorés de 5 à 7 milllimètres de diamètre, On dessine à l’encre le contour de ces îlots, et lon constate au moyen du calque pris le 15 janvier, que chacun d’eux correspond exactement à un élément papuleux ou maculeux disparu,
et dont il conserve la forme et les dimensions,
Observation VIII (Personnelle).
Pauline T... 23 ans, entre le 17 mars 1904, salle Astruc n°35, pour plaques muqueuses sur la vulve et les amygdales. Elle
ignore totalement le début de l'affection, l'accident initial ayant
passé inaperçu.
LE Elle présente une roséole très intense sur le dos, la poitrine
et les membres supérieurs.
Au niveau du cou, nombreuses macules rosées, arrondies, de
6 à 8 millimètres de diamètre, irrégulièrement disséminées,
-mais surtout abondantes sur la face postérieure.
Le 18 mars. — Où prend un calque bien repéré de la nuque avec tous les éléments éruptifs que l’on dessine à l'encre pour les rendre plus apparents. Pas de syphilide pigmentaire à cette date, mais un aspect un peu brun du cou dans son ensemble.
Les jours suivants, on voit apparaître sur le dos et les membres supérieurs de nombreux éléments de syphilides folliculaires, groupés par endroits, d’un rouge clair, et légèrement squameux.
Sur le cou, un certain nombre de taches rosées se résorbent et sont remplacées in situ, par de petits éléments folliculaires, séparés les uns des autres,
Le 28 mars. — L’éruption commence à s’atténuer ; le centre des éléments de roséole devient bronzé, finement plissé et s’entoure d'une zone de légère décoloration de { millimètre de large,
Le 10 avril. — Les groupes de syphilides folliculaires composés de trois à quatre éléments, sont devenus cicatriciels cuivrés et occupent le centre d’une petite macule d’un blanc grisâtre qui entoure les follicules malades, Sur les faces latérales on retrouve encore de nombreux éléments de roséole, réduits aux dimensions d’une lentille, d’un beau rouge cuivre, entourés d’une zone décolorée. En même temps le cou présente un teint jaune chamois très net, et lorsqu'on examine la malade à une certaine distance, on voit se dessinér autour des
éléments éruptifs, une sorte de dentelle à mailles assez régu-
SD
lières. Sur ce fond, se détachent des ilots dont la pèleur est encore rendue plus évidente par la pigmentation périphérique ; ils sont de petites dimensions etprésentent encore un élément brunâtre, légèrement saillant, d'aspect cicatriciel, qui en occupe le centre.
Le 18 avril. — Toute trace d'éruption a disparu, laissant ‘un collier de Vénus type qui entoure tout le cou, sans empiéter sur les régions voisines, mais surtout prononcé au niveau des
faces latérales, et de la nuque.
Observation IX (Personnelle).
Claire R..., 16 ans, domestique, entrele 13 février 1904, salle
Astruc, n° 1. Elle a été soignée une première fois à Broca pour
-syphilis en décembre 1903.
Il existe sur la grande lèvre droite, nettement infiltrée, une ulcération du volume d'une pièce de 50 centimes, à bords non
décollés, suintant légerement, et dont-le fond est recouvert d'un
enduit grisätre.
Au niveau du creux poplité gauche, il existe aussi une ulcé:
ration recouverte d’une croûte bruuätre, à pourtour rouge et infiltré, reposant sur une base dure. Le fond est irrégulier et les bords saillants, mais pas nettement décollés, laissent sourdre un peu de pus mal lié, * Le 18 février. — On fait une inoculation sur la paroi abdominale avec le pus de l’ulcération vulvaire : résultat négatif. Une deuxième inoculation est faite avec le pus de l’ulcération poplitée ; cette fois on obtient unelégère tuméfaction d'un rouge clair, bientôt suivie d’une ulcération superficielle.
De plus la malade présente des plaques muqueuses sur les
amygdales, des maux de tête violents qui Pempêchent de dormir et sur le corps quelques éléments de roséole en voie de résolution,
Au niveau du cou, il existe un certain nombre de macules de petites dimensions, dont le centre est brunâtre, tandis que la périphérie plus claire, à épiderme finement plissé, forme tout autour une couronne très distincte de 1 à 2 millimètres.
Dans les régions sus-claviculaires, 4 à 5 éléments papulosquameux, d’un rouge sombre, présentant quelques fines squames. Les jours suivants l’éruption s’atténue de plus en plus, tandis que la zone décolorée qui entoure les éléments s'étend progressivement vers le centre, et réduit leurs dimensions.
Le 10 mars. — On constate l’aspect suivant : le cou est d’un jaune chamois clair, tranchant nettement sur le teint pâle des régions voisines. Sur ce fond se dessinent de nombreuses macules d’un blanc grisâtre, dont le centre est encore occupé par une tache rouge cuivre de petites dimensions.
Le 25 mars. — La plupart des éléments ont disparu “la malade présente une syphilide pigmentaire très nette, formée d’un réseau délicat dont les mailles étroites, d’un jaune
‘brun plus accentué sur les faces latérales, entourent des ilots
blancs de 4 à 6 millimètres de diamètre.
Observation X (Personnelle).
Adolphine R..., 24ans, blanchisseuse, entre le 23 janvier 1904, salle Astruc, n° 23, pour chancre infectant situé “ niveau du capuchon du clitoris, actuellement presque guéri. Plaques muqueuses vulvaires et violents maux de tête. ;
Sur le corps, roséole datant de 15 jours surtout marquée au
£ — 87 — niveau du dos, de la poitrine et de la face interne des cuisses. Sur le cou, nombreux éléments de dimensions variables, d’un beau rouge clair, que l'on dessine à l'encre et dont on prend un calque aussi exact que possible,
Les jours suivants on constate l’atténuation progressive de l’éruption ; les diverses macules se rétrécissent, baissent de couleur, et commencent à disparaître par leur périphérie.
Le 28 février, — On reconnaît encore les taches de roséole, mais leur aspect s’est modifié ; elles ne sont plas représentées que par des zones bronzées du volume d’une lentille, finement plissées, entourées par un anneau blanc de 1 à 2 millimètres. Quelques-unes sont même totalement décolorées et remplacées par des îlots dépigmentés de mêmes dimensions.
Même aspect sur les parties latérales ; éléments en nombre variable, réduits aux dimensions d’une lentille, bronzés, et tout autour zone d’achromie plus ou moins large.
Pas encore de syphilide pigmentaire nette, mais le cou présente néanmoins un aspect légèrement sale, que la malade explique par sa toilette sommaire.
Le 29-mars. — L'éruption a presque totalement disparu ; le cou a pris un teint jaune chamois, se distinguant nettement de celui des régions voisines. La pigmentation s’accentue insensiblement au fur et à mesure que les îlots blanchâtres achèvent de se décolorer, et l’on voit se dessiner des mailles assez larges, irrégulières, d’un jaune brun, entourant des macules blanches assez nombreuses et de petites dimensions.
- Le avril. — On remet le calque en place, et il est facile de constater que les divers éléments qui y sont dessinés, correspon-
dentexactement comme forme et comme dimensions aux taches
dépigmentées. Actuellement il existe encore çà et là quelques
rares macules d’un rouge clair, très atténuées, mais pourtant faciles à reconnaître quand on y regarde de près, et occupant Île centre del'ilot clair. Un collier de Vénus type s’est donc cons-
litué sous nos yeux.
Observation XI (personnelle).
Marie R..., 18 ans, couturière, entre le 12 janvier 1904, salle Van Swieten, n° 7, pour blennorrhagie et végétations très nombreuses. Elle a été soignée à Saint-Louis pour plaques muqueuses vulvaires.
Il existe de nombreux éléments de roséole de 4 à 6 millimètres de diamètre, disséminés sur tout le corps. Pendant son séjour, on voit apparaître un certain nombre de groupes de syphilides folliculaires, sur le dos, le cou et les membres supérieurs.
Le 28 janvier. — La roséole a subi une nouvelle poussée ; un certain nombre d’éléments sont devenus papuleux, rouge chair musculaire, à bords saillants et infiltrés, légèrement squameux. On prend un calque de la partie postérieure du cou sur lequel on dessine l’éruption.
Celle-ci persiste longtemps, malgré le traitement ; ce n’est que vers le 18 février qu’elle commence à s'atténuer.
Sur le cou l'aspect s’est peu modifié ; seules les macules se sont rétrécies, leur coloration a viré du rose au rouge cuivre clair au centre, tandis que la périphérie se confond insensiblement avec les régions voisines. |
Le 2? mars. — Ces macules ont à peu près disparu et sont remplacées par des zones plus claires marquées la plupart d’un
point brunâtre central du volume d’une tête d'épingle. Les
papules et les follicules malades sont en voie de résolution ; les
Ross
squames ont disparu laissant une surface lisse, bronzée, dont les bords s’aplatissent baissent de couleur, et s'entourent d'un liseré blanc de 1 millimètre de diamètre,
Le 20 mars. — Le cou prend un aspect plus foncé, exagéré par le teint blanc rosé très prononcé de la malade qui est blonde et robuste. Sur ce fond se détachent des îlots décolorés, de petites dimensions, les uns dépourvus de toute éruption, tandis que d’autres possèdent encore une petite zone lenticulaire, rouge brunâtre. Ça et là quelques groupes formés de 3 ou 4 éléments folliculaires, très atténués, cicatriciels, occupant le centre d’un îlot clair.
Le 12 avril. — Toute éruption a disparu, laissant une série de lunules hypopigmentées, assez nombreuses, Elles sont séparées les unes des autres par des intervalles de 5 à 6 millimètres, d’un jaune chamois clair, qui en se réunissant, dessinent un réseau délicat, assez régulier sur les faces latérales du cou,
plus estompé en avant.
Observation XII (personnelle)
Marie B .., 30 ans, entrele 1°" décembre 1903, salle Astruc n° 20, pour plaques muqueuses sur la vulve et les amygdales Chancre induré sur la petite lèvre droite, il y a deux mois.
Elle présente une roséole à tendance papuleuse, disséminée sur tout le corps, et en particulier surle cou, formée d’élé-
ments d’un rouge clair, la plupart assez larges et irrégulière-
ment arrondis.
Le 8 décembre. — On prend un calque de la partie postérieure du cou; aucune trace de syphilide pigmentaire à cette
époque.
Les jours suivants, l'éruption augmente d'intensité, un certain nombre d'éléments s'infiltrent, leurs bords deviennent saillants etse transforment en plaques papulo-squameuses de 6 à 7 millimètres de diamètre.
L’éruption reste longtemps stationnaire malgré le traitement, seules les macules rosées disséminées sur le dos et la poitrine, disparaissent le 20 janvier sans laisser de traces.
Le 10 février. — L'aspect du cou s’est modifié ; les plaques cutanées sont en pleine régression, leurs bords s’effacent et ne forment plus qu’un relief insignifiant, Jeur coloration a viré du rouge clair au rouge cuivre sombre, présentant son maximum d'intensité au centre, et s’atténuantinsensiblement vers la périphérie. Il n’y a pas encore de coloration pigmentaire nette, mais un aspect un peu brun du cou dans son ensemble,
Le 25 février les divers éléments se sont rétrécis, et ne sont plus représentés que par desilots bronzés, sans aucun relief du volume d’une lentille. à épiderme finement plissé. Ils sont entourés par une zone de légère décoloration de 2 millimètres de large dont la pâleur tranche sur le teint jaune blanc du cou.
Au niveau de la nuque, teint jaune chamois moins marqué que sur les parties latérales. Sur ce fond se dessinent des îlots. blancs, irréguliers de 6 à 7 millimètres de diamètre, présentant presque tous à leur centre de petites macules cuivrées dont les dimensions ne dépassent guère le volume d'une tête -d’épingle, Sur les côtés du cou même aspect mais beaucoup plus foncé, surtout vers la partie inférieure où existe une pigmentation brun crasse à peu près uniforme entourant des lunules blanches, peu nombreuses, lenticulaires. |
Dans la région sus-claviculaire 5 à 6macules de plus fortes
dimensions, trés irrégulières. Dans la région sous-maxillaire
pigmentation moins prononcée, dessinant d’étroites mailles entourant des îlots décolorés du volume d'une pièce de 50 centimes.
bCe 10 mars toute trace d'éruption a disparu, laissant un superbe collier de Vénus, dont lesanneaux blancs correspondent exactement ainsi que lc montre l’ancien calque aux divers élé-
ments qui composaient l’éruption.
Observation XIII (Personnelle).
Lucie V... 18 ans, couturière, blonde, entre le 14 mars 1904, salle Van Swieteu, n° 9, pour plaques muqueuses sur la vulveel les amygdales,
Elle a été soignée à Brocaen octobre 1903 pour blennorrhagie et chancre infectant situé au niveau de la fourchette. En
novembre 1903 roséole trèsintense disséminée sur tout le corps et en particulier sur le cou ; la malade a remarqué quelques temps après qu’elle avait de gros boutons rouges, absolument indolores, sur le dos, les bras et le cou.
À son entrée le 14 mars, elle présente sur la grande lèvre gauche, un noyau induré du volume d’une noisette, reste probable d’une bartholinite en voie de résolution et des plaques mudueuses dans la région clitoridienne. Induration manifeste au niveau de la fourchette, siège de l’accident initial, ganglions inguinaux énormes, roulant sousle doigt, légèrement douloureux à la pression.
Sur le cou il existe un collier de Vénus superbe formé de traînées brunâtres, surtout prononcées au niveau des parties latérales, et présentant 5 à 6 millimètres de large.
Elles s'enchevétrent, s’entrecroisent capricieusement et for-
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ment-dans leur ensemble un réseau fortement pigmenté, qui va se perdre insensiblement sur la partie supérieure du dos et de la poitrine.
Sur ce fond gris sale foncé, rendu plus net encore par le teint pâle de la malade qui est très blonde, se détachent des îlots ‘assez nombreux de dimensions très variables d’un blanc laiteux.
En avant, les mailles du réseau sont fines, délicates, plus claires et très irrégulières; elles entourent des zones achromiques de fortes dimensions, mais peu nombreuses, dont l’une située dans la région sus-sternale ressemble à une large tache de vitiligo.
Sur la face postérieure du cou, la pigmentation est moins marquée ; les mailles brunes y sont plus estompées, plus floues, et se terminent graduellement vers le milieu de l’espace interscapulaire.
La plupart de ces lunules blanches présentent encore à leur centre de petits éléments dont le volume varie d’une tête d’épingle à une petite lentille. Leur couleur rosée par endroits, varie ailleurs du rouge cuivre clair au bronzé; un certain nombre sont légèrement saillants et présentent l'aspect de syphilides folliculaires, surtout au niveau de la partie supérieure de la poitrine, D’autres sont lisses, maculeux, sans aucun relief, luisants, et lorsqu'on les examine à la loupe, il est facile de constater à leur niveau un fin plissé épidermique que l’on ne retrouve plus au niveau des régions pigmentées. |
Sous l'influence du traitement, la malade étant soumise aux injections d'huile grise, ces lésions s’atténuent, pâlissent, se rétrécissent, progressivement envahies par l’anneau périphérique d’un blanc éclatant qui s’élargit à leurs dépens. Le 2 avril, la
malade sort ; toute trace d’éruption a disparu. -
Observation XIV (Personnelle).
Maria B.., 22 ans, déformeuse, entre le 19 mars 1904, salle Astruc, n° 12, Elle a été soignée une première fois en janvier 1904 pour une syphilis datant de plusieurs mois.
Elle présentait à cette époque une roséole assez intense, à tendance papuleuse, irrégulièrement disséminée sur tout le corps.
La malade sort le 2 février pour revenir le 19 mars dans un état lamentable : gale phtyriase et vérole se sont donné rendez-vous pourcouvrir le corps d’une éruption polymorphe,impétigineuse par endroits, notamment sur le cuir chevelu. Aussi est-il fort difficile de faire la part respective à chacune de- ces diverses causes.
On nettoie la malade, et le 25 mars il est plus facile d’apprécier les caractères de l'éruption. Il existe sur tout le corps de
nombreux éléments revêtant, sur le dos et la poitrine, l’aspect
de syphilides folliculaires, Sur le cou, le dos et la région axil- - laire, il existe des éléments à bords saillants et squameux, entourés par des macules bronzées de roséole en voie de réso- Jution.
La région cervicale présente un aspect brunâtre surtout marqué au niveau des faces latérales, s’atténuant insensiblement vers la partie supérieure du dos et de la poitrine, Sur ce fond se détachent de nombreux éléments, d’un rouge chair musculaire, séparés les uns des autres par des intervalles de 6 à 8 millimètres.
On prend un calque de la région latérale droite du cou, sur
lequel on dessine l’éruption.
Le 10 avril.— Celle-ci commence à pâlir ; les divers éléments s’affaissent, perdent leurs squames et deviennent brunâtres. En même temps ils sont envahis par un anneau grisâtre qui se continue insensiblement avec le teint brun sale des régions voisines,
Le 22 he La zone de dépigmentation a fait de notables progrès ; elle occupe la presque totalité des éléments éruptifs, réduits à une simple macule bronzée, lenticulaire. Celle-ci diminue peu à peu, devient grisâtre puis rosée et finit par disparaître totalement le 30 avril,
La malade présente une belle syphilide pigmentaire dont les mailles larges de 6 à 8 millimètres entourent des îlots blancs qui occupent exactement la place des anciens élé-
ments,
Observation XV (Personnelle).
-Léontine H.., 22 ans, blanchisseuse, entre le 29 mars 1904, salle Astruc, n°3, pour une syphilis datant du mois de juillet 1903 Elle a été soignée à cette époque à Broca pour un chancre infectant de la petite lèvre gauche, une roséole papuleuse très intense, et des plaques sur les amygdales, Aucune syphilide pigmentaire à cette date.
À son entrée,le 29 mars, on constate de la blennorrhagie, des plaques muqueuses, et des restes rouge brun de son ancienne éruption, formant de petites taches, légèrement plissées, irrégulièrement disséminées sur tout le corps.
Sur le cou, nombreux éléments de roséole, très atténués, du volume d’une grosse lentille, plus ou moins arrondis. Ils sont
séparés les uns des autres par des intervalles de 10 à 15 milli-