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OgsservarTion XV. — Calques
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mètres ; quelques-uns sont beaucoup plus rapprochés et semblent vouloir se fusionner. A leur niveau, l’épiderme est finement plissé, et présente un léger degré d'infiltration, indiquant qu’il y à eulà, des lésions organisées assez intenses. Leur coloration brune au centre, s’atténue vers les bords qui s'estompent et deviennent d’un blanc rosé.
L’éruption est très atténuée sur la nuqueet la face antérieure du cou, où l'on ne rencontre que quelques macules peu appréciables. Sur la face latérale droite, une vingtaine de taches bronzées, à pourtour légèrement décoloré, disposées sans ordre, se détachent franchement sur le fond jaune chamois dela région rendu plus évident par le teint blanc pâle de la malade qui estblonde.
On dessine ces éléments à l’encre pour permettre d’en prendre un calque aussi exact que possible.
Sur le côté latéral gauche, teint jaune sale plus marqué, mais n’occupant que la partie inférieure de la région sur lequel se détachent dix à douze éléments, éloignés les uns des autres, à pourtour plus clair.
Le 16 avril. — L'’éruption a pâli ; les macules sont réduites au volume d’un petit pois, de couleur rosée ; tout autour zone de 1 à 2 millimètres, d'un blanc grisâtre, rendue plus apparente par l'aspect jaune foncé du cou qui s'est légèrement accentué,
Le 24 avril. — Toute trace d’éruption a disparu, laissant un collier incomplet, ouvert en avant, très net sur les faces latérales, s’atténuant en passant sur la face postérieure du cou où il cesse d'être distinct. L'ancien calque montre nettement que les
îlots blancs occupent la place des éléments de roséole.
Observation XVI (Personnelle).
Rose G..., 50 ans, journalière, entre le 13 août 1903, salle Astruc,n° 21,pour une syphilis dont le début a passé inaperçu. Elle à eu treize enfants nés vivants et à terme dont neuf sont morts en bas âge ; une quatorzième grossesse s'est {erminée à trois mois par un avortement.
Elle présentait à son entrée des plaques muqueuses sur les amygdales, ainsi qu'une roséole papuleuse disséminée sur tout le corps. Sur le cou, l’éruption était remarquable par le nombre et le volume de ses éléments. On soumet la malade aux injections d’huile grise.
Le 10 novembre 1903. — Nous voyons la malade pour la première fois ; il existe sur tout le corps de nombreuses taches brunes, la plupart assez volumineuses, reliquats de léruption antérieure.
Le cou est parsemé de nombreux éléments du volume d’une pièce de 20 à 50 centimes et plus. Leur centre estsaillant, lisse, d’un rouge sombre, tandis que les bords s’étalent, deviennent irréguliers, festonnés et se décolorent peu à peu. Certains ont des contours polycycliques et semblent formés par la superposition de plusieurs îlots arrondis, dont les parties communes se seraient fusionnées.
Ces éléments sont assez régulièrement disposés et séparés les uns des autres par des intervalles de 5 à 7 millimètres.
L’éruption surtout intense au niveau de la nuque s’atténue à mesure qu’elle gagne la face antérieure du cou. Aucune trace de syphilide pigmentaire à cette date.
Le 18 novembre. — Le centre des éléments présente encore
une légère saillie brunâtre qui se continue insensiblement avec une deuxième zone beaucoup plus claire représentant le pourtour des anciennes papules en voie de guérison.
Le 29 novembre. — Le cou prend dans son ensemble un. aspect un peu brun, rendu plus apparent par un anneau blanc rosé qui entoure les divers éléments. Ceux-ci diminuent de volume, envahis par la zone de dépigmentation qui s’accroît à leurs dépens.
Le 10 décembre. — La pigmentation du cou s'est accentuée ; sur-ce fond jaune sale se dessinent de nombreux îlots, de volume variable, présentant deux zones distinctes, Au centre, macule cuivrée de petite taille, finèment plissée, et tout autour anneau plus ou moins large dont la blancheur ressort vivement sur la pigmentation voisine.
L’anneau grandit peu à peu et finit par envahir la totalité des éléments qui disparaissent le 23 décembre, laissant un col-
lier de Vénus type.
Observation XVIII (Personnelle).
Berthe P..., 19 ans, couturière, entre le 1° mars 1904 salle Van Swieten, n° 24, pour blennorrhagie. Elle a été soignée une première fois à Broca en décembre 1903 pour une syphilis datant de 3 mois.
Elle présente de nombreuses plaques hypertrophiques sur la face interne des cuisses, la région péri-ariale et les grandes lèvres, ainsi qu’une roséole en voie de résolution, particulièrement intense sur le dos, la poitrine, les bras et les cuisses.
Au niveau du cou, nombreux éléments arrondis présentant
5 à6 millimètres de diamètre, de couleur rouge sombre, A l’aide
du verre bleu, on dessine à l'encre, les diverses macules pour les rendre plus appréciables et l’on prend un calque.
Les jours suivants, l’éruption s’efface de plus en plus, devient cuivrée au centre, tandis que la périphérie se décolore, devient grisifre, et se confond insensiblement avec la peau des régions voisines, Celle-ci présente déjà un aspect légèrement brun par endroits.
Le 18 mars. — La pigmentation du cou s'est accentuée: elle est d’un jaune sale bien différent du teint pâle de la malade.
Elle permet déjà de reconnaître, lorsqu'on examine attentive -
ment le cou à une certaine distance, une ébauche de réseau à mailles diffuses et irrégulières. Sur ce fond, ressortent neltement les macules de roséole la plupart composées de deux zones : l’une centrale jambonnée, présentant un léger plissé épidermique ; l’autre périphérique beaucoup plus pâle, lui formant une collerette d’un blanc grisâtre.
Le 26 mars. — L'atténuation des macules se complète progressivement ; leur pourtour se décolore de plus en plus, tranche plus vivement sur le fond jaune brun du cou, tandis que la partie centrale baisse en couleur et se rétrécit au fur et à mesure que la zone périphérique décolorée s’agrandit.
Le 12 avril. — Toute tracé d’éruption a disparu ; la malade présente un collier de Vénus type occupant toute la région cervicale ; il empiète légèrement sur la première pièce sternale où il se termine insensiblement.
On dessine à l’encre les lunules décolorées, et l’on remet le calque en place, au moyen des points de repère. Celui-ci montre la parfaite superposition des lésions : les taches blanches
occupent la place des macules rosées.
Observation XVIIL (Personnelle).
Angèle R..., 21 ans, couturière, entre le 18 mars 1904, salle
Van Swieten, n° T8, pour syphilis et blennorrhagie. Elle ignore la date de l'accident initial, qui à totalement passé inaperçu ; elle a seulement remarqué que ses cheveux et
ses sourcils tombaient en même temps qu'apparaissaient des taches rouges, sur la poitrine d’abord, pour s'étendre ensuite sur tout le corps et le cou.
Elle présente à son entrée, des plaques muqueuses vulvaires, ainsi qu'un superbe collier de Vénus. Il occupe en avant, toute la région comprise entre le maxillaire inférieur, et la région sterno-claviculaire, La pigmentation est surtout intense au niveau de la région sus-hyoïdienne où l’on remarque de larges mailles d’un brun crasse, s’entrecroisant irrégulièrement et entourant des macules leucodermiques de faibles dimensions.
Au fur et à mesure que l’on se rapproche du sternum, les mailles du réseau s’espacent, deviennent plus étroites et circonscrivent des zones blanches plus volumineuses, irrégulières, à bords festonnés.
Sur la région latérale gauche, teint foncé plus uniforme, plus massif, sur lequel se dessinent de petites lunules décolorées.
Sur la nuque, les mailles du réseau deviennent plus ténues, moins accentuées, et entourent des îlots clairs plus nombreux et assez larges, empiétant sur la partie supérieure de la région dorsale, Même aspect sur le côté latéral droit.
Ce qu'il y a surtout d'intéressant dans cette observation et qui confirme pleinement notre opinion c’est l’aspect particulier
de sa syphilide pigmentaire qui de prime abord pourrait être