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distinguer des troubles de la pigmentation qui surviennent primitivement et les troubles de la pigmentation qui surviennent au niveau ou à lasuite des macules ou des éruptions de léprome, de mème dans la vérole, il faut distinguer les troubles pigmentaires primitifs et ceux qui surviennent au niveau d’une éruption syphilitique ou à la suite de la disparition de celle-ci. »
- Poelchen en 1887 fait succéder les taches claires aux macules de roséole et insiste sur le rôle de la pigmentation normale du cou qui met en relief les îlots décolorés.
Bockhart (1887) en fait une étude histologique et constate une vascularite portant sur les artérioles et
les veinules du derme sous-papillaire.
De Maïeff en 1889 la considère comme une affection primitive dont le début est marqué par une pigmentation diffuse de la peau au niveau de la région cervicale,
Frattali, Erhman, Unna et Hjelman l’étudient surtout au point de vue histologique. Ces deux derniers trouvent la quantité de pigment diminuée au niveau des îlots blancs et signalent ences points des modifications de la peau analogues à celles que l’on observe
dans les cicatrices superficielles.
Saintin, 1894, en fait dans sa thèse une affection primitive et prétend au contraire en se basant sur lexamen de deux lambeaux de peau, que les taches blan-
ches sont en réalité plus pigmentées qu’à l'état normal.
= Ab
Semen, 1895, soutient la même théorie et conclut que la tache brune est la seule lésion pathologique.
Lewin in Annales de Dermatologie de 1896 dit que la leucodermie peut survenir dans les points sur lesquels il y avait auparavant des syphilides de la peau. Mais jusqu’à présent on n’a pas constaté qu'il y eût un rapport quelconque entre la leucodermie et une efflorescence syphilitique antérieure. Il considère la tache blanche comme étant la vraie lésion, mais il ne lui attribue pas de valeur certaine au point de vue diagnostique, parce qu’elle peut n'être précédée d'aucune autre lésion. :
M. Balzer, dans une discussion à la Société de Dermatologie en décembre 1899, soutient que les zones blanches sont consécutives à la régression des éléments papuleux ou roséoliques. Ce processus va parfois jusqu'à la rupture des fibres élastiques et leur donne un aspect vergeturoïde ; l’'hyperpigmentation périphérique résulterait d'une sorte de rejet du pigment à la périphé- 11e,
Pour M. Fournier la syphilide pigmentaire vraie est primitive et se développe sans jamais s’accompagner d'aucune tache congestive ni d'aucune papule. Le réseau pigmenté constitue toute la lésion et les îlots blancs ne paraissent plus clairs que la peau normale qu’en vertu de la loi du contraste des couleurs. C’est une affection primitive, une affection pigmentaire d'emblée qui nait pigmentaire comme elle doit le rester plus tard.
se. 1
sans roles
Barthélemy, Brocq et Audry sont du même avis. Danlos reconnait deux variétés de syphilide pigmentaire : l’une elassique primitive, dyschromique, pure, très fréquente, l’autre plus rare se distinguant de la première par son apparence atrophique et l’éruption qui la précède.
Hallopeau, 1900, reconnaît que la syphilide pigmentaire à pour origine la roséole ou de petites papules passant le plus souvent inaperçues. Il signale à l’appui de son assertion la présence de zones achromiques qu'il a souvent observées autour des papules et des macules colorées. De plus, il n’y a pas seulement achromie isolée, mais encore une hyperpigmentation périphérique. |
Petresco dans sa thèse de 1901 avance timidement qu'elle est le vestige d’une éruption avortée el partant secondaire au même titre que les pigmentations consécutives à une éruption constituée. Mais il ajoute aussitôt que si histologiquement et pathogéniquement on ne peut admettre une syphilide pigmentaire primitive, ce type garde néanmoins toute sa valeur clinique.
Barcat dans une thèse intéressante de 1901 en faitune affection secondaire ; il considère les îlots clairs
comme consécutifs à des éruptions antérieures qui
laissent souvent à leur centre une macule noirâtre,
laquelle disparaît à son tour.
Klein admet aussi dans sa thèse de 1903 que les éléments papuleux peuvent laisser à leur suite des taches blanches, mais il exclut la roséole qui, dit-il,