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disparaît ordinairement par résorption simple sans altération de l’épiderme ni du derme.
Hulleu, dans une communication intéressante parue dans les Annales de Dermatologie(octobre 1903) publie un certain nombre de cas où il a assisté jour par jour à l'installation de la syphilide pigmentaire. Il en conelut que le plus souvent sinon toujours, elle se produit en des régions auparavant atteintes de syphilides secondaires rouges ou de roséole. D’après lui la roséole da cou estbien plus fréquente que ne l’indiquent en général les auteurs ; mais elle est si fugace parfois, qu’elle reste inaperçue pour des yeux non prévenus.
Ainsi donc, depuis 1853, date d'apparition de la syphilide pigmentaire, la plupart des dermatologistes se sont occupés de la question dans leurs ouvrages, publications ou communications.
Les avis étaient tout d’abord très partagés ; tandis que Hardy en faisait une manifestation nettement spécifique, Bazin et Rollet de Lyonn’y voyaientqu’une simple coïncidence de la vérole, opinion également soutenue par Kaposi, Fox'et Taylor.
Les idées ne tardent pas à évoluer ; à mesure que la question est plus étudiée et partant mieux connue, les auteurs tombent rapidement d'accord sur sa véritable nature. Il y a plus qu’une simple coïncidence, il s’agit d'une véritable manifestation spécifique que M. Fournier appelle si justement : « la signature de la vérole sur le cou du malade. »
Mais l'accord est loin d’être encore parfait ; de nou-
A as
velles et interminables discussions surgissent au sujet
des causes occasionnelles, de la morphologie et du mode d'apparition de la lésion.
Un certain nombre de questions fort importantes restaient en effet à résoudre: Et d’abord le réseau pigmenté entoure-t il des îlots de peau normalement
colorée, ou bien ces îlots présentent-ils une réelle
-achromie ?
La première de ces opinions eut cours surtout en France, où actuellement encore elle prédomine, tandis qu'en Allemagne la deuxième devenait prépondérante depuis les travaux de Neuman.
Autre question : les îlots clairs représentent-ils toute la lésion, opinion soutenue par les partisans de la leucodermie, ou bien faut-il admettre avec Finger et Hallopeau qu'il existe autour des ilots décolorés un réseau hyperpigmenté. En un mot y a-t-il achromie isolée, hyperchromie-isolée ou juxtaposition des deux phénomènes, dyschromie double ?
Nouvelle question non moins controversée : la syphilide pigmentaire débute-t-elle par une coloration brune au milieu de laquelle se forment ensuite des lacunes blanches, (de Maïeff, Saintin, Doyon, Unna) ou bien la disposition en réseau est-elle primitive ? (Fournier). |
Enfin, dernière difficulté à résoudre, le collier de Vénus apparaît-il d'emblée, ou bien est-il précédé d'un exanthème ?
L'accord n’est pas encore fait sur cette dernière ques-
op
tion et les auteurs se divisent en deux camps opposés. En Allemagne on considère le collier de Vénus comme étant le vestige d’une hyperhémie passagère ayant constitué le fond d’une efflorescence maculeuse ou papuleuse antérieure, dont les éléments laissent subsister la vraie lésion, c’est-à-dire les taches blanches.
Tel est l’avis de Neisser, Riehl, Lesser, Haslund et aussi de Finger, bien que ce dernier admette quelques exceptions à cette règle,
En France l'opinion inverse soutenue par MM. Fournier, Barthélemy, Brocq et Audry, a longtemps prévalu. Ces auteurs considèrent la syphilide pigmentaire vraie, comme une affection primitive, survenant spontanément sans avoir jamais été précédée par un exanthème quelconque.
Nous devons ajouter qu’à l'heure actuelle la théorie française semble perdre du terrain. M. Hallopeau dans un article de 1900, M. Balzer et son élève Bareat dans sa thèse, M. Thibierge et son élève Hulleu dans une communication à la Société de Dermatologie, l'abandonnent manifestement.
Quelques auteurs, en particulier Danlos, de Fisson et Taylor en Amérique gardent un juste milieu et admettent deux variétés de syphilide pigmentaire : l’une classique, primitive, très fréquente, l’autre plus rare se distinguant de la première par son apparence atrophique et l’éruption antérieure.
Telles sont les diverses théories, et nous voyons
syphilide à rentaire ie cou. RE nous en entreprenons ÉÉaLeE,
avec nos SRE HAN te nous permettrait
2% d'en ‘confirmer une avec tout ce qu’elle a de bien