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jamais vu jusqu’à ce jour que des insuccès dans les
cas de ce genre et des insuccès absolus. » Cependant certains auteurs publient quelques succès : Theobald (1) (Baltimore) améliore par le mercure associé à l’'ammoniaque. Mais A. Stiel (1) n’a rien obtenu
avec l’onguent gris, l’iodure de potassium et Îla
pilocarpine. Monain (1), sans donner de résultats, préconise la pilocarpine surtout, dans les formes. récentes. Pour la syphilis acquise, Baratoux a des succès variables avec le mercure, l’iodure de potassium et la pilocarpine en injection. C’est avec la piiocarpine que Webster et Ricardo Botey ont eu des améliorations. Si le pronostic n’est pas trop défavorable pour Habermann et pour Ileermann, pour bien, d’autres comme Schwartze, Politzer, il est nettement défavorable malgré l'association des médicaments susmentionnés.
Ainsi, si la clinique a fait quelques progrès, la thérapeutique paraît bien peu efficace. Et c’est sans doule parce que les interprétations pathogéniques et anatomo-pathologiques sont encore bien vagtes à celte première période de recherches scientifiques.
Et cependant Baratoux (1) et Moos (1) s’attachent à découvrir l'anatomie pathologique de ces diverses lésions syphilitiques. Baratoux observe de l’artérite oblitérante des vaisseaux du labyrinthe. Moos aremarqué l’épaississement du périoste vestibulaire ainsi que l’infiltration cellulaire du labyrinthe osseux et membraneuxalors quele nerf auditif estintact. Ce mmêmeau-
teur avec Steinbruggeonttrouvé'une ostéileraréfiante delos temporal etde la capsule labyrinthique associée à des lésions du ganglion spiral. Ils ajoutent de plus ‘que l'oreille moyenne n'est pas intacte car le tym-
pan est épaissi, l’étrier est anky losé et on peut trou-
ver aussi de l'otite suppurée bilatérale, ÉQHEE G) d’autre part a vu l’atrophie du ganglion spiral. Baratoux (2) écrit un peu plus tard que des autopsies de syphilis héréditaire de l'oreille interne lui permettent de décrire des lésions- profondes survenues primitivement ou consécutivement à à une altératior de l'oreille moyenne. Quand l'oreille interne
-est seule en cause, il s’agit bien souvent de prolifé-
ration cellulaire destuniques vasculaires des vaisseaux de l’angle spiral et de ceux de la lame spirale avec, par suite, oblitération du canal et souvent rupture
vasculaire avec hémorragie.Ces constatations cadrent avec celles des auteurs qui ont trouvé des altérations syphilitiques analogues des vaisseaux et des hémorra-
gies dans les divers tissus de l’organisme.
Cette infiltration inflammatoire assez dense de toutes les parties molles du labyrinthe avec forte hypérémie, avec ou sans endardérite des vaisseaux du limaçon est en général admise par les auteurs à cette époque, qu'ils y ajoutent ou non la périostite, l’épaississement de la coque osseuse. Quant à « l’altération du nerf auditif, soit sur son trajet, soit à sa terminaison » comme Hutchinson (1) l'avait écrit, la plupart des auteurs n’en croient pas l'existence, du moins dans la syphilis congénitale. Ils pensent
A.Soulas 2
la base. C’est dans ces cas qu'il y aurait céphalée, vertige, paralysies associées du VIL ou du VI. Charazac (1) pense que lorsque l'otite interne est isolée, | tantôt le nerf auditif est atteint, tantôt les troubles sont produits par des lésions osseuses ou conges- + 08 tives des paroïs labyrinthiques. Bræœckaert ne définit pas la nature anatomique de la lésion héréditaire mais se contente de rappeler les observations de Moos, Politzer et Baratoux. DEN € Les auteurs signalent déjà la diminution de la / conduction osseuse et certains même comme Baratoux (3), Félix (1), ont observé l'abolition HR de cette conduction osseuse one que le diapason est entendu par l'air.
C’est alors que de grandes découvertes viènnent donner de plus grands espoirs dans le domaine de la séméiologie auditive, de l’anatomie pathologique et de la thérapeutique labyrinthique.
Signalée par Haller (r), découverte par Cotugno (x) en 1764, la ponction lombaire, dont Magendie avait compris l'importance physiologique, est appliquée à la clinique en 1890 par Quincke (1) qui en démontre déjà l’innocuité.
Dès lors, avec les travaux de Charles Richet en 1897, de Widal, Sicard (1), Ravaut, Milian (1) Tuffier, Babinski (1), Marie et Guillain (1), etc. la ponc-
bien en effet que la VIH: paire peut être atteinte par des tumeurs gommeuses ou osseuses qui la compriment dans le conduit auditif interne et dans son trajet jusqu’au buibe, de même par des tumeurs de
tion lombaire devient une arme très importante,
Après avoir étudié les caractères du liquide céphalo-rachidien, on recherche les résultats de la ponction lombaire et on y trouve des moyens efficaces de diagnostic et de thérapeutique.
Par ailleurs, l’examen des réactions humorales de l’organisme apporte un concours précieux pour faire un diagnostic de syphilis et pour en dépister l’activité. |
De plus, l'examen fonctionnel de l’organe auditif
s'enrichit de méthodes plus précises, à la fois qualitatives el quantitatives. On localise mieux les lésions et on recherche les plus légères atteintes.
C'est durant cette phase de 1894 à 1909 que de grands noms donnent le résultat de leurs expériences en otologie. Gradenigo (2) montre qu'à côté de la surdité bien connue hérédo-syphilitique, il en existe une autre atténuée, progressive, qui ne s’accompagne pas de stigmates bien nets, mais de seuls petits signes larvés ; et cette forme atténuce peut se montrer assez tard, de 20 à 30 ans; «le diagnostic est fondé alors sur un ensemble de symptômes dont quelques-uns donnent parfois la certitude et parfois seulement la probabilité ». Parmi les stigmates, le plus fréquent est la kératite interstitielle ; et Browner insiste sur la fréquence de cette kératite en faisant observer que sa disparition au cours de l'affection auriculaire aggrave le pronostic.
Hennebert (1) en 1897, fait remarquer que l'étude de la syphilis de l'oreille interne est entourée d’obs-
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