‹ Contribution à l'étude de La syphilis héréditaire précoceChapitre 10 sur 37 · COUR · texte numérisé non relu

COUR

Dans le second cas, l’enfant ne présente aucune manifesta tion syphilitique. Malheureusement, cette modalité est excessivement rare et ne s’observe guère que dans des syphilis très bénignes et de dates très anciennes. Si la syphilis maternelle n’est pas traitée, il est exceptionnel que l'enfant puisse naïtre sain. C’est la règle, au contraire, dans les cas de syphilis traitée méthodiquement.

B.— La mère a contracté la syphilis au cours de la grossesse

Lorsque la mère contracte la syphilis pendant la grossesse, le produit de la coaception est également exposé à s'infecter. Mais sur ce point les auteurs font des restrictions importantes.

Bertin avait déjà remarqué que les femmes qui contractaient la syphilis à une époque avancée de leur grossesse, meltaient souvent au monde des enfants absolument sains,

Si la femme contracte la syphilis après le septième mois, Alberthiny pense que l'enfant ne sera pas contaminé.

Pour Cuilerier, l'infection peut se produire à lous les âges de la vie fœtale.

Prieur admet qu'après le septième mois l’enfant échappe à coup sûr à l'infection: « On n'a pas d'exemple de syphilis héréditaire, chez un nouveau-né, dit:il, lorsque la mère avait été infectée dans les deux derniers mois de la grossesse ».

Donc, en résumé, si la femme est contaminée dans les deux ou trois derniers mois de la grossesse, l’enfant peut naître sain et ne présenter que tardivement des accidents de nature syphihtique, ou bien dans la grande majorité des cas, l'enfant reste même absolument indemne.

SRE - Une mère saine, qui allaite son enfant eriblé d'accidents syphilitiques des plus contagieux .de par son père, reste indemne à la contagion. Gette immunité de la mère vis-à-vis de son enfant syphilitique de par sou père est tellement démontrée que Baumès l’a élevée jusqu’à la dignité d’une loi pathologique, que voici :

« Une mère ne reçoit jamais la syphilis de son enfant, même affecté des lésions contagieuses, alors que cet enfant lient héréditairement la syphilis de son père »,ou plus simplement : «un enfant procréé syphilitique par un père syphilitique ne contagionne jamais sa mère ». (Fournier).

Cette loi est connue le plus souvent sous le nom de Loi de Golles. Mais c'est à Baumès, chirurgien en chef de l’Antiquaille de Lyon, à qui revient l'honneur de lavoir Je premier formulée. C'est donc sous le nom de Baumès que nousla comprenons.

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