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— sous OF — 9.5 — — OB — 8 —
ne
Le diamètre sous MB mesure 7.5 centimètres.
— DIE — 720 — — Erroee 0 00 — Maximum : 12 centimètres.
Le poids du placenta, de coloration normale, mesurant 13 centimètres sur 14, est de 300 grammes.
Les suites de couches ont été absolument normales pour la mère. Mais l'enfant, qui ne présentait rien comme syphilis à la naissance, présente, deux jours plus tard, sur diverses parties du corps, une éruption de papules annoncées par des macules grisâtres, qui mettent deux jours à se soulever. Ces macules prennent alors une teinte blanchâtre, atteignant la dimension d’une pièce de 20 centimes et se remplissent d'un liquide jaune trouble. Il en apparaît ainsi plusieurs ; d'abord aux fesses, puis au niveau de la région trochantérienne, sur les petits membres, et en particulier aux pieds, sur les deux faces, sur les pavillons des oreilles ; elles paraissent être symétriques. On en compte ainsi une vingtaine En deux jours, ces papules crèvent, laissant à leur place une tache rouge à liseré bleuté. Au cinquième jour on note une plaque muqueuse à l'anus. Dès l’apparition des premières taches, l'enfant mise en couveuse est soumise aux frictions d'onguent napolitain. On lui donne une goutte de liqueur de Van Swieten. Le onzième jour, l'enfant pesait 1950 gr. et malgré les avertissements, la mère, qui l’allaitait, voulut sortir. Cet enfant a ainsi échappé à notre surveillance.
Le plus souvent, c'est dans les deux premières semaines qu'éclatent les accidents de la syphilis héréditaire précoce. Diday, Rollet, de Mérie, Roger et autres ont démontré que les accident ; diathésiques n'apparaissent que très rarement avant le quinzième jour, plus rarement encore après le troisième mois. Dans le plus grand nombre des cas, ils se montrent du vingtième au quarante-deuxième jour.
Cette hérédité se montre généralement avec une brusquerie remarquable. Elle entraine si rapidement la cachexie et la dénu-
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trition, qu'elle à fait dire à Doublet que « ces enfants présen-
tent la miniature de la décrépitude ». Cet état de ces syphiliques innocents est dû aux allérations des téguments et du masque facial, qui les fait ressembler à «de petits vieux » (Parrot).
Certains auteurs, frappés de ce rapide affaiblissement de la nutrition, ont fait le type de l'hérédo-syphilis toutes les fois qu'un enfant présente un état cachectique très avancé, avec le masque facial que nous allons décrireen quelques mots.
C'est surtout à la face que siègent les principales altérations, et un médecin instruit par une longue expérience, diagnostiquera presque à coup sûr la syphilis, à la seule vue du visage de l’enfant. Il a une coloration qu'il est difficile de définir. La peau est ratatinée, ridée. « Sa coloration, dit Trousseau, disparaît et est remplacée par une teinte bistrée, qui ressemble à celle des asiatiques. Elleest jaune café au lait,comme sielle avait été exposée à la fumée ; c'est une coloration empyreumatique, semblable à celle qui existe aux doigts des personnes qui ont l'habitude de fumer la cigarette. On dirait qu'une couche de matière colorante a été déposée là inégalement »…
Cette teinte spéciale, difficile à définir, n’est ni de la pâleur ni de l'ictère, ni le jaune-paille des autres cachexies ; elle est beaucoup moins foncée, mais presque du même ton que le masque de la grossesse. On nela retrouve dans aucune des maladies de l'enfance, et « quand elle est bien marquée, elle vaut les meilleurs symptômes » (de Poiney).
Les yeux sont excavés dans l'orbite, l'enfant présente un amaigrissement des plus marqués et ressemble à un petit vieillard. Cet aspect doit être connu, car très souvent il suffit à lui seul pour faire soupçonner l'infection; toutefois, 1l ne faut pas oublier que cet aspect se rencontre dans la plupart des cache- : xies infantiles.
L'enfant peut présenter aussi Lout à fait l'aspect simiesque, surtout quand une pigmentation brunâtre lui forme autour des orifices orbieulaires de véritables anneaux. Cette pigmentation existe également à la bouche, sur le menton, au front, etc. La peau des joues est aussi quelquefois « craquelée, rappelant ainsi l'aspect de certaines poteries émaillées, mal cuites ».
Dans quelques cas, les cheveux sont rares, les sourcils et les cils sont tombés, les ongles peu développés.
À moins d’un traitement méthodique et énergique, les vomissements et la diarrhée viennent s'ajouter aux autres symptômes de la syphilis héréditaire, et le petit malade ne tarde pas à succomber.
Nous ne voulons pas quitter ce chapitre de description générale de la syphilis héréditaire précoce, sans signaler un aceident, qui, quoique rare, par sa gravité et sa brusquerie, mérite d'attirer l'attention de l’accoucheur ou du clinicien. Nous voulons parler de cet état hémophilique créé par la syphilis, et qui se traduit par les phnomènes suivants : céphalématome, hémorragie du cordon, mélœna, hématémèse, etc.
Grâce à l'amabilité de M. le docteur Reynès, chef de chnique d’accouchements et de gynécologie, qui nous a permis de publier une observation lrès intéressante de son travail sur le céphalématome, nous nous dispensons de toute description détaillée de cet état particulier du nouveau-né, qui entraine presque fatalement la mort dans les premiers jours de la vie extra-utérine.
L'hémorragie du cordon et de l'intestin chez un enfant issu de parents syphiliiques, sont des faits cliniques bien observés et dus très probablement à des lésions vasculaires. Ne Savons-nous pas, par les faits de Barlow, de Chiari, de Bury, de Moncy, que les artériles hérédo-syphilitiques sont dans le
nombre des vérités acquises? Une hémorragie dans ces conditions,sera,nous semble-t-il, logique à admettre.fl n'en est pas de même du céphalématome. Sous l'influence de l'éducation de nos maîtres de Montpellier, qui nous ont appris à voir le traumatisme comme cause directe du céphalématome, il nous est plus difficile d'expliquer l'origine syphilitique de ce dernier. Cependant, devant le travail si concluant de M. le docteur Reynès, nous croyons avec lui « que l’on peut trouver la cause de ces épanchements sanguins, soit dans la syphilis, soit dans l'alcoolisme ».
Cet état hémophilique constitue ce qu'on à appelé la syphilis hémorragique des nouveau-nés, affection fatalement mortelle. Cette syphilis hémorragique est présentée par des altérations vasculaires, tenant sous leur dépendance des épanchements sanguins dans les divers parenchymes et principalement dans le tissu cellulaire. Les enfants présentant cet accident hémorragique meurent au bout de quelques jours avec des symptômes d’adynamie cardiaque, de la cyanose, de l’anasarque, de l’ædème des extrémités et, dans quelques cas, de l’ascite. Les hémorragies cutanées que présentent ces malades offrent généralement le type pétéchial où sont quelquefois bien plus étendues.
OBsERvATION II
Due à l'obligeance de M. le docteur Reynès, chef de clinique d’accouchements et gynécologie et publiée dans le Nouveau Montpellier Médical, dans un travail sur le Céphalématome.
E. H., âgée de 21 ans, couturière, entre à la clinique Tarnier, service de M. le professeur Budin, le 12 avril 1899.
Antécédents héréditaires. — Père mort à 40 ans, de congestion pulmonaire. Mère et un frère bien portants. Rien de spécial dans
la famille.
Antécédents personnels. — À marché à un an ; fièvre typhoïde à deux ans ; petites maladies dans l'enfance :à sept ans, bronchite ; à dix-sept ans, fluxion de poitrine ; à dix-neuf ans, syphilis dont on observe successivement le chancre, la roséole et une éclosion d'abondantes plaques muqueuses dans la bouche. Dès le début, le traitement mercuriel est institué d’une manière intensive : pilules de protoïodure de mercure, sirop de Gibert, iodure à haute dose ; on fait quatre à cinq injections sous-cutanées de calomel Sous l'influence de ce traitement, il se déclare une très forte gingivite, qu'on est obligé de traiter (opération aux dents). Le traitement est continué depuis cette époque.
L'instauration menstruelle eut lieu à 11 ans, sans complications. Depuis lors, les règles sont normales comme quantité et coloration. Leur durée est de cinq à six jours, tous les vingt-huit jours environ.
Il n'y a jamais eu de grossesse avant celle qui nous occupe, et qui paraît être actuellement en cours de son neuvième mois.
Grossesse actuelle. — Les dernières règles ont eu lieu du 30 juillet au 5 août 1898, et les rapports sexuels du 10 au 14 août.
Au début de la grossesse, bouffées de chaleur, vomissements matutinaux pendant les quatre premiers mois. Pas de céphalées, pas de vertiges, pas de trouble de la vue, pas d'œdème aux membres inférieurs. Les urines ont été toujours normales.
A l'examen général : cœur, poumons, squelette normaux.
Pas de varices. Bassin absolument normal.
Le 6 mai à 10 heures du matin, premières douleurs. Entrée à la salle de travail le 6 à 10 heures 15 du soir.
Douleurs régulières toutes les 10 minutes. — Palper facile ; tête très engagée, occiputà droite en arrière, front à gauche en avant ; dos à droite el en arrière, pelits membres à gauche et en avant.
Auscullation : bruits du cœur à droite, bons, battant 132 pulsations par minute.
Toucher : col complètement effacé, dilatation de 1 centimètre.
Diagnostic ferme ; OIDP engagée, enfant vivant.
Le 7 mai à une heure du matin, rupture naturelle des membranes. Liquide amniotique normal comme coloration et quantité ; dilatation 7 centimètres,
Tête un peu défléchie en transverse.
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À I'heure el demie, dilatation complète, lambda à droite et en avant, bregma encore accessible à gauche en arrière. — Bruits du cœur fœtal bons.
À 2 heures 5, dégagement en OP, rotation externe à droite ; un circulaire du cordon, que nous faisons passer par-dessus la tête.
Périnée intact ; utérus bien revenu, à deux centimètres au-dessous de l'ombilic.
Délivrance à 2 heures 35 ; le placenta est dans le vagin. Délivrance naturelle, les membranes sont très adhérentes, on attend 20 minutes pour terminer, puis on tord le placenta.
Malgré ces précautions, les membranes très adhérentes sont en partie déchirées.
Le placenta pèse 490 grammes. Le cordon mesure 65 centimètres.
L'enfant, un garçon, pèse 3.230 grammes, mesure 50 centimètres de longueur.
Diamètres : OM, 12,9 ; OF, 14,4: SOB, 9,3 ; BT, 8,4.
Tête très peu déformée par l'accouchement ; elle est presque ronde comme dans les présentations du siège.
Nous examinons l'enfant avec Mademoiselle Hanicot, sage-femme en chef de la clinique ; il paraît-bien portant et ne présente rien de particulier du côté de la spécificité.
Suites : Le 8, l'enfant présente sur le pariétal droit un volumineux épanchement sanguin ; pas de chaleur, pas de rougeur, pas de douleur, coloration légèrement bleutée par transparence. La tumeur est irréductible, molle, fluctuante, elle ne garde pas l'empreinte du doigt, par lequel elle se laisse déprimer.
Céphalématome. Pas de traitement.
Le 11, M. le professeur Budin nous signale une légère hémorragie du cordon chez cet enfant. Il institue le traitement antisyphilitique : frictions mercurielles.
L'enfant est mis en couveuse, on lui donne de l'oxygène. Comme il refuse le sein, qu'il n’a pris que deux fois, on le fait boire à la cuiller.
Malgré cela, l'enfant, que nous allions voir tous les jours deux fois, dépérit et perd de son poids.
Le 14, première hémorragie intestinale ; les langes de l'enfant sont noirâtres ; en nous les présentant M. le professeur Budin