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rison. Tantôt les surfaces érythémateuses mises à nu se recouvrent lentement de nouvelles squames ; tantôt, au contraire, en particulier aux fesses, aux cuisses et aux jambes, ces surfaces peuvent être le siège d’une desquamation nouvelle incessante qui peut durer ainsi pendant plusieurs semaines. On ne voit jamais ni sécrétion, ni suintement ; le linge n'est jamais taché. C'est la syphilide squameuse de Madier-Champvermeil.
Ces éruptions persistent pendant plusieurs semaines et coïncident en général avec d’autres accidents spécifiques et s'observent surtout chez les enfants forts et vigoureux.
3° Syphilide papulo-érosive de Fournier. — Les syphilides présentent de véritables plaques muqueuses de la peau saillantes, de la largeur d'une lentille ; elles ont une coloration caractéristique, qui rappelle celle de l’épiderme macéré.
Les syphilides papulo-érosives de Fournier siègent surtout dans les régions où s'adossent deux replis cutanés et où l’humidité est permanente. Cette double condition se retrouve dans l’espace interfessier, les aisselles, les plis génito-crural, l’ombilie, espaces interdigitaux où celte éruption est la plus fréquente.
Limitées par un contour arrondi, rarement irrégulier, ces éruptions présentent une coloration très caractéristique, que donne à l'épiderme l'application prolongée d'un cataplasme qui l'aurait macéré (Diday). Cet aspect particulier est générale-” ment plus prononcé au centre que sur les bords. De petites érosions superficielles, peuvent se produire sur la surface de ces éruptions qui laissent échapper un liquide séreux, d'une odeur sui generis. Ces syphilides ont été étudiées par Parrot sous le nom de syphilides papuleuses. Jacquet les nie et en fait des syphilides post-érosives.
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” 4° Suphilides en plaques, de Parrot. — C'est une éruption constituée par de larges papules, d’où le nom de syphilide papuleuse, que Parrot regardait comme fréquentes et dont la spécificité est niée par M. Jacquet, qui en fait des syphilides post-érosives.
Elle est présentée par des plaques circulaires d'un centimètre et même plus de diamètre, d'un rouge sombre. Cette coloration peut varier d'après le sujet et le lieu d'élection de ces syphilides. Les couleurs jaune, grise et violacée ne sont pas trop rares. Ces papules ont une surface plane ou déprimée à leur centre et entourée d'un bourrelet périphérique. Une légère cuticule ou des petites écailles furfuracées recouvrent ces surfaces entourées d’une collerette épidermique.
Cette éruption se produit très rapidement, mais pas en même temps, sur toutes les régions du corps. Elle est plus abondante et plus précoce sur les membres inférieurs, où elle alteint le sammum de son développement, et en particulier aux cuisses et aux genoux. Elle affecte exceptionnellement la face. Sur le menton, cette éruption est souvent confluente, offre une teinte abricot et ne présente pas de saillie. Elle est au contraire saillante et discrète sur les organes génitaux et en particulier sur le scrotum. Après la résolution de ces syphilides, elles laissent à la suite une macule, qu'on pourrait facilement confondre avec celle de la syphilide maculeuse.
5° Syphilide érithémato-papuleuse polymorphe de Jacquet. «Macules simples, macules squameuses, papules avec ou sans collerette, maculo-bulles et papulo-bulles, tels sont les éléments constituants de la syphilide que je propose de désigner sous le nom d'érythémato-papuleuse polymorphe, et que je crois être de toutes la plus fréquente » (Gazette des Hôpitaux, 1889, p. 523).