L'enfant meurt à 9 heures du soir
3° PLAQUES MUQUEUSES. — D'après Caillant, les plaques muqueuses sont des lésions qui se montrent très fréquemment. Elles se montrent à la bouche, aux lèvres, à l'anus, plus rarement à la vulve chez les petites filles, au pharynx (Trousseau).
Les plaquesmuqueuses dela bouche sont loin d'avoirla même importance diagnostique que celles des lèvres et du nez. D'après Sevestre, elles sont très rares chez les nouveau-nés, et cela parce que la muqueuse buccale n'est pas irritée chez ces malades par l'alimentation. Donc il faut savoir que ces ulcérations de la muqueuse buccale si fréquentes chez les enfants ne sont pas toujours d'origine syplilitique. Ce sont les ulcérations athrepsiques de Parrot qui sont très communes et qui sont prises très souvent pour des plaques muqueuses.
Les allérations athrepsiques s’observent en particulier sur le frein de la lèvre inférieure et sur celui de la langue. Elles ne sont pas rares sur le voile du palais, où elles se présentent sous forme d'ulcérations arrondies d’un centimètre de diamètre, situées symétriquement sur les parties latérales de la voûte palatine, au niveau de la saillie que forment dans ces
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points les apophyses ptérygoïdes, d'où le nom de plaques ptérygoidiennes de Parrot. Mauriac croit « qu'en pratique on fera bien de tenir pour suspectes toutes ces lésions sauf les plaques athrepsiques ptérygoïdiennes. » (1)
Les plaques muqueuses cutanées consistent en ulcérations plus où moins régulières développées dans les sillons sous-nasal et naso-labial, mentonnier, etc. Ces plaques se couvrent souvent de croûtes d’un jaune verdâtre. Quelquefois ces croûtes s’accumulent en certains points en masses si volumineuses que la face est complètement déformée. La face et la région ano-génitale sont les lieux de prédilection pour ces accidents. Cependant on les rencontre au cou, dans les aisselles, dans les plis génitocruraux, à l'ombilic, ete. Les plaques auriculaires siègent à l'extrémité supérieure du pavillon de l’oreille et s'accompagnent d'otorrhée et de plaques muqueuses des conduits.
4° ACCIDENTS LARYNGÉS. — Provoquent la raucité de la voix, souvent aussi son extinction. Chez quelques malades ces accidents provoquent une vive dyspnée; il se produit des accès de suffocation interne simulant la laryngite stridileuse et pouvant, d’après Sevestre, entrainer rapidement la mort par asphyxie ou syncope.
(4) Mauriac. — Syphilis tertiaire et syphilis héréditaire. Paris, 1890, p. 1123.