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Dupérié (Bordeaux) nous apprend que « depuis la guerre les types cliniques se sont modifiés : aux pseudo-paralysies, aux éruptions généralisées de syphilides, ont fait place des troubles nerveux (hydrocéphalie, microcéphalie, convulsions, paralysies), viscéraux (hépato-splénomégalies), vasculaires (syndrome de Raynaud), sanguins (anémie pseudo-leucémique). Ces syphilis « camouflées », survenant chez des enfants de un à deux ans, sont pour lui peut-être en rapport avec un traitement de l'infection maternelle plus prolongé et plus intense. »
Haushalter a l'impression d’une plus grande rareté relative — par rapport à autrefois — des formes avec lésions cutanées et muqueuses, et d’une fréquence relative plus grande des formes avec dystrophie, anémie, troubles digestifs, localisations sur le système nerveux, association de rachitisme et d’hérédosyphilis.
Lereboullet s'appuie, pour le diagnostic, sur un ensemble de signes. La présence d’un rachitisme précoce, avec ou sans craniotabès, a pour lui une particulière importance, ainsi que l’hypertrophie splénique. £
Marfan, devant des signes peu nets d’hérédo-syphilis, la considère comme très probable quand il trouve réunis plusieurs signes à étiologie mal définie, surtout quand les antécédents viennent apporter une bonne confirmation à l'appui.
Merklen, en l’absence de tout signe objectif, recherche la spécificité chez certains petits anémiques, divers enfants peu résistants, chétifs ou mal développés.
En ces dernières années le professeur Moussous a vu beaucoup de cas de maladies de Parrot « I y a, nous dit-il, des cas très embarrassants, lorsqu'on ne constate par exemple que de la débilité congénitale et des troubles digestifs sans hypertrophie de la rate et du fote. » «
Méry a constaté de nombreux cas de syphilis latente, se traduisant par la simple recherche de la réaction de Wassermann ou par des troubles généraux de la croissance; ce qui paraît tenir à ce que les syphilis des parents sont mieux dépistées et soignées.
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Mouriquand fait remarquer combien l’hérédo-syphilis est fréquente chez les nourrissons atteints d’hypertrophie thymique, de splénomégalie, d’hépatomégalie, de convulsions, de vomissements prolongés et inexpliqués, d’athrepsie, de déchéances nutritives de cause obscure. |
Notre maître, le docteur Rocaz, a été frappé de la fréquence relative de l’hypotrophie liée à une syphilis tout à fait latente chez des nourrissons, suivis de très près, comme ceux de son service de la Maison maternelle de Cholet, dont l’état se modifiait rapidement par le traitement spécifique.
Pour Weill et Gardère, l’hérédo-syphilis affecte fréquemment une symptomatologie fruste, ou peut, même, demeurer latente pendant une période plus ou moins longue après la naissance. « L'arrêt de croissance au cours des premiers mois, la débilité congénitale, l’hypotrophie et l’atrophie infantiles relèvent très souvent de l’hérédo-syphilis, et doivent la faire soupçonner même en l’absence de tout autre stigmate de spécificité. Il en est de même du crâne natiforme, de la spléno-hépatomégalie, de certains troubles digestifs, des méningites à évolution aiguë avec réaction lymphocytaire simulant la méningite tuberculeuse, et où le traitement mercuriel donne les meilleurs résultats. »
Nous voyons donc que la syphilis évidente du nourrisson ne se rencontre pas si souvent que les livres classiques le laissent entendre.
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FREQUENCE DE LA SYPHILIS « LARVEE »