RAT
un traumatisme sont toujours du stade de l’infection auquel est parvenu le malade.
Les manifestations cutanées sont désignées, dans la majorité des cas, par des termes analogues : ce sont surtout des « ulcérations syphilitiques >» ou des « gommes ulcérées », très rarement des syphilides tuberculeuses ou tuberculo-squameuses. Notons également l’apparition de larges placards de dermite pigmentée el purpurique, dépassant largement l’étendue de l’ancienne lésion traumatique. Quant aux manifestations osseuses sous-jacentes, elles se présentent, le plus souvent, sous l’aspect de périostites et de périostoses déformant l’os parfois bien au-dessus des limites de la région traumatisée ; dans d’autres cas, les lésions sont plus importantes et on a affaire à de véritables ostéites syphilitiques ; la formation de gommes nettement circonscrites en tissu osseux a été signalée d’une façon exceptionnelle.
Nous ne citerons pas de cas à propos de ce groupe de lésions, car trois des observations du Docteur Favre doivent lui être rattachés et elles sont suffisamment caractéristiques pour que nous n’ayons pas à les commenter.
En terminant, signalons que certains auteurs ont voulu faire, dans ce groupe, une distinction très nette entre le traumatisme unique, violent et le petit traumatisme fréquemment répété, professionnel par exemple. Certes, ce dernier est incriminé, le plus souvent, dans l’étiologie des lésions produites, cutanées et osseuses ; mais elles sont très comparables
Te ES
dans les deux cas et leur distinction aussi tranchée
ne mérite pas, à notre sens, d’être maintenue. €