LT R
% OBSERVATION XXI (résumée).
| (Idem.)
Chancre du col probable.
Marie B..., 25 ans prostituée, entre, le 10 octobre 1919, à l'Hôpital Saint-Jean, avec le diagnostic de métrite purulente. Le 11 octobre, en l’examinant, on découvre sur le col ‘utérin une ulcération rouge, saignante, granuleuse. Cette lésion siège sur la lèvre postérieure, empiétant sur les parties latérales. La rougeur inflammatoire est plus marquée que dans les ulcérations ordinaires. Le relief de la lésion fait songer à la possibilité d’un accident primitif du col, en raison aussi de la netteté de ses limites. Le toucher révèle une consistance ferme, limitée à la lésion, tranchant sur celles du col plus souple.
La réaction de Bordet-Wassermann est négative.
Polyadénopathie inguinale récente aux dires de la malade, peu’ accusée encore, Absence de stigmates de syphilis antérièure. Pas de ganglions épitrochléens en particulier. La recherche du tréponème n’est pas effectuée, la malade ayant reçu des injections antiseptiques avant l'examen.
La lésion guérit en une dizaine de jours, après la 4° injection de novarsenobenzol (0-gr. 60), sans traitement local actif en dehors des soins de propreté.
OBSERVATION XXII (résumée).
(Idem.)
Chancre induré du col utérin.
Renée L..., 21 ans, prostituée, entre à l'Hôpital Saint- Jean, le 8 septembre 1920, pour métrite purulente.
Elle ne présente aucun signe de syphilis, ni de polyadénopathie. La réaction de Bordet-Wassermann est positive.
Sur le col siège une ulcération-reposant sur une saïllie infiltrée, d'environ un centimètre de diamètre, d'aspect gras, gris jaunâtre. Les bords sont peu marqués et se continuent
NA
de plain-pied avec les tissus voisins. L’induration de la lésion est manifeste.
Le traitement arsenical est appliqué, indépendamment de tout traitement local, sauf des injections de propreté.
Du 15 septembre au 6 octobre, la malade reçoit 5 injections de novarsenobenzol, de 0 gr. 15 à 0 gr. 60 et l’ulcération obéit au traitement qui provoque une amélioration dès la 2° injection et la guérison après la 3° et la 4°.
OBSERVATION XXIII (résumée).
(Idem.)
Chancre induré du col utérin.
Louise M..., 25 ans, prostituée, entre à l'Hôpital Saint- Jean, le 7 mai 1921. Aucun antécédent notable à signaler. On ne trouve rien à la vulve, ni à l’anus. Par contre, au niveau du col utérin, on remarque la présence d’une ulcération qui occupe les deux lèvres antérieure et postérieure avec prédominance sur la lèvre postérieure. Cette ulcération qui paraît résulter de la fusion de deux ulcérations occupant chacune l’une des lèvres, est grise au centre, rouge en bordure, avec des bords légèrement saillants, en bourrelet, entourés d’un liseré inflammatoire rouge vif ; elle a une consistance ferme, parcheminée.
Roséole sur le déclin. Micropolyadénopathie inguinale. Il n’y a rien à la gorge, mais sur la lèvre inférieure existe une ulcération à laquelle on attribue d’abord une origine traumatique, mais qui est bel et bien une plaque muqueuse.
Réaction de Bordet-Wassermann = + + + +.
La malade est mise au traitement arsenical et sort, le 28 mai 1921, guérie de la lésion du col qui a cédé au seul traitement général, après la 3° ou 4° piqûre.
OBSERVATION XXIV (résumée).
(Idem.)
Chancre induré du col utérin.
Alice M..., 33 ans, prostituée, entrée à l'Hôpital Saint-
om Aire
Jean, le 19 octobre 1921. À des antécédents tuberculeux dans sa famille; elle même a eu une hémoptysie. Sommet droit induré. Elle ne présente aucun signe de syphilis ancienne.
Sur le col utérin existe une ulcération grisâtre, arrondie, grande comme une pièce de un franc environ, dont la surface est recouverte par un enduit diphtéroïde fortement adhérent. Les bords bien limités, saillants, abrupts, plaident en faveur du chancre induré, La consistance est indurée.
Ancun autre signe, en dehors de ceux d’une ancienne gonococcie. Le 26 octobre, le résultat de la réaction de Bordet-Wassermann est nettement positif.
On commence le traitement par le novarsenobenzol et après trois injections de 0 gr. 15 à 0 gr. 45, le 2 novembre, l’ulcération a déjà beaucoup diminué. On continue le traitement à la dose d’un centigramme de Cy Ng par jour, en raison de l'intolérance du noversenobenzol, qui provoque des crises nitritoïdes, légères d’abord, puis, de plus en plus fortes.
Le 9 novembre, l’ulcération est presque entièrement cicatrisée. Le 15 novembre, elle est guérie.
OBSERVATION XXV (résumée).
(Idem...)
Chancre du col coincidant avec un® chancre vulvaire.
Henriette H..., 29 ans, prostituée, entre à l'Hôpital Saint- Jean, le 25 avril 1919, pour chancre de la vulve. Le 30 avril, on découvre enplus, sur le quadrant postérieur droit du col utérin, une ulcération ronde, légèrement saïllante, bien limitée, de la dimension d’une pièce de 0 fr. 50. Elle a un aspect vernissé, lisse, est très légèrement suintante; sa consistance est ferme.
L'accident vulvaire se présente sous la forme d’une petite ulcération de la partie postérieure de la grande lèvre gauche, indurée, cerclée par une bordure grisâtre, puis par une autre bordure rouge foncé.
Il existe une pléiade inguinale typique. Pas de ganglions épitrochléens., Rien à la gorge. Pas d’autres symptômes notables, sauf une pâleur assez marquée.
eu
La réaction de Bordet-Wassermann est positive. On commence le traitement, le 3 mai. Le 10 mai, la malade quitie l'hôpital, après avoir reçu 4 injections de novarsenobenzol à 0 gr. 15-0,30-0,45-0,60. Les ulcérations sont cicatrisées.
L'intérêt de cette observation résumée, résulte de la coexistence d’un chancre syphilitique vulvaire et d’un chancre du col, dont l'amélioration parallèle, par un même traitement, détermine l'identité de nature.
Diagnostic.
Nous rappellerons brièvement les éléments importants sur lesquels se fonde le diagnostic positif du chancre syphilitique du col : <
1° Son indolence complète.
2° La sécrétion minime de sa surface.
3° La netteté parfaite de ses bords.
4° La présence, à sa surface, d’une fausse membrane grisâtre, adhérente, douée d’un aspect gras particulier.
5° L'induration de la base.
6° La présence de spirochètes constatée dans les frottis.
7° Les résultats rapides du traitement spécifique.
8° Enfin, plus tard,, en manière de confirmation :
a) Le résultat positif de la réaction de Wassermann. b) L'apparition de phénomènes secondaires.
Ce sont là les caractères généralement requis pour que puisse être affirmée la réalité d’un accident spécifique. Leur recherche n’a pas été négligée dans tous les cas que nous rapportons, à l'exception d’un seul, la recherche des smirochètes. M. le Professeur Petges a renoncé dans la pra tique hospitalière de Saint-Jean à cette recherche pour les raisons suivantes : il s’agit de prostituées, habituées par les nécessités de leur profession à surveiller leurs organes génitaux et promptes à soigner la moindre lésion suspecte à
l'aide d’injections antiseptiques spirillicides. Il conviendrait, pour avoir des chances de trouver des tréponèmes, de suspendre pendant un certain temps toute espèce de traitement, ce qui n’est guère possible, étant donnée la nécessité de ne pas allonger la durée du séjour de ces hospitalisées d’office. On est donc conduit à appliquer le traitement spécifique d'urgence et à abandonner par là-même fout espoir de trouver des agents pathogènes à la surface des lésions.
Les éléments de diagnostic plus haut mentionnés serviront dans tous les cas où le problème de la différenciation se pose et nous pouvons dès lors passer rapidement en revue les affections avec lesquelles on peut confondre le chancre du col.
Les érosions de métrite ont un aspect irrégulier, finement granuleux et leurs contours sont mal définis. Elles ne sont pas indurées. Les symptômes fonctionnels sont importants : l’état menstruel est troublé, la malade se plaint de douleurs utérines, l’orifice externe laisse écouler une sécrétion purulente, Leur évolution est beaucoup plus lente, tenace.
Il faut penser d’ailleurs à la coexistence fréquente des deux affections et faire la part de chacune d’elles. |
Le diagnostic est en réalité d’une grande importance. Les érosions du col utérin sont chose si fréquente que la piupart des prostituées en sont pourvues. S'il fallait hospitaliser tous les sujets suspects on conçoit vite ce que la mesure pourrait avoir d’excessif. Aussi faut-il multiplier les sources de renseignements et étudier de très près les lésions suspectes pour éviter des décisions fâcheuses au point de vue prophylastique.
L’herpès, avec ses vésicules confluentes et ulcérées peut simuler Paccident spécifique. Néanmoins l’aspect polycyclique de la lésion est assez pathognomonique. Les deux affections coexistent fréquemment, à ce point même qu'on
éd
Er =
a pu signaler des vésicules d’herpès vulvaire comme devant faire songer à la possibilité d’un chancre utérin.
Les ulcérations tubersuleuses sont douloureuses, irrégulières, à bords décollés, anfractueux. L'examen général de la malade peut révéler un autre foyer de tuberculose ou son histoire comporter des antécédents suspects. Dans les cas douteux la biopsie montrera les cellules géantes caractéristiques.
Le chancre mou, au diagnostic duquel Fournier a consacré un tableau classique est le plus souvent multiple. C’est une ulcération à fond sale, granuleux, d’un jaune plus vif que le chancre syphilitique. Sa surface produit une suppuration crémeuse. Les bords en sont mal limités, taillés à pic, anfractueux. Des lésions identiques siègent en général à la vulve, accompagnées du bubon elassique. Enfin, en cas de doute, la recherche du bacille de Ducrey et l’autoinoculation méritent d’être pratiquées.
L’épilhélioma du col à forme ulcéreuse est l'affection dont le diagnostic avec le chancre est le plus important, puisque l’histoire relate des cas de confusion regrettable. On a signalé beaucoup de caractères différentiels dont nous retiendrons seulement les suivants : le siège constant à l’orifice du col, sans interposition de muqueuse saine entre lorifice et la lésion ; l’àge de la malade ; l’infiltration du paramètre, enfin et surtout l’épreuve décisive de Ja biopsie : la variété de cancer pouvant simuler cliniquement le chancre du col est une forme assez avancée dans son évolution pour qu’on y trouve les productions cellulaires typiques.
RS: - EE jt Hurt + ie ton IS ces sus Le A VUS "Hs fiat, 45] spl es Hiouens FDP) .
Mrs rare soie AR in may Ag un “chat esta hinbe NOÉ Le ne CS TA AT LA RTL Jeofu rt “Raul COPINE LUI ] | are cages sgh): TEE al otre
int »a ent ee Fri ic di ÿ ir é s-* [A VA. qu Re. d
LP gp Mr LH vf fe lacets où ar En 12 Este x8l EM: sa fe, BA a Sue mi nr né resb rt0oË
Ra TLON re PART Re 1j ob ate LAS ts TU
LR CRT CUS LITE (penis Hip fi 470 CUT iQ C * = 3 “ M { : A Le A ne HET AT cat 0 35 at QU ub. d SV, Xe hé nt ire 7 E "= MOT ji ; iÈrs ubrrai For ee ; pe ET | ie LAN VE cr = f Va =: À = Re nr & a Te aid y " a, ce "PHMIDETE IUUTE OL TIR } Ji #10 ar. Sin Cr vi ù a, de , CAP ES 41 Sal a vu Lars ei N $ prove bia Pr KHAN st Ca 26 +” 41" ir ite “sl RUE PETITE DUT or fat 7 He M Le Mint AT 4 IR A ; te : aide D A 2 EE PET Te ar AV QU 1 DUrE Ar ns : PR x | : L Ne Le EE FRS : + Ds ! + À lo, # AL = RS £ IN : = 5 ] | A LE: f ai a = Cu ’ :
= Lu