C. M..., servante, 21 ans, entre à lhôpital, le 13 juillet
Diagnostic : Papules génitales. Exauthème maculo-papuleux de la portion vaginale.
Sur da lèvre postérieure du col et seulement à droite, empiétant légèrement sur la lèvre antérieure, on trouve de nombreuses taches d’un rouge violet, variant de la dimension d’une tête d’épingle à celle d’un grain de chènevis..
Autour de l’orifice siège un cercle d’un rouge violet de 2 m/n.
Toutes ces lésions disparurent sous l'influence du traitement, et la malade sort guérie, le 27 juillet.
OBSERVATION XXIX (résumée).
(Mêmes références.)
Papules secondaires sur le col utérin.
B. B..., 21 ans, entre à l'hôpital, le 27 février 1903.
Diagnostic : Papules génitales. Papules de la portion vaginale du col. Roséole.
Sur la lèvre postérieure, on trouve des lésions confluentes sans ordre, à contours polycycliques, nombreuses, d’un rouge gris, un peu surélevées, érodées, et des éléments éruptifs complètement lisses allant jusau’aux dimensions d’un petit pois. Sur la lèvre postérieure, plus loin, aux environs de l’orifice, on trouve une «efflorescence » circulaire, surélevée, . rouge grise, de la grosseur d’un haricot,
Le 9 murs, la malade sort guérie. S PR,
OBSERVATION XXX (résumée).
(Mêmes références.)
Syphilis secondaire du col utérin.
A. J..., 19 ans, entre à l’hôpital, le 23 maï 19083.
Diagnostic : Papules génitales et tonsillaires. L’orifice du col est entouré d’une couronne de plaques d’un gris rouge, un peu ulcérées et surélevées, à contours polycycliques.
Sur la lèvre postérieure du col, on trouve des papules blanches comme des étoiles, érodées au centre, bien limitées, circulaires et surélevées.
Aux petites lèvres, papules ulcérées. Un peu duréthrite.
Le 17 juin, la malade sort guérie.
OBSERVATION XXXI (résumée).
(GELLHORN : Trans. of Amer. Gyn. Society, May 1916.)
Flaques muqueuses sur le col utérin.
N D..., âgée de 21 ans, entrée à l’hôpital, le 16 mars 1913, avec une éruption papulo-pustuleuse, sur tout le corps et d’autres manifestations de syphilis secondaire. Réaction de Wassermann fortement positive. Petite ulcération indurée sur la vulve. Sur la lèvre antérieure du coi existe une plaque muqueuse, d'environ 3/4 de cm. de diamètre, de contour arrondi et légèrement surélevée. Traitement mixte. Guérison, le 30 mai.
OBSERVATION XXXII (résumée).
Exauthème papuleux du col utérin.
H. D..., âgée de 16 ans, entre à l'hôpital, le 14 mars 1913, avec un écoulement vaginal, où on décèle la présence de gonocoques et des signes de syphilis secondaires. Wassermann, fortement positif. Ulcération superficielle sur la fourchette avec base indurée. Le col de l’utérus et le cul-de-sac antérieur sont couverts d’une éruption de papules, petites, blanchâtres, légèrement surélevées, de la dimension d’une grosse tête d’épingle, en moyenne. - EE
OBSERVATION XXXIII (résumée).
(Idem.)
Exauthème papuleux en voie de guérison sur le col.
M. H..., âgée de 19 ans, entre à l'hôpital, le 3 octobre 1915. Pas d'histoire d'infection primaire. Pas de plaques muqueuses, ni d’éruption cutanée. Ganglions cervicaux et épitrochléens augmentés de volume.
Ulcération dans la fosse naviculaire.
Le col utérin a un aspect tacheté, bigarré, représentant, sans aucun doute, un stade de guérison de nombreuses papules.
OBSERVATION XXXIV (résumée).
(Due à l’obligeance de M. le Professeur PETGES.)
Syphilis secondaire du col.
Jeanne L..., 20 ans, prostituée, entre, le 20 janvier 1919, à l'Hôpital Saint-Jean, avec des signes de syphilis secondaires : roseole sur le déclin, plaques muqueuses de la gorge, plaques papulo-hypertrophiques périgénitales et périanales, polyadénopathie. Les plaques de la grande lèvre droite reposent sur une surface indurée qui paraît être l’accident primitif secondarisé.
Sur le col utérin, il existe des érosions et des ulcérations ovalaires, arrondies, à reflets gris bleuâtres, légèrement infiltrés, mais superficielles, non indurées, sans signes de métrite, ni écoulement purulent du col ou du vagin.
La réaction de Bordet au Wassermann est positive (1).
Le traitement au novarsenobenzol est commencé, dès le 22 janvier ; les lésions répondent rapidement au traitement, mais demandent 5 injections de 0 gr. 15 à 0, 75, pour guérir, parallèlement avec celles de la gorge, et des régions périanogénitales.
(1) Dans ce cas, et dans toutes les autres observations dé syphilis secondaire, la recherche des tréponèmes ne fut pas effectuée pour les raisons indiquées plus haut (voir observation XIX, page 67). Le traitement spécifique fut également continué dans des gonsultations externes,
OBSERVATION XXXV (résumée).
(GELLHORN: Surgery, Gynec. and Obstetrics, 1919, p. 374.) Plaques muqueuses intra-cervicales.
M. H..., âgée de 26 ans, prostituée, entre au City Hospital, le 28 novembre 1918, avec un Wassermann positif. Nie toute spécificité au premier abord. Puis reconnaît, enfin, qu’elle a eu un petit accident aux organes génitaux externes, il y a ä semaines. |
Examen général négatif. Aucun signe de syphilis.
Examen local : Sur la petite lèvre gauche, reliquat de l'induration de l'accident primaire.
Légère eversion des 2 lèvres cervicales, qui devient plus manifeste encore à l’introduction du spéculum : « Quand la sécrétion grisâtré qui recouvrait le col fut enlevée, le tiers inférieur du canal cervical devint visible. La muqueuse cervicale montrait, à la partie postérieure, une plaque oblongue, d'environ 3/4 de cm. dans son plus grand diamètre, qui siégeait à environ 1/2 cm, au-dessus de l’orifice externe. Cette plaque était très légèrement surélevée au-dessus de Ia muqueuse avoisinante et avait une surface rose finement granuleuse. Au pourtour, empiétant un peu sur la plaque, se ma- nifestait une teinte jaunâtre. 2 autres plaques, plus petites et plus rondes, siégeaient à droite de celle-là et on pouvait en voir une 4° sur la partie antérieure de la muqueuse. Toutes ces plaques étaient douces au toucher et saignaient légèrement au contact d’un instrument. » Nombreux spirochètes dans les frottis. Le 23 décembre, malgré le traitement spécifique, les lésions subsistait encore, sans qu’il y ait d’autre signe de syphilis secondaire.
Le 1° janvier, la lésion primaire de la petite lèvre avait complètement disparu. Depuis, la malade fut complètement perdue de vue.
OBSERVATION XXXVI (résumée).
(GELHOM : Trans. of Amer. Gynecol. Society. May 1916.)
: M. B..., âgée de 17 ans, entrée à l’hôpital, le 16 novem- ‘bre ‘1915: x
Sd —
Rien dans les antécédents, sauf des pertes vaginales, datant de 7 mois, avec sensation de pesanteur dans l’abdomen et douleurs lombaïres. Ganglions cervicaux augmentés de volume, Ecoulement vaginal blennorrhagique abondant.
Le col tout entier est recouvert d’une fausse membrane épaisse, gris blanchâtre, adhérente ; la surface sous-jacente saigne facilement. Après toilette vaginale, on examine de nouveau: toute la lèvre postérieure du col est occupée par une lésion qui va de l’orifice externe au cul-de-sac postérieur. Elle est légèrement surélevée, de forme générale quadrangulaire. À sa surface, sont des nodules grands et petits, séparés par des fissures irrégulières. Le plus grand est situé près de l’orifice interne, tandis qu’à la partie postérieure, ils prennent un aspect uniforme et ressemblant à des granulations. Les bords rejoignent la muqueuse saine par une pente rapide. La couleur de la lésion est jaunâtre. La faible sécrétion de la surface fourmille de spirochètes. ; 2 a I A até
Diagnostic : Ulcération secondaire du col utérin.
La malade sort de l'hôpital sans traitement et y rentre, le 27 janvier 1916, avec une gomme typique, développée sur le’ col, en forme de chou-fleur.
jee OBSERVATION XXXVII (résumée).
(Idem...)
P. G..., âgée de 21 ans. Entrée à l’hôpital, le 24 décembre 1915. Nullipare, sans aucun antécédent notable. Pertes vaginales depuis une semaine. Sur la petite lèvre lèvre gauche, petit nodule blanchâtre de la dimension d’une lentille, recouvert d’une fausse membrane blanc jaunâtre, étendue, facile à enlever. Ce nodule correspond à une petite ulcération à base légèrement indurée.
Nombreuses petites saillies nodulaires, recouvertes d'un revêtement blanc jaunâtre, adhérent à la partie postérieure du méat. Toute la vulve est œdématiée.
La lèvre antérieure du col est fortement congestionnée. Sur Ia lèvre postérieure, siège une ulcération légèrement suré-