PRES
de coloration blanchâtre qui envoie des prolongements dans le parenchyme avoisinant, parfois jusqu’à la plèvre pariétale
qu'elle rétracte.
IT. — Lésions histologiques.
Les gommes sont précédées par des « follicules élémentaires », lésion interstitielle où les plasmocytes prédominent sur les lymphocytes, mais où manque la plupart du temps une cellule géante. Ces amas englobent les veines, les bronchioles, les artères, d’une véritable gangue. Peu à peu, se constitue une gomme miliaire qui, pour Letulle, se distingue de la granulation tuberculeuse, car elle est surtout formée de plasmocvtes et très rarement giganticellulaire. Cette somme va subir une organisation fibreuse, ainsi se trouveront constitués, en plein lobule pulmonaire, des placards « libroïdes polycycliques », soit une nécrobiose caséifiante. À la périphérie de la lésion, se constitue une « atmosphère périgommeuse », véritable zone d'augmentation et de défense réactionnelle. Dans cette zone, on voit des îlots d'alvéolite fibrino-leucocytaire, des plages de splénisation et des alvéoles adénomateux revêtus d’épithéliums cubiques, sur lesquels Tripier et Bériel ont longuement insisté. Alors que ces auteurs les considèrent comme de véritables néo-produc- Hons, Letulle pense qu'il s’agit là de « portions de l'appareil respiratoire énvahies par une inflammation chronique, scléreuse, hyperplasique, pour ce qui est de leur seul revêtement épithélial ». Bériel a signalé, d'autre part, autour des gommes, la présence de cellules géantes, mais ne conclut pas à leur nature syphilitique.
A côté de ce processus vasculaire, folliculaire, interstitiel, le tréponème peut se trouver à l’origine d°’ « inflammations bronchio-alvéolaires », c’est-à-dire « aériennes » (Letulle). De celte façon se trouve réalisée une « lobulite syphilitique », qui, ultérieurement, se translormera en pneumonie scléreuse diffuse,