‹ Contribution à l'étude de la syphilis pulmonaire et de quelques formes gommeuses en particulierChapitre 37 sur 48 · RE ARE · texte numérisé non relu

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coques Gram +, Dans le deuxième cas, on voit des germes peu nombreux (cocei Gram +), quelques chaïnettes, pas de spirilles, pas de bâfonnets du type des germes anaérobies.

La dyspnée est fréquemment signalée, Elle ne semble pas ôtre proportionnelle à l'étendue des lésions. Elle peut être marquée. C'est alors une dyspnée continue qui s’accentuc dans les quintes de toux, à l'effort ou la nuit. On l’a même vue accompagnée de cornage (obs. X VD).

Le plus souvent, nous avons rencontré une dyspnée modé. rée, et le contraste entre l'importance des signes cliniques ou radiologiques et le peu d'intensité de la dyspnée nous paraît un des éléments dignes d’être retenus.

Les signes généraux sont parfois nuls (obs. 1). Dans deux cas, nous avons constaté un état général relativement bien conservé malgré le caractère des signes physiques (0bs. II et XVII). Dans ces deux cas on pouvait noter l'opposition qu'il y avait entre l'importance des lésions pulmonaires et la conservation d'un bon état général.

Cette discordance dans ces deux observations nous paraît une des dominantes du tableau général de la syphilis pulmonaire.

La malade de l'observation XVIII n'a jamais présenté de fièvre et semble bien correspondre à l’aphorisme de Bazin

Le syphilitique pulmonaire est un caverneurx bien portant, mais, dans les observations que nous publions, trois malades seulement n'avaient pas présenté d'amaigrissement (obs. XVII, T'et I).

Dans deux autres, l’amaigrissement était de l'ordre de 7 kilos (obs. VID et de 5 kilos (obs. XVIP.

Ces malades ont toujours repris du poids sous l'influence du seul traitement antisyphilitique.

La température est ordinairement peu élevée, oscillant entre 38 et 385, sauf dans un cas où elle atteint 39 degrés

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(obs. VI), mais il y avait une suppuration broncho-pulmonaire surajoutée. Il semble qu'il faille tenir l'infection secondaire comme responsable de l'hyperthermie. Dans deux cas, l’évolution est apyrétique (obs. IV et V), enfin, dans un certain nombre d'observations, elle ne semble pas avoir été prise.

En somme, dans la règle, la fièvre est peu élevée, et, quand elle existe, elle ne suffit pas à éliminer la syphilis du poumon. Il en est d’ailleurs de même dans nombre de pneumopathies fébriles, telles que les néoplasmes fébriles du poumon.

Les douleurs thoraciques sont assez nettes dans trois cas (obs. 1, XVI, XVIP pour être assez longuement notées dans l'observation.

Ces douleurs disparaissent à la suite du traitement antisyphilitique. L’explication de cette algie est assez obscure. Dans certains cas, un processus connexe de cortico-pleurite sèche peut être logiquement invoqué.

Les signes physiques offrent une grande diversité, allant depuis le silence séméiologique jusqu'aux syndromes les plus complexes et les plus intriqués.

Dans 5 cas (obs. INT. IV, VITE, XI, XIID), il n'existait que des signes de bronchite diffuse. Dans ces cas, l'examen clinique ne donnait aucune idée de l’iniportance des lésions pulmonaires. L'attention fut attirée sur l'origine probablement syphililique par lexamen radiologique.

Dans 6 cas, les signes physiques semblaient assez bien groupés pour donner l'impression d’un foyer de condensation pulmonaire.

Dans l'observation VIT il nous semble qu'il s'agissait d’un foyer de condensation pulmonaire avec lésions de broncho: alvéolite à type induré. On trouvait à la base gauche un foyer soufflant avec de nombreux râles sous-crépitants. La

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radiographie montra une grosse image arrondie occupant toute la partie moyenne el antérieure du lobe inférieur

vauche.

On se trouve en présence d’un syndrome de condensation pulmonaire bien net avec lésions de broncho-alvéolite à type infiltré dans la région sous-clavicuMire droite, dans l’obser- Vation XIE En effet, l'examen montrait une diminution de la sonorité, des vibrations vocales plus fortes qu'à gauche, une respiration un peu soufflante. En arrière, au même niveau, on retrouvait ces signes, avec, en plus, des crépitatious lines s’entendant après la toux au niveau de la fosse sus-épineuse droite.

Dans l'observation XVI, les signes physiques consistaient en une submatité de la base du poumon droit avec vibrations vocales exagérées et respiration diminuée d'intensité, avec, en plus, des signes de bronchite généralisée.

La radiographie montra une ombre triangulaire à base hilaire siégeant dans le tiers inférieur du poumon droit.

Le malade de l'observation XVII présente des signes physiques bien complexes.

în effet, en avant et à droite, les vibrations vocales sont augmentées. La respiration est bronchique et saccadée, avec une expiration prolongée et soufflante, avec des râles souscrépitants et des frottements.

Au niveau du 4° espace intercostal, il existe une petite zone limitée, de la dimension d'une petite paume de main, où l'inspiration est soufflante et l'expiration prolongée.

En arrière du même côté, on trouve les vibrations vocales augimentées dans les deux tiers inférieurs, une submatité de la base et un pelit foyer de râles sous-crépitants.

La radioscopie fit voir une bande sombre étendue transver-

salement dans le tiers inférieur du poumon droit et allant du cœur jusqu'à la paroi.

Dans l'observation XVII, on trouve une petite zone localisée au niveau du manrelon droit, sur une étendue d’une petite paume de main, avec un souffle tubaire, de la bronchophonie, de la pectoriloquie aphone et du gargouillement après la toux. Au-dessus de cette zone de signes pseudocavitaires, les vibrations vocales sont augmentées, il y a de la submatité.

En arrière, du même côté, on trouve de la matité avec des râles sous-crépitants fins à la base; vers la pointe de l’omoplate, on a un foyer de râles sous-crépitants moyens.

Enfin, à gauche, la respiration est légèrement rude; en avant, il y a quelques râles sous-crépitants fins à la base.

La radiographie montra une bande sombre étendue horizontalement, coupant l’hémithorax transversalement vers sa partie moyenne.

Dans l'observation 1, on à un petit foyer de condensation pulmonaire avec induration, sur étendue grande comme une petite paume de main, au niveau de la base pulmonaire droile, avec exagération de vibrations vocales, renforcement de la respiration et petits râles fins éclatant après la toux.

Le malade de l'observation VI ne présentait aucun signe stéthoscopique, malgré une expectoration purulente et la présence d’une image arrondie dans la région haute du champ pulmonaire droit.

Ces foyers siégeatent :

A la base gauche dans un cas (obs. VID.

A la base droite dans trois cas (obs. XVI, XXII, D.

Dans un cas, le foyer siégeait au niveau du mamelon. Ce foyer était bien localisé sur une étendue grande comme une petite paume de main (obs. XVII).

Au sommet droit, dans l'observation XIT.

Dans deux observations, des signes de cortico-pleurite étaient localisés à la partie moyenne du poumon. Ils étaient

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