‹ Contribution à l'Étude de la Syphilis PulmonaireChapitre 15 sur 20 · ARE · texte numérisé non relu

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L’appétit s’améliore et les sueurs nocturnes disparaissent; mais la toux et l’exectoration persistent plus longuement. La toux n’est plus continuelle, mais elle survient par quintes encore très pénibles, et les crachats émis sont toujours teintés de sang.

En présence de cette amélioration, M. O. M. préfère quitter l'hôpital, ayant l’intention de continuer le traitement à domicile.

Il sort donc de Bicètre le 22 mai 1938.

OBSERVATION N° 3 publiée dans Paris Médical 1932 par M. le professeur René Moreau

M”° L..., âgée de 21 ans, marchande des quatresaisons, entre à l’hôpital Cochin, le 18 mars 1917, pour une bronchite dont elle a souffert à plusieurs reprises depuis quatre mois.

- Antérieurement à cette maladie elle a eu dans l'enfance une rougeole et une scarlatine qui ont évolué sans complication. À 18 ans, elle a eu un enfant qui est mort à 2 ans, de méningite. Depuis l’âge de 16 ans, elle exerce son métier de marchande des quatre-saisons et tous les hivers elle a des bronchites peu tenaces, qui ne l’ont jamais obligée à interrompre son travail.

Pour. la première, fois; au mois de, novembre 1916; à la suite d’un refroidissement, elle est prise. de frissons.et de fièvre; sa température atteint 40°; elle souffre de courbature généralisée, de douleurs thoraciques bilatérales, d’une fatigue extrême; elle commence à avoir de la dyspnée, à tousser, à expectorer des crachats muco-purulents assez abondants. Ces troubles l’obligent au bout de quelques. jours à entrer à l’hôpital.

Dès ce premier séjour, on est frappé par l’amaigrissement et l’asthénie de la malade. Sa température oscille entre 38° et 38°3, qu’elle ne dépasse pas; son pouls est rapide, à 100; il y a de la dyspnée avec toux fréquente et rauque, dysphonie; l’expectoration muco-purulente, jaune verdâtre, est assez abondante; il existe des signes de bronchite diffuse bilatérale, Mais, outre les râles bronchiques disséminés, on note à la partie moyenne du poumon gauche, en arrière, l’existence d’une zone de submatité interposée entre la sonorité normale du sommet de la base et l’on entend dans cette zone submate des râles sous-crépitants..Enfin, au sommet droit, en avant, on trouve de la sub= matité avec diminution globale du murmure vési-: culaire.

L'existence dans les antécédents de la malade de bronchites à répétition, son amaigrissement, son.

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asthénie, la, notion de la, méningite à laquelle à succombé son. enfant, font. suspecter, la tubercu-

lose. L’examen des crachats ne décèle pas de ba-

cilles de Koch.

La malade fait dans le service un séjour. de trois semaines. Elle reprend du poids, sa température s’abaisse au voisinage. de 37°3-37°5, sans jamais devenir normale. La fatigue a rétrocédé, maïs la toux. persiste, rauque et, fréquente; l’expectoration n’a: pas sensiblement diminué; les signes d’auscultation, cependant se sont modifiés : les râles souscrépitants et la submatité perçus à la partie moyenne du. poumon gauche ont disparu; il ne subsiste que des râles sibilants et ronflants de bronchite disséminée.

La malade quitte le service le 9 décembre et reprend aussitôt son métier, Pendant trois mois, tout en. continuant à souffrir de dyspnée et de douleurs thoraciques diffuses, à tousser et à cracher, elle peut travailler.

Mais bientôt la fatigue reprend, Famaigrissement s’accentue, et le 10 mars 1917 elle est obligée de s’aliter à nouveau. La dyspnée est devenue continue, permanente; elle est aggravée de paroxysmes surtout nocturnes qui obligent la malade à se tenir assise dans son lit, La toux fréquente s’accompagne d’un point de côté très douloureux au niveau

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du sein droit. La voix est cassée, L’expectoration, toujours aussi abondante, est fréquemment teintée de sançg.

Le 18 mars 1917, la malade entre pour la seconde fois dans le service.

L'examen du thorax montre, du côté gauche, les mêmes signes qui étaient constatés trois mois auparavant : râles de bronchite disséminés, submatité à la partie moyenne, en arrière, et râles souscrépitants à ce niveau; à droite, il existe de même, à la partie moyenne du poumon, de la submatité qui s'étend de la colonne vertébrale à la ligne axillaire postérieure; dans toute cette zone s’entendent des râles sous-crépitants fins assez serrés et à la partie supérieure et interne on perçoit un souffle doux, inspiratoire et expiratoire.

L’expectoration atteint 150 grammes; elle est purulente, constamment striée de sang. La recherche du bacille de Koch à l'examen direct et à l’homogénéisation est négative.

L'état général est mauvais. La température oscille autour de 39°. Les urines sont rares, non albumineuses. L’examen des autres organes ne montre aucune anomalie.

Au bout d’une dizaine de jours de repos et de traitement symptomatique banal, une détente se produit : la température baisse à 37°, l’appétit est

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