SYPHILIS PULMONAIRE ACQUISE
Son polymorphisme est extrême aussi bien au.
point de vue clinique qu’au point de vue anatomopathologique. Il n’existe aucun symptôme, aucune lésion qui soit absolument pathognomonique de la syphilis pulmonaire acquise.
Les « phtisies véroliques » de Jean Astruc et de Brambilla étaient, disons-nous, des diagnostics d'impression. Il nous faut bien reconnaître qu’actuellement un diagnostic de syphilis pulmonaire est encore un diagnostic d'impression. Certes, nous avons un plus grand nombre de probabilités, mais nous n’avons pas encore de certitude malgré les précisions que nous fournissent la clinique, la radiologie et le laboratoire.
La syphilis peut frapper l’appareil respiratoire à deux périodes de son évolution :
a) à la période secondaire; b) à la période tertiaire.
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À. — SYPHILIS SECONDAIRE DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE 1° Trachéo-bronchite secondaire.
Elle peut apparaître tout au début ou tout à la fin de la période roséolique. Elle est en réalité la manifestation de l’ « énanthème roséolique ».
Cliniquement : ce sont des trachéo-bronchites banales.
Anafomiquement : elles se traduisent par l’apparition sur la muqueuse trachéo-bronchique de plaques muqueuses et de taches d'hyperhémie.
2° Pneumopathies secondaires.
Elles sont exceptionnelles, se traduisent sous forme de poussées congestives aiguës à forme pneumonique, mais il n’en existe pas de preuve histologique.
3° Pleurésies syphilitiques secondaires.
Généralement insidieuses, s’accompagnant d’un état général satisfaisant, elles se manifestent souvent par un épanchémeñt peu abondant et évoluent en deux ou trois sémiaines vers la guérison.
Le liquide est séreux ou légèrement hémorragique; il ne possède de formule cytologique particulière.
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