HISTORIQUE
Jusqu'à ces derniers temps, on considérait la syphilis dans ses stades même avancés comme une maladie apyrétique. 4
Pourtant plusieurs auteurs déjà avaient signalé l’existence de la fièvre dans la syphilis tertiaire et particulièrement dans la syphilis tertiaire du foie. C’est Wunderlich qui, le premier, en 1870, a signalé le symptôme-fièvre dans les accidents hépatiques d’une syphilis du type tertiaire.
Ensuite, en l'année 1895, paraît l'observation de MM. Hirschberg et Raichline d'un malade atteint d'hépatite syphilitique et présentant une symptomatologie qui simulait le début d'une fièvre typhoïde. :
Migliorato, en 1898, parle de cette forme d'hépatite fébrile et distingue plusieurs types fébriles: le type intermittent, le type continu typhique et le type hectique.
Fournier, dans son-admirable traité de la syphilis, nous
expose assez longuement cette question.
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Aux observations de ces auteurs viennent s'ajouter les diverses publications de MM. Gérhardt, Einhorn, Bauer, Castaigne, Sian, Wahram et Lejars.
Mais ces auteurs n’ont pas décrit cette forme dans toute son ampleur, et leur publication n'ont pas suffisamment attiré l'attention sur l'élément fébrile qui, très souvent, domine la scène symptomatologique et peut entrainer des erreurs très importantes.
En 1917, A. Coury rapportait à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, un nouveau cas où, pendant deux ans, l'hépatite spécifique fébrile simule une tuberculose pulmonaire.
En 1921, MM. Gilbert, Coury et Chiray publient un article qui donne un exposé clinique remarquable de la question et l'envisagent sous toutes ses formes; 1ls insistent, pour la première fois, particulièrement sur l’importance du symptôme fièvre, et indiquent qu'il faut penser à la syphilis malgré la fièvre pour éviter des erreurs très préjudiciables aux malades.
Mamet, dans sa thèse sur la syphilis du foie en général, signale l'importance de cette forme fébrile.
Au mois de novembre dernier parut, dans les Bulletins et Mémoires de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, une nouvelle observation de M. Dumont.
Enfin, tout récemment et peu après, l'importante com- “munication de MM. Gilbert, Chiray, Coury, nous avons eu l'occasion de recueillir dans le service de notre maîtreprofesseur Cade, une observation qui rentre dans le même cadre, et déjà relatée par lui-même devant la Société Médicale.des Hôpitaux de Lyon. |
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