‹ Contribution à l'étude de la syringomyélieChapitre 2 sur 63 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La neuro-pathologie s'enrichit chaque jour de nouveaux types cliniques. Les beaux travaux du professeur Charcot ont contribué dans une large mesure à nous faire connaître la nosologie de la substance blanche de la moelle, et à ne plus nous laisser ignorer le tableau cli nique résultant de l'altération de la substance grise des

cornes antérieures.

Jusque dans ces dernières années, nous ne possédions

que des notions vagues sur les symptômes dus à la destruction de la substance grise de la commissure et des cornes postérieures. Tout récemment, une série de travaux intéressants a jeté quelque lumière sur la pathologie de cette région ; on a étudié plus spécialement les lésions propres à cette partie de la moelle ; et parmi elles on en a isolé une qui se traduit par un syndrome clinique nouveau : nous voulons parler de la syringomyélie par gliomatose médullaire.

C'est ce syndrome que nous nous efforcerons de mettre en relief :• aussi l'histoire clinique de la syringomyélie gliomateuse devra-t-elle constituer la partie principale de notre travail.

Nous nous croyons donc dispensé de refaire la thèse très complète de Mlle Bâumler et de réunir tous les documents concernant les cavités médullaires.

Notre but est plus modeste : nous nous proposons surtout d'indiquer les symptômes qui caractérisent la syringomyélie, et à l'appui de notre description clinique, "nous annexons à ce travail, non pas toutes les observations publiées jusqu'à ce jour, mais seulement 28, choisies parmi celles qui nous ont paru les plus concluantes ; enfin, nous avons pu, grâce à nos maîtres et à nos amis, réunir, pour notre part, 8 observations nouvelles, dont l'une avec autopsie.

Page 1