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la paralysie infantile, la sclérose latérale amyotrophique, toutes affections intéressant les cornes antérieures : il semblerait donc que l'œdème dépendît plutôt d'une altération des parties sensibles de la moelle (corne postérieure). Pourquoi ne pas attribuer ces œdèmes à l'altération de la substance grise centrale, où les nerfs vaso-moteurs prennent leurs origines?
A côté des œdèmes, Roth a signalé la possibilité de l'existence de tumeurs pâteuses, de consistance œdémateuse, nonfluctuantes, siégeant dans le tissu cellulaire sous-cutané ; à leur niveau la peau est normale ; elles persistent uji temps plus ou moins long et finissent par se résorber.
Nous rangeons également dans ce groupe les troubles de la e crélion mdorale, signalés dans un grand nombre d'observations de syringomyélie ; nous n'aborderons pas la question de physiologie, à savoir s'il y a ou sïl n'y a pas indépendance entre l'innervation vaso-motrice et l'innervation sudorale. Les modifications de la sécrétion sudorale peuvent être des plus variables. Ainsi Schultze a observé le fait suivant; après avoir fait prendre à son malade un bain de main chaud, il vit au bout de cinq à dix minutes apparaître une abondante sudation sur la moitié droite de la face, du cou, du thorax jusqu'à la sixième côte. Sur le reste du côté droit la sueur était moins abondante que du côté gauche ; mais il y eut suppression totale de la sécrétion sudorale à la moitié gauche de la face, du cou, du thorax jusqu'à la sixième côte ; il y eut hyperhidrose dans les septième et huitième espaces intercostaux.
La sécrétion sudorale peut donc être modifiée en plus ou en moins ; le plus souvent cependant elle est augmentée, surtout dans les régions oii siège l'anesthésie. Par exception, Schultze a signalé la suppression de la sueur dans les régions anesthésiques et atrophiques. Certains de ces malades transpirent abondamment à l'occasion du moindre effort, quelquefois môme à l'occasion du moindre mouvement. On a même signalé des sueurs profuses ; elles survenaient par véritables
crises, dans un cas de Glaser (1). La distribution des épliidroses est très variable : elle peut être limitée à une moitié du corps (Fiirslner et Zacher), ou h ime main ; dans l'observation de Strïimpell, l'abdomen et la jambe droite étaient le siège des sueurs.
Un certain nombre d'expériences ont été faites en provoquant la sécrétion sudorale au moyen d'injections de pilocarpine : presque toujours il y eut un retard appréciable dans la production des sueurs. Ainsi, M. Déjerine (2) rapporte que les sueurs ne se sont montrées que douze à quinze minutes après Finjection, mais elles étaient beaucoup plus abondantes dans les régions analgésiques que dans les autres parties du corps.
^0 Troubles spliiuctéi*îens
Lorsque l'on songe à l'étendue de la lésion gliomateuse, aux dimensions des cavités qui peuvent exister dans la moelle, on ne peut s'empêcher d'être surpris de la rareté des troubles sphinctériens et de leur peu d'importance . Dans nombre de cas terminés par la mort, il n'est pas fait mention de troubles de la miction ; et dans la plupart de nos observations, il est spécifié qu'il y avait absence de troubles sphinctériens. Dans des cas exceptionnels on a signalé l'incontinence ou la rétention d'urine. Nous ne nions pas la possibilité de l'existence de troubles vésicaux ; nous en avons même observé ; ils se caractérisent surtout par des symptômes de cystite, laquelle est plutôt due à un trouble de nutrition de la vessie qu'à une altération du centre vésico-spinal. Cette cystite, si commune dans les myélopathies chroniques, se traduit par des mictions fréquentes et impérieuses, par un peu de parésic vésicale, nécessitant un effort énergique pour