Blocq. BulleUns de la Société analomique
« génitales dans une affection de la moelle peut servir d'argu- « ment en faveur du diagnostic de tumeur intra-médul- « laire. >
K° Xroiibles oculo-piipUlaîrea
Puisque la physiologie nous apprend qu'il existe dans la moelle au niveau du renflement cervico-dorsalun centre ciliospinal, on conçoit aisément que des troubles oculo-pupillaires aient été notés dans le cours d'une affection dont le siège de prédilection est précisément cette région. D'après Erb etGollz, en effet, c'est à la partie inférieure de la région cervicale et à la partie supérieure de la région dorsale, qu'il existe un centre qui influe sur l'état de la pupille : une lésion irritative de ce centre provoquera une dilatation de la pupille, sa destruction amènera, au contraire, le rétrécissement de la pupille. Il enrésulte qu'un des symptômes de la syringomyélie sera l'inégalité pupillaire ; tantôt la pupille droite a été trouvée plus grande que la gauche ; tantôt c'était l'inverse. Ce phénomène a été noté deux fois par Bernhardt (1), deux fois par Roth,par Kahler,Hehold(2),Eickholt (3),Schultzc, etc. ; dans nos observations, nous l'avons noté 10 fois sur 36 cas. En général la pupille continue à réagir normalement à la lumière et à la distance.
Certains auteurs ont été frappés de l'étroitesse presque toujours unilatérale de la fente palpébrale; Hallopeau (4) le premier a remarqué ce fait, qui depuis a été retrouvé dans la syringomyélie par Kahler, Remak, Charcot. Cette étroitesse de l'ouverture palpébrale ne dépend pas d'un ptosis qui fait défaut, mais il est associé aune rétraction du globe oculaire, et quelquefois, comme Ta spécifié Hallopeau, à un léger degré