‹ Contribution à l'étude de la syringomyélieChapitre 28 sur 63 · Rumpf. Neurologisches Centralblall · texte numérisé non relu

Rumpf. Neurologisches Centralblall

cordon latéral et à l'envahissement du cordon postérieur de l'autre côté.

D'une façon générale, il n'existe pas de lois qui régissent l'état des réflexes dans la syringomyélie ; ils sont extrêmement variables, sauf cependant le réllexe olécranien qui parait presque constamment aboli ou diminué dans le membre atrophié. La variabilité des réflexes cutanés, plantaire, crémastérien, abdominal, n'est pas moins grande.

Etat psychique

Cette maladie influe d'une façon évidente sur le moral ; elle prédispose à la neurasthénie, à l'hystérie, à l'hypochondrie. Fiirstner et Zacher ont noté la coïncidence de la paralysie générale avec la syringomyélie. Mais l'intelligence reste presque toujours intacte, et le malade peut vaquer à ses occupations tant qu'il n'est pas infirme ; le moral est souvent déprimé ; mais cet état mental est la conséquence naturelle de la situation dans laquelle se trouve un infirme, dont le cerveau est indemne.

Des formes de la syringomyélie.

Il est encore prématuré de décrire les diverses formes de cette affection : le nombre de cas bien observés en est encore trop restreint. Cependant on est en droit d'essayer de dégager mi certain nombre de types. Tout d'abord y a-t-il lieu de décrire une forme aicjuë'l Si, comme nous le croyons fermement, syringomyélie veut dire, dans l'immense majorité des cas, gliomatose médullaire, la forme aiguë n'a pas de raison d'être. Et cependant Ilai'cken (1) a décrit une forme aiguë; il y distingue trois modalités:

4° Après une période d'excitation survient une paraplégie à marche rapide, surtout des membres inférieurs, avec peu de troubles de la sensibilité.

2° Une forme bulbaire avec paralysie glosso-labio-pharyngée.

3° Une forme de paralysie ascendante aiguë.

Aucun de ces modes ne rappelle le tableau clinique de la syringomyélie: la forme aiguë n'existe pas.

Il peut exister une /orme latente', c'est-à-dire, la lésion est une simple trouvaille d'autopsie. Ces cas deviendront sans doute de plus en plus rares. A cette forme il convient de rattacher les deux observations rapportées par M"'= Bâumler: pendant la vie il n'existait aucun symptôme pouvant faire croire à une affection de la moelle épinière; cependant comme il n'est pas fait mention de l'état de la sensibilité, la dissociation aurait pu exister et avoir été méconnue. Du reste, rien

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