Lancereaux. Bulletins de la Société de Biologie
ver ces rémissions. De Renz les explique par une diminution de pression du liquide renfermé dans la cavité ; ce liquide serait résorbé par les lymphatiques.
Terminaisons
La maladie peut-elle guérir? Roth semble le croire: « Nous avons vu, dit-il, que de nombreux symptômes peu- « vent s'améliorer considérablement ; nous avons vu égale- « ment que le processus morbide peut ne pas progresser d'une « manière notable durant dix ans, par exemple. En vue de « tout cela nous pouvons admettre la possibilité de l'arrêt de « la maladie et de son amélioration considérable, et peut-être « même la disparition des symptômes morbides. »
M. le professeur Charcot met en doute la possibilité de la guérison et se demande si, dans ces cas, on n'avait pas commis une erreur de diagnostic : on a peut-être pris im hystérique pour un syringomyélique. Nous verrons au chapitre du diagnostic combien ces deux maladies peuvent se ressembler.
La maladie se termine donc par la mort. Celle-ci peut être amenée par l'évolution naturelle de la maladie ; le patient devient gâteux ; il survient des eschares, et la mort est le résultat de la cachexie nerveuse.
Mais le plus souvent la mort est amenée par des maladies intercurrentes : il n'est pas douteux que les syringomyéliques, étant donné l'état de la substance grise delà moelle, sont des genspew résistants ; leur organisme lutte difficilement contre les maladies infectieuses ; chez eux, ces affections semblent revêtir des allures plus graves : peu de syringomyéliques ont survécu à la fièvre typhoïde, à la pneumonie, la variole, l'érysipèle, sans compter la tuberculose, qui trouve chez eux un terrain bien préparé.
Les affections phlegmoneuses sont aussi de la plus haute gravité, et les interventions chirurgicales, incisions, amputations, amènent des accidents pyohémiques, suivis d'une issue
fatale. Une malade de Schultze succomba à l'opération d'une hernie étranglée, quoique l'opération eût été faite dans de très bonnes conditions.
Les troubles vésicaux, la cystite, survenant dans le cours de la maladie, peuvent eu hâter la marche: les malades succombent avec de la pyélonéphrite ascendante. On a enfin signalé la terminaison ^ax mort subite: elle survient par paralysie du diaphragme, lorsque le néoplasme occupe le niveau de la quatrième paire cervicale ; ainsi, dans l'observation de Wich mann (V. obs. XX), la mort subite fut prédite, grâce au diagnostic de la localisation de la lésion. La mort subite a aussi été causée un certain nombre de fois par l'extension de la lésion aux noyaux bulbaires : des faits de ce genre ont été relevés par Westphal, Simon, Leyden, Schultze, Eickholt, Stadelmann (1),
1. Stadelmann. Deutsches Arch. f. klin. Med. T. XXXlll. J888.