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Le gliome, suivant certains auteurs, est lié d'une façon tellement étroite à la syringomyélie, que ces deux dénominations sont devenues presque synonymes.
Mais d'abord que faut-il entendre par gliome? Les auteurs, il faut bien le reconnaître, sont loin d'être d'accord sur la signification qu'il convient de donner à ce mot; ils discutent sur son origine, sur sa natiire. Doit-il ê tre rangé dans la classe des néoplasmes ; ou est-ce un produit inflammatoire? Les traités classiques d'histologie pathologique, les dictionnaires encyclopédiques ne contiennent presque pas de renseignements sur cette question.
MM. Cornil et Ranvier le rangent parmi les tumeurs dans la classe des sarcomes, et lui donnent le nom de sarcome névro- (jlique. Voici ce qu'ils en disent : « Yircbow a donné à ces « tumeurs le nom de glyomes, à cause de leur consistance
« analogue à celle de la g-lu, et comme il trouva leur tissu « semblable à celui de la névroglie, tissu conjonctif du cer- « veau, il les sépara des sarcomes. Cependant il reconnut « implicitement leurs analogies avec ces derniers, lorsqu'il « créa les variétés de glyosarcome et de sarco-glyome. » Puis après avoir décrit les éléments du gliome, ils concluent : « Nous ne voyons donc dans les glyomes que des sarcomes « dont le tissu a une tendance à l'organisation dans le sens « de la névroglie. Le centre de ces tumeurs est généralement « en dégénérescence graisseuse... Comme tous les sarcomes, « les sarcomes névrogliques présentent souvent une dégéné- « rescence muqueuse, qui peut donner lieu à la formation de « pseudo-kystes. »
Schultze considère le gliome comme une affection spéciale de la névroglie, qui aboutit à une liyperplasie de cette névroglie.
Klebs (d) croit également que le gliome a uneslructure très voisine de la substance nerveuse ; suivant lui, il y aurait le même rapport entre le gliome oÀ la névrolgie qu'entre l'éléphantiasis et les tissus des extrémités.
Mais nous croyons qu'on peut se faire une idée un peu plus précise du gliome, en étudiant d'abord la nature de la névroglie.
Trois opinions principales ont été émises : 1° Robin considérait la névroglie comme une substance amorphe.
2° La grande majorité des auteurs, parmi lesquels il convient de citer Virchow, Kôlliker et Frey, admet que la névroglie n'est qu'une variété du tissu conjonctif.
3° La troisième opinion a été soutenue, il y a longtemps déjà par Deiters; elle a été acceptée par MM. Ranvier et Renaut. La névroglie est de la substance nerveuse.
M. Renaut (2) en particulier a défendu cette idée en s'ap-