‹ Contribution à l'étude de la syringomyélieChapitre 50 sur 63 · Hallopeau. Gazette médicale de Paris · texte numérisé non relu

Hallopeau. Gazette médicale de Paris

2, ioSvov et kchard. Archives de Physiologie. 188T.

Quant à la genèse de cette lésion, MM. Joffroy et Achard en donnent l'explication suivante, qu'ils trouvent dans la distribution des vaisseaux de la moelle. La substance blanche reçoit les vaisseaux surtout de la périphérie, par l'intermédiaire de la pie-mère ; la substance grise est nourrie par les vaisseaux nombreux et importants qui siègent dans la région de l'épendyme. La cavité se formerait « par une « oblitération des vaisseaux soit par épaissi ssement de « leurs parois, soit par thromboses, soit par les deux modes. « réunis. De cette oblitération résulteraient des foyers de « nécrobiose qui seraient le premier terme des foyers de « désintégration de Clarke. La substance ramollie consécuti- « vement à l'oblitération des vaisseaux se résorberait dans la « moelle, de la même manière qu'on la voit se résorber dans « le cerveau. »

Quant à la formation de la paroi limitante « elle est posté- « rieure à toutes les altérations que nous venons de décrire, « et sa pathogénie serait la même que pour la paroi que l'on « rencontre dans les anciens foyers d'hémorragie et de « ramollissement du cerveau. »

Langhans (1) a longuement développé une théorie ingénieuse, qui rendrait compte de la genèse des cavités. Cette théorie est fondée sur l'augmentation de la pression intracranienne dans la fosse sous-occipitale ; d'où stase sanguine et lymphatique dans la moelle ; d'où œdème et dissociation des éléments de la moelle par la sérosité œdémateuse. Pour Lanïhans, qui apporte quatre faits à l'appui de son opinion, celte augmentation de pression est causée par des tumeurs du bulbe et de la protubérance ; dans un cas il avait trouvé un sarcome mélanique du plancher du quatrième ventricule ; dans un second cas il s'agissait d'un sarcome du vermis, dans un troisième cas d'une dégénérescence sarcomateuse des plexus choroïdes ; enfin dans le quatrième cas, d'une hypertrophie en forme de tumeur des deux tonsilles, qui comprimaient la

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