Turner. Transdcl.of. the. path. Soc. Londres. T
ments de la paroi pour constituer la membrane limitante.
D'après nos propres recherches, il ne semble nullement que la cavité se forme par ramollissement nécrosique, ni par oblitération des vaisseaux que nous n'avons jamais eu l'occasion de rencontrer dans nos préparations. Mais si le mécanisme réel de l'excavation nous échappe encore, le fait existe : le gliome s'excave. D'après Schultze, le gliome renferme presque toujours une cavité, quelque petite qu'elle soit ; il est très exceptionnel qu'un gliome en soit totalement dépourvu.
Les examens que nous avons pu faire par nous-même sont trop peu nombreux, et nous serions fort embarrassé de prendre un parti radical. La théorie de la gliomatose médullaire nous paraît de beaucoup la plus satisfaisante ; elle s'applique à un grand nombre de cas ; toutes les pièces que nous avons eu l'occasion d'examiner, se rapportaient à cette variété. Mais il est prudent de ne pas être trop exclusif et de réserver certaines théories en attendant que des faits plus nombreux puissent nous fixer sur leur valeur. D'ailleurs, jusqu'à nouvel ordre la gliomatose médullaire, altération spéciale à la névroglie est distincte de la sclérose vulgaire, aussi bien que le tissu conjonctif est distinct de la névroglie, permet de se rendre un compte satisfaisant des différents symptômes de la syringomyélie.
Nous venons d'indiquer etd'énumérer les diverses explications qui ont été données pour l'intelligence de la lésion; estil possible de trouver une interprétation plausible des symptômes d'après ces lésions?
Le syndrome nouveau delasyringomyélie consiste précisément dans la dissociation des divers modes de la sensibilité. Mais, pour l'expliquer, on en est encore réduit à, une série' d'hypothèses ; car la physiologie de la sensibilité est encore incomplètement connue, malgré de nombreux travaux. L'ex^
périmentation sur les animaux, on le conçoit, ne peut donner de résultats satisfaisants, lorsqu'il s'agit de la sensibilité douloureuse ou thermique. La pathologie devra donc contribuer à éclairer la physiologie, grâce à la méthode « anatomo-clinigue^,qui a déjà permis de réaliser tant de progrès, en particulier pour le système nerveux.
Nous savons que, dans la syringomyélie, l'élément nerveux peut être respecté pendant une période fort longue : on conçoit doncquela maladie puisse rester latente pendant fortlongtemps.Le siège de prédilection du néoplasme est le renflement cervical, aussi les membres supérieurs seront-ils le plus souvent le siège des altérations de la sensibilité et de l'atrophie musculaire.
Quant aux troubles si intéressants de la sensibilité comment les expliquer? Les physiologistes ne sont pas d'accord sur le trajet que suivent dans la moelle les impressions de tact, de douleur, de température. Pour Brown-Sequard, par exemple, les impressions tactiles passeraient par les parties antérieures de la substance grise, les impressions de douleur par les parties postérieures et latérales, enfin les impressions thermiques passeraient par les parties grises centrales ; tous ces conducteurs s'entrecroiseraient dans la moelle.
Schiff, d'aprèsun grand nombre d'expériences, étaitarrivé à la conclusion, que les impressions de tact suivaient la voie des cordons postérieurs, les impressions douloureuses et thermiques cheminaient par la substance grise.
Plus récemment, Ilerzen (i) a émis une autre hypothèse : il admet une division du sens thermique en deux sens distincts ; le tact et le froid d'une part, la douleur et le chaud d'autre part, seraient associés dans la moelle ; le premier groupe suivrait la voie des cordons postérieurs, le second groupe cheminerait par la substance grise. Cette distinction de Herzen est fondée sur ce que, à la suite de la compression des nerfs, les sensations de tact et de froid disparais-