Déjerine. Semaine médicale. 12 juin
de processus divers r gliome, myélite ; M. Déjeriae affirmait que la giiomatose médullaire était l'unique cause de la syringomyélie.M.Dcbove croit qu'il est prudent, avant de trancher la question,d'aLtendre le résultat de nouvelles autopsies. « Ana- « tomiquement, dit-il, la syringomyélie est caractérisée par « une destruction de la substance grise de la moelle épinière, « destruction plus ou moins étendue dans le sens transversal « et dans le sens longitudinal. S'agit-il d'une affection ayant « pour point de départ le canal central ou d'une giiomatose, « c'est-à-dire d'une inflammation destructive de la névroglie ? « Les deux opinions ont été soutenues, et, en l'absence de « toute autopsie récente, je me garderai bien d'avoir un « avis. »
M. le professeur Charcot (1) a consacré à l'étude de "cette maladie une leçon au mois de juin 1889, et deux leçons au mois de novembre 1889. Il a montré un certain nombre de malades, qui présentaient tout le tableau symptomatique de la syringomyélie et il a mis en lumière un point nouveau, en montrant que, dans certains cas, l'hystérie pouvait réaliser l'ensemble clinique de la syringomyélie.
Les excellentes leçons de M. le professeur Charcot nous serviront de guide dans l'exposé de la symptomatologie de la syringomyélie.
Ce chapitre d'historique serait incomplet si nous n'y faisions mention d'une maladie récemment étudiée sous le nom de « maladie de Morvan », qui se caractérise par des panaris indolores avec troubles de la sensibilité et troubles tropliiques. Certains auteurs ont même voulu identifier la maladie de Morvan et la syringomyélie. Nous pensons que malgré de grandes ressemblances ce sont deux maladies distinctes.