DESCRIPTION DE L'APPAREIL
Pour réduire «et maintenir une fracture de la clavicule, il faut un appareil non inactif, comme les bandes, les écharpes, le plâtre, mais un appareil d’une activité permanente, continue, effaçant sans cesse les épaules.
Nous vous soumettons notre appareil et les cas probants que nous avons obtenus par son application, et il serait préférable d’en essayer l’efficacité avant d’abandonner le malade à sa difformité.
Principe. — L'’appareïl maintient les deux épaules en haut, en dehors et en arrière, tout en n’immobilisant pas les membres supérieurs. Il emploie des anneaux comme moyen d'appui sur les moignons de l’épaule, et c’est une armature dorsale en « dossier de chaise ren versé » qu'il utilise pour exercer sur eux une traction convenable.
- Description. — L'appareil se compose de trois parties essentielles : les anneaux, l’armature en T et la ceinture.
1° Les anneaux, métalliques, rigides, de forme cireulaire; ils sont renforcés dans leur 2/3 antérieur en
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contact avec le creux axillaire, d’une lame de ma:ïlechort lisse et arrondie; cette lame est destinée à protéger l’épiderme. Diamétralement opposé au eentre de Ja lame de maillechort se trouve un porte-mousqueton qui recevra le piton de la tige transversale;
2° L’armature en T comprend elle-même :
a) une tige verticale arrondie, qui va s’emboîter dans un tube creux fixé à la partie postérieure de la ceinture. La hauteur de cette tige est réglable à volonté au moyen d’une vis de serrage fixée sur le tube creux. Au sommet de la tige verticale nous trouvons un anneau destiné à recevoir la tige transversale; à cet anneau est adjoint une deuxième vis de serrage;
b) une tige ronde, incurvée en guidon de bicyclette; elle porte à chacune de ses deux extrémités trois pitons qui vont.se fixer au porte-mousqueton des anneaux;
3° La ceinture et les bretelles: la ceinture est métallique en arrière, de toile en avant et sur les côtés; à Ja partie postérieure elle est rembourrée pour ne pas blesser la peau du thorax. Extérieurement st par-dessus le tube creux elle est recouverte d’une plaque ex cuir qui porte deux rangées d’œillets. A la partie antérieure trois vis de pression sont fixés sur une bande de cuir.
Les bretelles sont en toile, larges de 4 à 5 centimètres ; elles portent une série d’œillets qui se fixeront aux vis de pression de la ceinture.
La ceinture et les bretelles ont uniquement pour rôle de supporter le tube creux.
Application. — L'application de l’appareil est excessivement simple et rapide. Le sujet: étant assis sur un
il vu de face
Appare
tabouret, on fixe solidement la ceinture autour de la base du thorax. Les bretelles sont fixées à la partie postérieure de la ceinture au moyen des vis de pression, ensuite elles sont croisées sur la ligne médiane, à la hauteur des omoplates; elles passent chacune sur une épaule et viennent verticalement rejoindre la pou en avant où elles sont fixées. last
Les bretelles empêchent la ceinture de glisser vers l’abdomen, et, de plus, elles abaissent le fragment interne de la clavicule fracturée.
On adapte ensuite la tige verticale dans le tub: creux et on règle la hauteur de façon à ce que la tige transversale soit au niveau de la première vertèbre dorsale.
Les anneaux sont enfilés par les deux membres supérieurs et chacun s’accroche par son porte-mousqueton à l’un des pitons (suivant la taille du sujet) de l’extrémité correspondante de la tige transversale, qui est orientée concavité en avant.
L'appareil se trouve en place et il ne reste plus qu’à pratiquer la réduction de la fracture. Pour cela on fait tourner sur son axe la tige transversale jusqu’à ce que sa concavité regarde vers en haut et vers en arrière. Dans ce mouvement les anneaux (et, solidairement, les épaules) sont entraînés vers en haut, vers en dehors, vers en arrière; la fracture est réduite. [suffit pour maintenir la réduction de bloquer la tige transversale dans cette position au moyen de la vis de serrage.
Le malade portera son appareil nuit et jour, jusqu'à ce que le cal soit reconnu solide, c’est-à-dire entre 20 et 25 jours.
aie
Dispositif pour la nuit. — Mais, nous dira-t-on, le repos du malade au lit doit être assez pénible? Pour combattre cette difficulté il suffit de faire reposer le blessé sur frois coussins épais et rigides.
La tige transversale étant convexe en uvant, il faut que ses deux extrémités n’appuient pas sur le plan du lit. Pour cela on disposera les coussins de telle sorte que l’espace qui les sépare dessine la forme d’un T': on met d’abord, au-dessus de la tige transversale, un coussin sur lequel s’appuiera la nuque. Les deux autres seront placés de part et d’autre de la tige verticale, au-dessous de l’horizontale; sur eux viendront se reposer les omoplates. De cette facon le blessé, reposant seulement su la nuque et les omoplates, n’est pas incommodé par cette position; il s’y habitue mieux qu’on ne peut le croire.
Appareil vu de dos
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