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De plus, cet appareïllage demande une surveillance quotidienne, car la traction du tube en caoutchouc sur les anneaux doit être continue.
Quand le blessé est couché, le poids du thorax dre à bout de l’élasticité du caoutchouc, et les épaules seront ramenées en avant; la réduction sera gravement compromise.
Méthode de Coureaup. — Elle consiste dans l’emploi de l’extension continue, spontanée, par le soids du membre supérieur: le blessé est couché sur un lit dont le bord correspondant au côté fracturé est rigide. L’épaule malade porte à faux; le membre supérieur pend verticalement en dehors. Le malade doit garder cette position pendant 24 heures au minimum.
On passe ensuite à la deuxième position: coude fléchi à angle droit, avant-bras reposant horizontalement sur un tabouret Le blessé garde cette deuxième position . pendant 195 à 20 jours.
Malgré d’excellents résultats obtenus, on a fait à la méthode de Coureaup plusieurs objections, dont quelques-unes sont de véritables contre-indications.
1° Le traitement est douloureux. La première position, la plus efficace, puisqu'elle réalise la coaptation la plus parfaite, est aussi la plus douloureuse. Le membre qui pend verticalement présente au bout de quelques heures un gros œdème, une teinte violacée. Le malade accuse des fourmillements, un engourdissement, une continuelle sensation de froid qui répond à un abaissement réel de la température locale. Tous ces troubles sont dûs à une mauvaise circulation veineuse, rendue très difficile par l’attitude elle-même.
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2° Le traitement au lit est gênant: il est ennuyeux pour un blessé, dont les membres inférieurs sont valides, d'être réduit à garder le décubitus dorsal, l'épaule appuyée sur un plan rigide. On aura à recouter la formation d’escharres qu'il faudra panser.
Quant aux vieillards les risques de congestion hypostatique sont trop à redouter chez eux, du fait du décubitus prelongé, pour que l’on recoure à la méthode de CouTEAUD».
Chez les enfants le traitement ne sera guère applicable, à cause de l’indocilité inhérente à leur âge.
L'état de santé, l’existence d’une affectiou antérieure, soit cardiaqu?, soit pulmonaire (bronchite, asthme, emphysème), soit nerveuse, fourniront bien souvent des contre-indication au séjour au lit.
3° La méthode ne peut être appliquée dans tous les rangs sociaux. Que des sujets aisés, qu’une femme soucieuse de la ligne de ses épaules s’y soumettent de bon gré, cela est parfaitement acceptable. Un sujet habitué à une vie active consentira mal à demeurer immobile le laps de temps nécessaire à la consolidation. Nous ne parlons pas, bien entendu, d’un ouvrier, pour qui la question d’esthétique passe au dernier plan.
4° La surveillance doit être quotidienne: les déplacements involontaires pendant le sommeil, ie glissement et l’appréhension instinctive d’une chute obligeront à surveiller les malades d’assez près pour rectifier leurs vices de position.
5° La méthode est parfois déficiente: elle ne donne pas toujours les bons résultats qu’on est en droit d’attendre d’elle.
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En résumé, la méthode de CourTeaup trouve de nombreuses contre-indications qu’on ne doit pas négliger; il faudra tenir compte, avant de se décider au choix de ce mode de traitement.
1° de l’élément douleur chez les sujets pusillanimes ;
2° du repos obligatoire au lit;
3° de l’âge;
4° de la condition sociale ;
5° de l’existence de complications tardives.
M. Soureyrax a cherché à figer la réduction que donne la position de CourEauD, au moyen d’un appareil plâtre, et à procurer ainsi au malade le bénéfice de la marche. Mais à cet appareil nous ferons les mêmes reproches qu'aux appareils plâtres.
Réduction sanglante. — Quand convient-il d'intervenir dans les fractures de la clavicules? La difficulté de maintenir juxtaposés les fragments d’une elavicule brisée a conduit les chirurgiens à renoncer aux appareils pour recourir à la suture osseuse. C’est évidemment uns solution, mais il faut prévoir les inconvénients d’une : telle intervention. ;
De prime-abord, « l’opération » n’est pas toujours acceptée par les blessés; beaucoup ne-s’y soumettent qu'avec regret, surtout les femmes, car la suture laisse nécessairement des traces. La cicatrice sera visible, malgré toutes les précautions prises; de plus, toute pression sur cette cicatrice, qui se trouve comprimée entre le plan osseux et la force extérieure, sera forcé. ment plus ou moins douloureuse.
Les blessés, porteurs d’une lésion cardiaque ou pulmonaire, supporteront très mal l’anesthésie générale.
Le danger de suppuration, malgré toutes les précautions d’asepsie, ne sera pas à négliger; dans ce cas la
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