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CHAPITRE II Aceès fébriles intenses, brusques et éphémères

La forme particulière de fièvre que nous avons en vue dans ce chapitre est, avons-nous dit dans l'historique, simplement signalée par Rilliet et Barthez, comme par d'Espine et Picot. H. Roger, qui lui aussi, y fait allusion, s’y attarde à peine davantage. « Parfois, dit-il, dans le cours d’une coqueluche intense, mais sans complication, où la chaleur est déjà un peu au-dessus de la moyenne, on constate une augmentation éphémère dont la cause est inappréciable (peut-être une poussée de congestion pulmonaire). »

Nous pensons que ces accès fébriles méritent plus qu’une aussi brève mention. Ils peuvent en effet, être parfois très intenses eten imposer pour une complication grave. Rares dans la période catarrhale, ils se montrent principalement à la période d’acmé et plus fréquemment dans les coqueluches d’une certaine intensité, comme le fait remarquer Roger. Nous en avons cependant observé dans les formes moyennes ou même légères et nous en donnons plus loin un exemple à la période de déclin, (dans ce cas la fièvre a été l’occasion d’une reprise momentanée des quintes). Ils peuvent se produire lorsqu'il existe déjà

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un léger état fébrile, mais souvent aussi au moment d’une apyrexie complète.

Quoi qu’il en soit, sans cause apparente, la température s'élève tout à coup jusqu’à 39 et 40° où même davantage (400,8 dans une de nos observations). L’ascension se produit tantôt brusquement dans l’espace d’une journée ou d'une nuit, tantôt elle n’atteint son maximum qu'en 24 ou

36 heures, mais sans qu’il ÿ aitéu de rémission. La défervescence commence aussitôt ou se faitattendre de 12 à 24 heures ; tantôt elle est complète en 12heures, tantôt elle se fait d’une façon progressive en un jour où un jour et demi. Il peut arriver également qu’elle ait lieu en deux temps séparés par une légère recrudescence. L'accès est unique on se renouvelle après deux ou trois jours; parfois aussi, il ne reparait que beaucoup plus tardivement.

Les signes physiques sont des plus variables. Le plus souvent la percussion ne donne rien; l’auscultation révèle à peine quelques ràles disséminés et un murmure respiratoire un peu rude ou légèrement affaibli.

Dans quelques cas cependant, surtout lorsque la fièvre a une certaine durée, les râles sont plus abondants ou plus fins et la respiration peut être véritablement soufflante ; mais ces signes sont ordinairement très mobiles.

L'intensité des autres symptômes : dyspnée, agitation, abattement, etc., présente aussi tous les degrés, bien qu’elle soit généralement de même, peu en rapport avec la température. La violence et la fréquence de quintes sont peu modifiées, plutôt légèrement accrues.

Ces poussées fébriles sont donc caractérisées par la soudaineté de leur début, la brièveté de leur évolution, la

mobilité et la variabilité de leurs signes physiques et fonc-

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