EFFETS PÉRIPHÉRIQUES
i. Sur la tension artérielle. Les premières études sur l'animal montrèrent l’action pressive de l’amphétamine. Depuis lors, de nombreux travaux ont été consacrés à la question. Si l’action pressive se montre dans l’ensemble dominante, il s’en faut qu’elle soit constante, et les résultats ne sont pas toujours concordants. L'examen de quelques DVSNERUNE montre bien cette variabilité des effets tensionnels.
PEOPLES et GUTTMANN ont remarqué que les sujetssayant une T. A. basse et instable réagissaient davantage qu: ceux à T. A. pius élevée et plus stable. Ils insistent sur l'influence des facteurs peisonnels.
Ils ont étudié 25 sujets, leur donnant des doses de 10 à 80 mgr. de benzédrine, 2 sujets ne montrèrent aucune variation tensionnelle, 1 seul réagit avec 20 mgr., 22 réagirent seulement avec 30 mgr. L’élévation tensionnelle, de l’ordre de 10 à 40 mm. de mercure, fut surtout marquée pour la maxima.
ALLES obtient généralement, avec 10 mgr., chez un sujet au repos, un effet pressif notable. Mais chez certains sujets, des doses plus élevées n’ont aucun effet hypertenseur.
MYERSON, LOMAN, DAMESHEK, ont étudié l’effet pressif de la benzédrine chez des malades mentaux. Ils l’ont administrée à 18 sujets par voie sous-cutanée, à des doses variant de 9 à 50 mgr. Dans tous les cas sauf un il y a eu élévation de la maxima, de 10 à 64 mm. de Hg. Les élévations de la minima ont été beaucoup moindres. En ingestion, les résultats sont semblables, mais le maximum d’effet est atteint beaucoup plus lentement.
DAYiporr et REIFENSTEIN, chez des sujets soit normaux, Soit malades mentaux, obtiennent aussi le plus souvent une élévation tensionnelle surtout systolique. Mais ils font remarquer que dans certains cas le contraire peut se produire, et la pression artérielle s’abaisser.
Davis et STEWART rapportent leurs observations en ce qui concerne la T. A. chez 74 malades parkinsoniens post-encéphalitiques traités par la benzédrine. Elles sont résumées dans le tableau sui-
vant :