OBSERVATION VIII
Hémalocèle suppurée postgrippale, trailée par slrumeclomie primitive (BérAnD) Lyon Médical, 1909, CXUHT, page 547 J. P..., 44 ans, cultivateur, entre à l'Hôtel-Dieu le 25 mars 1909. I était porteur, depuis »0 ans, d’un petit goître du lobe gauche, qui ne le gènait en aucune façon.
I Y à quatre semaines, le malade prit froid, présenta des frissons, de la céphalée, des courbalures, et dut se mettre au lit. \ ce moment, il constala que son goître augmentait légèrement de volume. Une nouvelle recrudescence très brusque se produisit, il y a quelques jours, accompagnée cetle fois de troubles fonctionnels graves : douleurs cervicales vives, irradiées à la nuque, voix étouffée, dyspnée, Ces phénomènes persistent encore au moment de l'entrée à
Phôpital, I y a de la dyspnée avec cornage, obligeant le
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malade à rester assis sur son lit. La voix est éteinte, les lèvres sont cyanosées ; dysphagie légère.
À l'examen, le cou est très volumineux ; la peau est chaude, mais ni rouge, ni œdématiée. Le corps thyroïde, gros comme une tête de fœtus, est surtout hypertrophié dans ses parties gauche et moyenne. Il est douloureux à la pression, et donne la sensation de rénittence profonde, Les voies aériennes sont vefoulées à droite de la ligne médiane, Pas de ganglions cervicaux. Pas de troubles du sympathique. Etat subfébrile, 48°. On fait le diagnostic d'hématocèle suppurée, à cause de fa progression par poussées, avant la dernière inflammation.
Opération le 27 mars 1909. Grande incision en cravate aux points déelives. Enueléation intraglandulaire de trois où quatre poches, formées par une paroi épaisse, lomenteuse, comme calcifiée çà et Jà, et contenant un liquide épais de couleur chocolat. Hémostase et drainage. Sulture presque complète de l'incision cutanée.
La constatation de diplocoques dans le contenu de ces hémalocèles ne met que mieux en évidence l’origine respiratoire de l'infection causale. La strumile à été précédée de phénomènes respiratoires ; et il est probable que linfection s’est transmise des voies respiratoires au corps thyroïde par l'intermédiaire des veines profondes avalvulées, qui desservent à la fois la
thyroïde, Fæœsophage et la trachée.