‹ Contribution À L'Étude De La Transfusion Du SangChapitre 15 sur 24 · III. — PATHOLOGIE DES GROUPES SANGUINS · texte numérisé non relu

III. — PATHOLOGIE DES GROUPES SANGUINS

Une question importante est à poser ; les diverses conditions pathologiques que nous traversons ont-elles une action sur les propriétés agglutinantes du sérum et des globules. Les diverses recherches faites à ce sujet sont négatives. Nous avons déjà dit plus haut que la possession d’un groupe quelconque ne confé-

rait aucune espèce d’immunité: d'un autre côté, plusieurs auteurs et en particulier Keynes ont attiré l’attention sur ce fait que dans certaines maladies, telles que l’anémie pernicieuse, et l’ictère hémolytique, on rencontrait des altérations importantes des principes agglutinants dans le sérum des malades atteints de ces affections. L’anémie pernicieuse nous apparaîtrait donc comme une maladie du sang dans laquelle la totalité du sang (globules et plasma) subirait les altérations pathologiques. Il se développerait à côté des agglutinatinines ordinaires, dites « major », ces agglutinines « minor » décrites par Unger, qui peuvent induire en erreur. Keynes rapporte un cas où les globules du sujet furent, au cours de la réaction de Beth-Vincent, rapidement agglutinés par le sérum du groupelTIT, ce” qui le faisait appartenir par conséquent, au groupe II. Son sérum, une fois recueilli, fut mis en présence des globules de personnes dont le groupe était connu par avance. En plus d’une agglutination rapide des globules appartenant aux personnes du groupe [TT il obtint une agglutination nette quoique plus lente, avec des globules d'individus appartenant aux groupes IT et IV, ce qui n'aurait pas dû se produire et indiquait nettement que le sérum du malade avait acquis des propriétés anormales.

C’est pour cette raison qu’en cas d’anémie pernicieuse il faut toujours faire les épreuves directes d’agglutination entre sérum du malade et globules du donneur comme nous le décrivons plus loin.

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