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semaines, alors que l’on pourrait épiler de nouveau la zone lésée, tous les trois jours.
Celle activité est à son maximum pendant toute la période où la dermatose présente les lésions du début avec une intensité constante. Mais on la verra diminuer plus tard au point de tomber au-dessous de la normale.
Celte repousse de cheveux fait apparaître au bout de peu de temps des poils de récente formation sur la plaque atteinte, mais on en constate difficilement la présence. Ces jeunes cheveux deviennent en effet très rapidement adultes, et alors, ils sont envahis par le microphyte et se cassent comme l’avaient fait les premiers lors de l'invasion.
Plus tard on pourra les reconnaître, parce que la croissance se ralentira, mais il ne faudra jamais se fier au nombre et à la qualité des chevêéux récemment parus, parce qu’il se fera presque toujours de nouvelles invasions dans leur intérieur.
Il va donc s'établir une sorte de roulement, d’alternatives d'apparence saine et d’aspect pathologique, à mesure que les cheveux repousseront d’abord jeunes et indemmes, ensuite adultes et envahis. La proportion des cheveux atteints ira sans doute en décroissant, mais il en restera toujours jusqu’à une période très rapprochée de la guérison ; quelques-uns présenteront encore des délabrements considérables, et seront remplis et environués de spores.
La plaque primitive reste très rarement isolée. Peu de temps après l'invasion, si un traitement rationnel ne protège pas le reste du cuir chevelu, il apparait de nouveaux points d’inoculation. Ce sont des infections secondaires
produites par la pénétration de spores transportées de la plaque primitive.
Ces plaques secondaires sont loin de présenter une aussi grande intensité que la première apparue. Les cheveux y sont rarement atteints en totalité. Elles subissent beaucoup mieux l'influence des divers traitements, et lorsque la même action thérapeutique a été exercée sur tous les points, les plaques secondaires sont guéries bien avant la plaque initiale.
Ces inoculations si fréquentes présentent plusieurs variélés, tantôt en plaques arrondies bien nettes, de la dimension d’une pièce de 1 franc à 3 francs, tantôt en points disséminés, où à peine quelques cheveux sont envahis. Ces points peuvent être très nombreux: nous en avons compté 32 chez un malade. Les lésions des quelques cheveux atteints sur ce point sont semblables à celles de Ia plaque primitive, mais elles disparaissent assez rapidement eu laissant seulement une petite zône où les cheveux qui ont fini par tomber ne repoussent que très lentement.
Tantôt l’extension a lieu en nappe. En quelques jours, une large zône est prise; on trouve des spores sur un cercle très étendu (Obs. V). Mais si l’on hésite quelque temps avant de conseiller l’épilation, et que l'on se soit contenté de prescrire des applications de teinture d’iode, l’on est tout étonné de voir le mal s'amender au point qu’on n’y retrouve plus la moindre lésion dès un mois après. Il semble que sur ces plaques secondaires le tri-
cophylon ait perdu de son activité, comme si après avoir.
Audrain | - 5