DETTES
plus sûr moyen pour parvenir à ce résultat, est d’employer les pinces à mors plats, et d'en appliquer fortement une des branches sur la peau avant de rapprocher l’autre. On enlève ainsi tout ce qui peut laisser prise.
M. le D' Du Castel a fait construire chez Collin un modèle de pince à épiler que nous devons signaler; elle est remarquable en ce que les mors sont placés sur le côté des branches, Il faut pour s'en servir coucher la pince parallèlement au cuir chevelu, et après avoir saisi les cheveux à avulser, exécuter un léger mouvement de supination. C’est dans l'exécution de ce mouvement de rotation imprimé à la pince autour de son axe que se trouve la supériorité de cet instrument ; car on peut l’exécuter avec une très grande douceur. En effet, l'extréimité de la pince quand elle est fermée représente un cylindre ; aussi lorsque le poil est saisi, on n’a qu’à faire rouler cette extrémité à plat sur le cuir chevelu, pour entraîner le cheveu d’un mouvement doux et progressif. Nous devons signaler que l'épilation avec cet instrument est moins douloureuse qu ‘avec la pince en usage.
De plus les mouvements brusques et saccadés étant supprimés, on enlèvera beaucoup de cheveux malades sans les casser. à :
“RS l'on n'a pu le faire d’ emblée : on pratique d'abord
l'épilation rapide, puis les râclages, et enfin l’on épile de nouveau pour enlever les tronçons apparus. Toutefois celte seconde méthode est beaucoup plus douloureuse que la première et est moins efficace. En effet, aussitôt l'épilation primitive achevée, la peau se gonfle et devient tuméfiée. Le râclage exagère encore cet état inflam -
ne.
matoire, et on ne voit plus qu’une surface lisse tendue, douloureuse, en dessous de laquelle se trouvent encore de nombreux tronçons que l’on pouvait avulser par la première méthode.
IT. — Maintenant que la surface de la peau se trouve absolument et complètement propre, déblayée de tous les cheveux, bons ou mauvais, l’on pratique les injections.
Les injections sont faites avec la solution suivante :
Solution.
Sublime ;#-mssmss.0.07:01 Acide tartrique. … . .- 0 6r. 40 Chlorhyde de cocaïne . 1 gramme Alcool} ..
taude se " 30 grammes.
Cette formule a été choisie pour faire agir sur les spores le sublimé acide. Nous savons, en effet, d’après les données de la bactériologie, qu’en rendant le sublimé acide, on agit d’abord sur l’enveloppe des spores qui sont dès lors plus susceptibles de subir l’action destructive du bichlorure. Cette idée nous a été suggérée par notre interne et ami M. Durante.
Toutefois nous reviendrons sur la part d’action que nous attribuons à ces diverses substances.
. Les injections sont pratiquées dans l'épaisseur du derme. On peut employer de préférence les aiguilles très fines récemment construites, qui pénètrent le cuir chevelu sans douleur appréciable, et presque sans que le malade en ait conscience.
en TiEs
On couche obliquement la pointe et on la dirige de façon à ce qu’elle fasse avec la peau un angle de 30 degrés environ. Lorsque cette direction est à peu près exacte, on enfonce l'aiguille jusqu’à ce qu’en poussant le liquide celui-ci n’apparaisse pas sur la peau. La très grande longueur de l’ouverture qui termine l'aiguille permet d’injecter alors à travers le derme. De plus les couches profondes de l’épiderme se trouvent aussi inondées.
Le liquide se répand en nappe, et il suffit de-pousser pour chaque piqûre la longueur de trois petites divisions d’une seringue de Pravaz; on a ainsi une goutte ou un peu plus de liquide qui s'étale dans les couches profondes. L’on voit en effet un petit cercle blanchâtre s'établir, et en retirant la pointe, ce cercle subsiste environ 2 ou 3 secondes pour reprendre la teinte rosée du reste : de la surface de la plaque. Quelques minutes après on voit comme un pointillé -hémorrhagique se produire au niveau de la zone injectée.
Telle est la technique de l'injection intra-dermique qui nous a donné les meilleurs résultats sans avoir présenté le moindre accident.
Signalons maintenant les conséquences que nous avons eu à déplorer dans la pratique des injections.
L’injection faite très superficiellement à travers l'épiderme ou sous l’épiderme détermine de petites eschares. Ces nécroses très légères sont sans importance au point de vue de la conservation du cheveu, mais déterminent de petites plaies qui arrêtent à leur niveau la marche du traitement. De plus, elles n’alteignent pas le but désiré,
Le
hors
qui est de détruire les spores le plus profondément qu’il est possible.
Si les injections sont failes trop profondément il se produit une action très violente sur la vitalité des papilles des cheveux, et l’on peut craindre des plaques d’alopécie expérimentale.
Enfn, il ne faut injecter à travers le derme que des quantités très faibles à la fois, nous avons dit une goutte. Toutes les fois que nous avons poussé un peu plus violemment l'injection nous avons déterminé des eschares.
La pratique de ces injections est donc d’une technique assez délicate. Pourtant l’on arrive assez rapidement à en acquérir l'habitude, et alors on peut en pratiquer un grand nombre en quelques secondes.
L'on pourrait croire tout d’abord que ces injections sont d'une application difficile à cause de la douleur qu'elles doïvent déterminer,
A ce sujet, nous avons constaté qu'elles sont très facilement supportées lorsque la région n’est pas trop enflammée. La douleur est très courte, et le chlorhydrate de cocaïne insensibilise assez rapidement pour que non seulement le point injecté cesse d’être douloureux, mais encore pour que l’on puisse imbriquer les autres piqûres tout autour sans que le malade en souffre.
Toutefois nous avons observé qu'à mesure que le traitement se prolonge le petit malade perd de son courage, et lorsqu’à la première séance, il s’est montré d’un stoïcisme élonnant ilest devenu aussi pusillanime que possible à la cinquième ou à la sixième. D'où le précepte de faire le plus que possible à la première séance.
RS
Quant aux résultats obtenus, ils nous ont étonné par leur netteté. Le thème invariable que nous reproduirions si nous cilions toutes nos observations est le suivant :
Les piqûres étant semées çà et là sur une plaque en pleine activité morbide, on ne constate les premiers jours qu’un peu de tuméfaction.
Dès cinq jours après, on observe des zônes plus pâles que le reste de la plaque, zônes où la peau est plus lisse, un peu déprimée. -
Douze jours après la piqûre, ces zônes correspondantes aux territoires injectés, sont blanches, très lisses, non recouvertes de cheveux, el ne présentant plus ni tronçons enveloppés de spores, ni squames. À l'examen microscopique des lames superficielles, on ne trouve plus rien d’anormal,
Au bout de 15 ou 20 jours, l'aspect est plus étonnant encore. Si l’on n’a pas touché à la région malade depuis le jour où l’on a fait les piqûres, on voit qu’il existe de petits cercles très bien arrondis, tous d’écales dimensions de 8 millimètres de diamètre en moyenne, où la peau est blanche, lisse, alors que les intervalles présentent toutes les lésions ordinaires.
Cet aspect se prolonge encore longtemps et nous avons pu compter nos piqûres, un -mois après les avoir pratiquées, sans avoir recours à la moindre note.
Les cheveux ne repoussent que très tard, trois semaines, un MOIS, même deux mois après au niveau des points injectés.
Ce traitement pour être complet doit être appliqué dans
toute son intensité dès la première séance.
On prépare seulement la plaque d'avance par quelque application de teinture d’iode, puis après l’épilation et le râclage on fait des piqûres assez nombreuses pour les imbriquer les unes sur les autres en ne laissant pas autant que possible d’interstices entre elles. Nous avons pu faire 50 piqûres dans une seule seule séance, sans avoir eu plus tard à regretter notre intervention.
C'est là une véritable opération, mais qui est en général très bien supportée. Récemment un enfant qui était venu en trémblant, a avoué n’avoir pas souffert. Un autre, désireux de guérir, pleurait après l’opération parce que l’on refusait de lui multiplier encore les injections; or, nous lui en avions pratiqué plus de quarante. Nous insistons seulement sur la nécessité de profiter du premier jour, car si l’on répèle souvent le traitement, l'enfant finit par ne plus pouvoir le supporter, sans doute à cause d’un certain degré d’inflammation qui subsiste longtemps après.
Nous avons attribué tout d’abord l’action prédominante au sublimé rendu acide. Nous devons signaler que les résultats ont été bien moindres lorsque nous nous sommes servis de la formule suivante :
Sublimé 7 AC. tartrique | FR Ba 272 00 Le JO
La douleur était la même, et la transformation ne se produisait pas aussi nettement. Cependant la proportion de sublimé était plus considérable. Nous nous demandons si, conformément à notre théorie sur le rôle des
on D ja un grand rôle thérapeutique
de la première solution.
‘être une
ti 0 5):