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nie caséeuse, qui occupe la moitié inférieure du poumon droit.
La cuti-réaction, qui a été constamment positive, ne diminue d'intensité que 48 heures avant la mort.
OBsERvATION VI. — Enfant G., René, 5 mois. Présente à l’entrée un état d’hypothrepsie léger et une anémie assez prononcée ; pas de troubles digestifs. A l’auscultation, on entend des râles de bronchite disséminés. L’examen radioscopiqué est pratiqué et montre de grosses ombres ganglionnaires. La cuti-réaction est très forte.
Température oscillant entre 3802 et 390, Apparition de convulsions et de vomissements. L'enfant meurt avec des symptômes méningés et une température de 3905 dix jours après son entrée dans le service.
A l’autopsie : méningite tuberculeuse et granulie généralisée.
La cuti-réaction présente la même intensité pendant cinq jours. Puis elle fléchit progressivement, ei 48 heures avant la mort elle est à peine perceptible.
OBSERVATION VII. — Enfant M., Ginette : 3 mois. Allaitement mixte. A l'entrée, signes de tuberculose gangliopulmonaire du sommet droit. L'enfant meurt huit jours après, présentant les symptômes d’une méningite tuberculeuse à forme éclamptique.
Pie-mérite basilaire confirmée par l’autopsie.
La cuti-réaction pratiquée à l’entrée est positive. On la répète toutes les 24 heures ; elle reste positive, et ce n'est que 36 heures avant le mort qu'on note une diminution de son intensité.
OBSERVATION VIII. — Enfant M., André : 8 mois. Père et mère tuberculeux. Entre dans le service pour une bronchite asthmatiforme. Depuis deux mois, l’enfant tousse et maigrit. A l’auscultation, on entend des râles ronflants et sibilants disséminés ; on trouve également des signes de. tuberculose ganglio-pulmonaire du sommet gauche. L'examen du liquide céphalo-rachidien montre l'existence d’une réaction méningée légère, qui se traduit par une hyperalluminose discrète et la présence de quelques lymphocytes.
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Mais pas de bacille de Koch. — La cuti-réaction est for‘ tement positive. L'enfant meurt six jours après son entrée avec des signes de bronchite capillaire.
A l’autopsie : granulie pulmonaire.
La cuti-réaction reste positive ; la veille de la mort, elle est encore nette.
Il résulte de ces observations que dans 3 cas de méningite tuberculeuse 2 cas de méningite tuberculeuse avec granulie généralisée ; 2 cas de granulie pulmonaire ; 1 cas de broncho-pneumonie caséeuse,
la cuti-réaction s’est montrée constamment positive. Elle s’est seulement atténuée parfois dans les derniers jours de la vie. Plus rarement, sa disparition a été complète et ne s’est d’ailleurs produite que dans les heures qui ont précédé la mort.
Contrairement à cette assertion que la cuti-réaction devient négative à la période dite de généralisation tuberculeuse, témoignant ainsi d’un état d’anergie terminal, nous pensons qu’à cette phase ultime de l’évolution tuberculeuse la réaction tuberculinique reste le plus souvent positive. Elle peut présenter des diminutions dans son intensité et dans sa durée, mais ce n’est guère que d’une façon tardive, quelques jours avant l'issue fatale. Quant à sa disparition complète, assez rarement constatée du reste, on ne l’observe qu’aux approches de la mort, dans les toutes dernières heures de la vie. La cuti-réaction
négative est, si l’on peut dire, un signe pré-agoniqué.
Au point de vue du diagnostic, la cuti-réaction conserve donc une valeur capitale au cours de cette généralisation tuberculeuse, dont les formes cliniques sont si atypiques dans leur symptômatologie. Dans la plupart des cas, de même qu’à la période d'état de la maladie, elle permettra seule de porter un diagnostic ferme.
Au point de vue du pronostic, par contre, l'intérêt de la cuti-réaction sera, semble-t-il, quasi nul. Si, pour certains auteurs, la cuti-réaction par ses variations est susceptible de fournir chez l’adulte des indications intéressantes pour le pronostic, il n’en est pas de même chez le nourrisson. Lorsqu'elle disparaît, d’une façon très inconstante du reste, lorsque même on note seulement une diminution de l'intensité réactionnelle, l’enfant est à la veille de succomber. Sans doute, l’absence de la réaction permet alors de porter un pronostic fatal. Maïs les signes cliniques, par leur aggravation, nous ont déjà fait entrevoir un dénouement prochain.
La cuti-réaction, en un mot, apporte un appoint précieux au diagnostic, mais non au pronostic de la généralisation tuberculeuse chez le nourrisson.