‹ Contribution à l'étude de la tuberculine-réaction: La cuti-réaction à la période de généralisation tuberculeuse dans la première enfanceChapitre 6 sur 14 · A) SA VALEUR DANS LE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

A) SA VALEUR DANS LE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE

19 Chez l' Adulte

C'est un fait d'observation courante que, chez l’adolescent et plus encore chez l’adulte, la cutiréaction ne présente qu’un intérêt médiocre pour le diagnostic de la tuberculose. À mesure que l'individu avance en âge, la proportion des cuti-réactions positive augmente, si bien que chez l’adulte, après vingt ans, elle est de 98 pour 100, pour ne pas dire 100 pour 100. Il suffit que le sujet, avant d'arriver à l’âge adulte, ait subi, comme c’est la règle, une légère infection larvée qui, le plus souvent (dans cinq pour six des cas environ), demeurera toujours latente et l’immunisera ainsi sans doute, pour que la cuti- -réaction soit chez lui positive, Elle sera également positive chez les individus qui, à un moment donné de leur existence, ont présenté des lésions tuber-

culeuses indiscutables et qui, en apparence tout au moins, sont guéris. De même, enfin, au cours d’une tuberculose évolutive. |

Une cuti-réaction positive ne fournit donc aucun élément d'appréciation, ni sur la latence, ni sur l’évolution ou la non-évolution des lésions. Ce qu’elle apprend, c’est que l’organisme antérieurement a subi à coup sûr l’imprégnation tuberculeuse et peut-être aussi qu'il est toujours porteur de bacilles vivants. . Or, tous les individus arrivés à l’âge adulte, ou presque tous, ont été touchés par l'infection tuberculeuse. Cette « tuberculisation » des sujets pendant l’enfance, qui les rend aptes à réagir à l’épreuve de la tuberculine, sans que cependant on puisse déceler chez eux aucune manifestation tuberculeuse, devient de plus en plus fréquente à mesure que l’âge avance. Aussi le nombre des cuti-réactions positives augmentet-il en conséquence. Chez l'adulte, qui réagit toujours positivement, on ne doit pas conclure de ce fait qu’il est sous le coup d’une évolution tuberculeuse. La spécificité de la méthode n’est pas en défaut ; la méthode est seulement trop sensible, pourrait-on dire. Mais par là elle perd toute valeur diagnostique et son intérêt clinique devient quasi-nul. On ne pourra donc pas s'adresser à la cuti-réaction pour poser un diagnostic de tuberculose. Celui-ci sera demandé à la clinique, à la radiologie et avant tout au laboratoire, la constatation directe du bacille de Koch étant le

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