PATHOGÉNIE
Le Professeur J.-L. Faure a donné, au Congrès de Rome (1962), son opinion sur l'origine ascendante par voie lympathique, dans la plupart des cas, de la tuberculose annexielle.
Depuis, les théories se sont accumulées et sont, tour à tour, à l'honneur : infection par voie sanguine, par voie péritonéale, etc.
Des expériences ont été faites pour prouver la possibilté de ces modes de contagion. On peut leur reprocher de réaliser des conditions qui ne se voient guère dans les processus naturels.
Selon les formes plus ou moins diverses que chaque auteur observe, une opinion lui paraît manifestement être la vraie.
Pour nous, sans prendre parti, nous dirons qu’il ne nous semble qu'aucune raison valable ait été opposée à la théorie ascendante, tout au contraire. Le Professeur J.-L. Faure signalait une phase de métrite précédant les troubles annexiels. Or, nous verrons que Greennberg, dans son importante statistique de 200 cas ayant eu la possibilité de faire analyser les muqueuses utérines, y a trouvé des lésions tuberculeuses dans
PTE
72,6 %, et de la lencorrhée préexistante aux troubles annexiels dans 75 % des cas. Nous versons ces données aux débats toujours ouverts.
Signalons f’opinion que le Docteur Champy a bien voulu nous exposer. La contamination serait au début péritonéale. Les bacilles tuberculeux entraînés avec le liquide d’ascite pénétreraient dans les trompes par l’'ostium abdominal et se fixeraient dans la muqueuse tubaire. Après une période plus ou moins durable de latence, la tuberculose se développerait in situ, créant ainsi la salpingite tuberculeuse.