‹ Contribution a l'étude de la Tuberculose du Premier AgeChapitre 25 sur 29 · EN A · texte numérisé non relu

EN A

Autopsie.

A l'ouverture de la cavité crânienne, on trouve au-dessus du: feuillet arachnoïdien un caillot sanguin large, étalé, pesant 30 grammes et répondant au lobe fronto-pariétal gauche.

A la coupe transversale du cerveau le ventricule latéral gauche apparaît rempli de sang. Les caillots sanguins se prolongent par l'intermédiaire du trou de Mouro avec le ventri-: cule moyen qu'ils remplissent, puis de là pénètrent par l’aqueduc de Sylvius dans le quatrième ventricule où ils constituent une masse triangulaire à sommet supérieur.

Du quatrième ventricule le sang a fusé sous la pie-mère cérébelleuse et formé là au niveau du vernis inferior une collection des dimensions d’une pièce de Cinquante centimes. La pie-mère cérébelleuse est injectée de sang, particulièrementau niveau du bord postérieur de l'hémisphère cérébelleux. droit. La partie antérieure du ventricule latéral gauche est réduite à l’état de bouillie et l’on voit l’épanchement sanguin faire irruption au dehors et former saillie au niveau de la scissure interhémisphérique pour de là s’insinuer au-dessous de la pie-mère des lobes frontaux droit et surtout gauche.

Sur le trajet de la sylvienne droite se trouve un véritable semis de granulations tuberculeuses ayant à peu près pour la plupart le volume d'un grain de mil. Les granulations sont surtout abondantes au niveau de la scissure de Sylvius et elles se prolongent en suivant le trajet des vaisseaux le long de la scissure rolandique. Çà et là les granulations apparaissent baignées dans un exsudat purulent.

Même exsudat purulent avec granulations tuberculeuses au niveau de la scissure de Sylvius du côté gauche.

À l'ouverture du thorax, pas de liquide dans les plèvres, pas d'adhérences pleurales.

Les deux poumons sont littéralement farcis de granulations miliaires. Ces granulations font saillie sous les plèvres, se présentant sous forme de petits grains translucides ayant les

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uns le volume d’une tête d'épingle, les autres celui d'un grain de millet. 2 d

Sur le bord postérieur du poumon droit se voit un gros tubercule caséeux du volume d’une petite noisette...

Les ganglions trachéo-bronchiques droitssont considérable ment hypertrophiés, les plus gros atteignent les dimensions d’une noix. Ils sont durs et présentent à la coupe un aspect blanchûtre.

A l'ouverture de l'abdomen, pas de péritonite, pas d’ascite.

Le foie pèse 260 grammes. On le voit parsemé de granula- .tions transparentes, miliaires, les plus petites se présentant sous l'aspect d'un véritable pointillé. Elles font sous la séreuse une saillie appréciable à la vue et au toucher.

Sur diverses coupes il ne semble pas qu'il existe de granulations dans l’intérieur même de la glande hépatique.

La rate augmentée de volume pèse 60 grammes ; elle est parsemée à sa superficie et dans son intérieur de granulations tuberculeuses.

Ces mêmes granulations se retrouvent, mais très petites, sur les deux reins, notamment au niveau de la zone limitante du rein droit.

Rien du côté du péricarde pariétal. En revanche, sous le péricardeviscéral, nous trouvons au niveau de l’auricule gaucheune granulation et presque à la pointe du cœur six granulations tuberculeuses. Deux granulations dans la paroi antérieure du ventricule droit, en plein myocarde.

Rien du côté des testicules.

Sur toute l'étendue de l'intestin grêle, il existe de nombreuses ulcérations de la dimension d’un petit pois ou d’une tête d’épingle. Quelques-unes siègent sur des petites saillies proéminentes et l'ensemble rappelle l'aspect d’une pustule variolique ombiliquée.

Toutes ces pièces ont été présentées par nous à la Société anatomique dans sa séance du 15 janvier 1886.

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OBSERVATION X (PERSONNELLE) ect ÊIES

Tuberculose ç RAR du poumon.

“Sec. (Adèle), âgée de quatre mots, Fo le nIeEAsE l'hôpital Tenon, salle Valleix, n° 3.

. Quoïquenourrie au biberon, l’enfantallaittrès Dion lorsdeson be et offrait toutes les apparences de la plus parfaite santé. | La mère, en revanche, est une phthisique avancée, toussant depuis quatre ans, ayant craché du sang. Son amaigrissement est extrême comme aussi sa débilité : elle a des sueurs noc-

turnes profuses.

A l'examen du thorax : caverne avec gargouillement et bruit de pot fêlé sous la clavicule droite : infiltration du haut en bas du poumon gauche. Ajoutons que les crachats de la maa de examinés d’après la méthode d'Ehrlich contiennent un très grand nombre de bacilles.

Dans la nuit du 22 juillet, l'enfant, qui jusque-là se portait très bien, est prise de convulsions.

Le lendemain matin, 23 juillet, fièvre vive (41°), bien qu’on ne trouve absolument rien d’anormal du côté de l'appareil respiratoire du côté de la gorge ou de l’abdomen.

Diarrhée abondante, verdâtre. Onctions chaudes sur l’abdomen. Potion avec 20 grammes d’hydrolat de tilleul et 25 centigrammes de bromure de potassium.

L'enfant meurt dans la matinée du 24

Autopsie.

(Faite le 25 juillet.)

Rien du côté du péritoine. Foie gras, pesant 180 grammes. Rate et reins normaux. Pas de ganglions mésentériques. Rien du côté de l'intestin, si ce n’est une psorenterie très nette, marquée surtout sur la dernière portion de l’iléon et le gros intestin. Méninges et cerveau absolument sains.

Di

Rien dans les plèvres.

Cœur normal.

Poumons absolument sains ; seulement au niveau du hile du poumon droit on trouve quatre ganglions augmentés de volume et durs. Le plus gros a le volume d’une aveline, Sur une coupe ces ganglions présentent un aspect jaunâtre et sont en partie caséeux. Le plus volumineux présente une partie centrale ramollie, demi-fluide. Nous avons fait plusieurs préparations, d’après la méthode d'Ehrlich, de cette partie fluide et nous avons pu y constater nettement la présence d’un assez grand nombre de bacilles.

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