ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Nous ne voulons pas à propos de l'anatomie pathologique refaire l'historique de la grande question de la tuberculose; nous ne dirons pas la conception si lumineuse de Laënnec, un instant ébranlée par les affirmations de Reinhardt et de Wirchow, puis de nouveau triomphante grâce aux belles recherches de Grancher et de Thaon. Nous ne parlerons pas davantage de la nouvelle phase dans laquelle vient d’entrer la question avec les inoculations de Villemin d’une part et d’autre part la découverte de R. Koch.
Pour intéressant que puisse être ce chapitre, il nous entrainerait trop loin ; il a trait d’ailleurs à des faits aujourd'hui bien connus au sujet desquels nous ne pourrions que nous exposer à d’inutiles redites.
A ne considérer que les cas qui ont été soumis à notre observation, nous distinguerons trois groupes de faits :
1° Les cas où il s’est agi de tuberculose vulgaire, banale; ce sont de beaucoup les plus nombreux. Il est cependant à ceLégard une particularité qui, pour connue qu’elle soit, mérite, à notre sens, d’être soulignée de nouveau. C’est la
coexistence presque constante de noyaux ou de blocs de broncho-pneumonie dont la partie centrale est constituée soit par un petit amas caséeux, soit par une cavernule. M. Cadet de Gassicourt a eu le grand mérite d’insister sur ce point : nous verrons plus loin que ce fait vient à l’appui d'une théorie que nous allons développer dans un instant.
2 Dans un second groupe nous plaçons les cas de . tuberculose miliaire aiguë généralisée dont notre observation IX est un très bel exemple. Faisons remarquer en passant que dans ce cas il existait au niveau du bord postérieur du poumon droit un gros tubercule caséeux et que la théorie de Buhl — pour exagérée qu’elle soit d’une façon générale — trouvait ici son application.
3° Enfin dans un troisième et dernier groupe nous rangerons le cas, et nous en possédons deux (obs. X et XI), où le diagnostic anatomique : tuberculose, ne s'imposait pas par l’examen microscopique et où l'examen |bactériologique était nécessaire pour lever tous les doutes.
Au point de vue de la lésion des organes et de la nature
de la lésion, nos onze cas se répartissent de la façon sui-
vante :
des cavernes. . #4 fois.
de la bronchopneumonie , 9 —
Nous | des noyaux ca-
Le poumon était tuber- ) : avons / ; CULCUS RE EEE 10 fois. : ; SCC OR rencontré :
de la tuberculose miliaire PUMA NNMIRE—
La plèvre costale . . .
Les ganglions trachéo-
bIONCHQUES ER RE
Le cœur et le péricarde. 41 —