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Le P.A.S. a été utilisé sous forme de granulés de Paraamino-Salicylate de Sodium, présenté par la Société Parisienne d’Expansion Chimique. La dose employée a varié selon les cas de une cuillerée à café à deux cuillerées à dessert par jour, une cuillerée à café correspondant à 2,50 gr. de Para-amino-Salicylate de Sodium. La durée moyenne des cures a été d’une quinzaine de jours ; le médi- : cament est donné dissous dans un peu de lait ou administré : directement à la cuiller. L’ingestion du produit amène une : salivation abondante et les malades ne se soumettent que de fort mauvaise grâce à un tel traitement ; les cures prolongées ne peuvent être envisagées que chez des sujets tout particulièrement dociles. £
Enfin, dans un cas (Observation XIV) le malade a été soumis à un traitement adjuvant à l’Isoniazide, hydrazide de l'acide iso-nicotinique. Le sujet a reçu quotidiennement
un comprimé à 0,05 d’Isoniazide, en deux prises. — Résultats. |
‘Nous avons relevé 14 observations :
I — Chat, 2 ans: blépharo-conjonctivite plastique, avec adénite mésentérique {Collet et Coulon).
IT. — Chat, 3 ans : blépharo-conjonctivite hyperplasique, avec adénite mésentérique (Collet et Coulon).
IL. — Chat, 3 ans: ulcère cornéen panneux, tuberculome irien, conjonctivite tuberculeuse, adénite mésentérique (Collet et Coulon).
IV. — Chatte, 4 ans: ostéomyélite radiale gauche, gommes cutanées multiples, adénite mésentérique (Collet et Coulon).
V. — Chat, 3 ans: blépharo-conjonctivite hyperplasique, adénites maxillaire et mésentérique, gomme palpébrale, ostéite du coude (Collet et Coulon).
VI. — Chatte, 6 ans: dermite hyperplasique nasale, blépharo-conjonctivite plastique et ulcéreuse, adénites sous-maxillaire et mésentérique, ulcère cutané, ostéomyélite radiale {Collet et Coulon).
VII. — Chat, 4 ans: tuberculose fongueuse et ulcéreuse de l’avantbras, ostéomyélite radiale, lymphangite nodulaire, gomme palpébrale, adénites multiples (Collet et Coulon). ;
Le ECS
VIII. — Chatte, 14 ans : tuberculose ulcéreuse de la joue (Cantenot).
IX. — (Chat, 1 an: hyperplasie palpébrale avec abcès, début de pneumonie, ostéite olécranienne, adénite mésentérique.
X. — Chat, 1 an: tuberculose de l’avant-bras, ostéomyélite radiale, adénite mésentérique. |
XL — Chatte, 4 ans: dermite hyperplasique nasale, ostéite faciale, vulvite, adénites inguinale et mésentérique.
XIL — Chat, $ ans: blépharo-conjonctivite productive, kératite,
x * 2 PA ; TE ulcère cutané, adénite mésentérique.
XIIL. — Chat, 1 an : ostéite radiale et ostéomyélite tibiale fistulisée, adénite mésentérique.
XIV. — Chatte, 8 ans: conjonctivite, dermite faciale, abcès, adénopathie sous-maxillaire.
a) Régularisation de la température.
Le premier effet des injections de didromycine consiste en la régularisation de la température des malades. Au bout de trois ou quatre jours de traitement, la température est ramenée à la normale ; et cette apyrexie se maintient durant plusieurs jours. Et c’est ainsi que chez des sujets hyperthermiques on a pu pratiquer quelques injections de didromycine pour obteñir un équilibre thermique satisfaisant en vue d’une tuberculination qui se serait avérée impossible auparavant (observations IV, VI).
b) Sfabilisation et guérison anatomique des lésions.
On pourrait croire, d’après les expériences de Levaditi et Waisman sur la souris tuberculisée, que la dihydrostreptomycine ne peut amener qu'un arrêt du processus tuberculeux au stade même où il existe avant l'institution de la thérapeutique. Or, dans les manifestations externes de la tuberculose spontanée du chat, à la suite du traitement à l: didromycine, non seulement les lésions ne s’aggravent pas, mais, bien mieux, elles rétrocèdent au point de disparaître totalement. Comme le disent P. Collet, G. Cantenot et
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J. Coulon, « c’est véritablement d’une guérison anatomique des lésions qu'il s’agit ».
Suivant leur nature, les lésions rétrocèdent plus ou moins rapidement. .
Ce sont les gommes et les ulcères cutanés qui disparaissent les premiers. Ainsi les nodules sous-cutanés de la région cervico-dorsale du chat de lobservation IV ont diminué dès le 6° jour du traitement, et au 9° jour ils n’ont laissé qu’une trace fibreuse qui a disparu par la suite. Dans l’observation V la gomme palpébrale diminue dès le 4 jour, elle est imperceptible au 6*'jour. Après tamponnements locaux à la didromycine et injections sous-cutanées durant $ jours, la plaie ulcéreuse du chat VIII à diminué de plus de moitié ; elle est complètement guérie au bout de 16 jours. L’observation XII nous montre un ulcère palpébral comblé en 9 jours. Les lésions conjonctivales ont accusé une diminution sensible dès le 8° jour de la thérapie. La vaste lésion ulcéreuse et fongueuse du chat de l’observation VII commence à se cicatriser au 14 jour du traitement.
Les deux cas de rhinites hypertrophiantes avec dermites faciales (observations VI et XI) ont subi une diminution de volume dès les 6’ et 7° jours et ont totalement disparu par. la suite. Ne
L’ulcère cornéen (observation III) s’est révélé plus tenace. .
Une ostéite du coude (observation V) disparaît après la 30° injection. Une ostéite radiale (observation XIII) rétrocède au bout du 12° jour ; et il ne restera par la suite qu’une petite zone fibreuse en regard.
Les ostéomyélites sont plus résistantes à la médication. Mais on serait tenté de croire que, de telles lésions, arrivées au stade où on les observe généralement avant l'institution de la thérapeutique, soient irréversibles. Il n’en est rien, elles guérissent parfaitement ; ; et quand on considère le bouleversement qui s’est produit au niveau du foyer ostéomyélitique, on ne peut être qu’émerveillé en constatant, sous l'influence du traitement, le remaniement complet ra couches osseuses avec recalcification et retour à une anatomie tout à fait normale.
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Les adénopathies sont les lésions les plus tenaces, elles ne rétrocèdent que lentement. Cependant les adénites sousmaxillaires et inguinales sont devenues imperceptibles en fin de traitement. Plus résistantes sont les adénites mésentériques ; et bien que dans la majorité des cas observés, la didromycine ait amené une diminution du volume du ganglion, celui-ci reste encore hypertrophié et dur ; la guérison anatomique reste dans ce cas incomplète. Légère hypertrophie ganglionnaire mésentérique et petites plaques fibreuses au niveau de quelques lésions ostéo-articulaires sont les seuls vestiges cliniques du mal.
Hormis certaines adénites des ganglions mésentériques, la guérison des lésions paraît complète. C’est ainsi que des tuberculinations qui avant le traitement s'étaient révélées positives avec réaction thermique et réactions focales très nettes se sont montrées, après la thérapeutique, encore positives mais marquées uniquement par une réaction thermique (observation IT, observation IX).
Outre la survie de l’animal, les injections de dihydrostreptomycine amènent une guérison clinique stable ; en effet celle-ci, dans la majorité des observations, a été contrôlée sur plusieurs mois et dans un cas (observation XIII) sur près de deux ans.
c) Rechutes et récidives.
Elles existent. Le chat de l’observation IX qui avait montré une lésion palpébrale et des troubles pulmonaires ayant disparu après une cure de didromycine, a présenté deux mois plus tard une ostéite du coude. De même l’animal faisant l’objet de l'observation XI à montré 11 jours après la fin de la première cure une réapparition de sa dermite faciale. |
Il est à noter que ces nouvelles manifestations du processus tuberculeux cèdent aux injections de didromycine. Et, il semble bien que, même après guérison et stabilisation apparentes des lésions, l’administration de l’antibiotique doive être poursuivie durant quelques jours afin d’éviter ces rechutes. |