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— De Popportunité du traitement.
En l’absence de toute législation sanitaire concernant la tuberculose du chat, les propriétaires se refusent souvent, pour des raisons d’ordre sentimental, à sacrifier leurs animaux malades. Et nous avons montré en rappelant l’étiopathogénie de la tuberculose du chat le réel danger que peuvent constituer pour l’homme et surtout pour l’enfant, les chats tuberculeux et tout particulièrement ceux atteints de tuberculose dite externe. Une thérapeutique à la dihydrostreptomycine, amenant incontestablement avec la guérison de lésions ouvertes un tarissement de nombreuses sources de contagion, ne peut alors manquer d'intérêt.
Mais d’autre part nous savons que l’administration plus ou moins ‘prolongée de dihydrostreptomycine peut amener. Papparition du phénomène de « dihydrostreptomycino-résistance », les bacilles n'étant alors plus sensibles à l’agent thérapeutique. Mieux encore, les bacilles accoutumés à vivre en présence de l’antibiotique peuvent se trouver transformés au point de ne plus pouvoir se passer de ce dernier et ne peuvent se développer qu’en sa présence ; on parle alors de « dihydrostreptomycino-dépendance ». On sait, de plus, que les souches de bacilles restent héréditairement antibio-résistantes et antibio-dépendantes. On conçoit donc .le danger que peut présenter l’apparition de telles souches bacillaires dans l'institution de thérapeutiques antituberculeuses ultérieures et particulièrement dans le traitement des tuberculoses humaines.
Au cours de’ce travail, nous nous sommes surtout attachés à l'interprétation de phénomènes cliniques, et le dosage de la streptomycino-résistance des germes n’a pas été effectué. Cependant, il ne nous a pas semblé qu’au cours des expérimentations le phénomène de streptomycino-résistance soit apparu. En effet, les rechutes que nous avons signalées se sont montrées justiciables d’une nouvelle administration d’antibiotique et ont cédé rapidement à cette nouvelle cure. Nous rappelons que la posologie utilisée chez le chat est
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énorme par rapport à son poids et si l’on songe que les doses administrées chez l’homme sont de l’ordre de 2 à 3 gr., on conçoit que celles utilisées chez le chat ne puisse être dépassées ; disons, de plus, que l’antibiotique a été administré a un laps de temps relativement court ; enfin lutilisation de médications adjuvantes tels le P.A. S. et l’Isoniazide ne pEuyEnc que freiner l'apparition de souches résistantes.
Quoiqu'il en soit, et bien qu’il y ait souvent loin du laboratoire à la clinique, nous devons toujours songer à l’apparition possible du phénomène d’antibio-résistance. Et ici se pose le grave problème du traitement de la tuberculose du chat.
Malgré les résultats extrêmement encourageants obtenus, malgré le tarissement incontestable d’une abondante source de contagion, malgré la non apparition apparénte de la dihydrostreptomycino-résistance, nous ne pensons pas que ce traitement doive être employé systématiquement. En raison de la production possible de souches bacillaires résistantes, il ne doit être employé que sous contrôle effectif des malades. Mais nous pensons que de tels résultats ne peuvent être perdus. À l’heure actuelle, des substances telles que la Di-streptoniazide et la Streptoniazide ne peuvent laisser que des espoirs. En labsence de toute législation sanitaire, l'emploi simultané de la dihydrostreptomycine et les divers agents antituberculeux pourront sans doute servir de base à un traitement efficace et sans conséquences dangereuses de la tuberculose du chat.
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