‹ Contribution à l'étude de la tuberculose externe du chat: essais de traitement par la dihydrostreptomycineChapitre 21 sur 32 · RAS · texte numérisé non relu

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lames est coloré par le Ziehl. Des amas de bâtonnets acido-résistants sont mis en évidence, qui sont vraisemblablement des bacilles tuberculeux. /

Du 19 au 24 octobre, l’animal recoit deux injections quotidiennes de 0,25 gr. de didromycine; la courbe thermique accuse d'emblée une baisse sensible: de 3998, elle passe à 3995 puis 38°5 le 21, se, maintenant à ce niveau les jours suivants. L’ulcère s’éclaircit et cicatrise à la périphérie; sa surface se réduit; les vaisseaux diminuent de volume, la conjonctive est nettement moins rouge, la kératite qui entoure l’ulcère s’amenuise. Le 25 octobre, les injections de didromycine ayant été suspendues, aussitôt la température s'élève le soir à 3993, et les vaisseaux du pannus redeviennent turgescents. Reprise de la thérapeutique aux mêmes doses du 26 hu 30 octobre; en outre, nous essayons des instillations locales de didromycine au 1/20° ; malgré Putilisation préalable de percaïne, in situ, elles sont fort mal supportées et paraissent douloureuses; aussi n’insistons-nous pas. Le 28 octobre, l’ulcère cornéen à beaucoup régressé, les vaisseaux sanguins qui convergeaient vers lui ne sont plus apparents, il ne subsiste plus sur la cornée qu’une opacité blanchâtre de 3 mm. de diamètre. La conponctive supérieure est redevenue rose et lisse ; seul persiste, il est vrai très réduite, la gomme de l’angle irien ; elle est maintenant sur le même plan que l'iris et n’a plus que la taille d’un grain de mil ; quant aux flammèches fibrineuses, elles se sont résorbées.

Du 31 octobre au 3 novembre, on applique seulement un peu de pommade à l’aminothionine dans l'œil. L'animal se maintenant en équilibre thermique, il est soumis le 4 novembre à la tuberculination ; celleci est positive, avec 1° seulement d’amplitude thermique, légère réaction focale avec larmoiement, opalescence autour de la cicatrice cornéenne, congestion de la gomme irienne qui devient rougeître.

Nous reprenons la didromycine du 2 au 10 novembre suivant la posologie habituelle ; le 10 novembre on ne distingue plus, au niveau de liris, qu’un petit point grisâtre et sur la cornée une opacité grisâtre de 4 mm. environ en forme de Y. Nous rendons l’animal cliniquement guéri à sa propriétaire qui nous le ramènera périodiquement pour contrôle. L'animal est revu en décembre, janvier et février ; aucune récidive n’est constatée, seul le ganglion mésentérique reste de la grosseur d’une olive, ce qui semble indiquer qu’il n’y a pas eu stérilisation de Porganisme infecté.

OBsERVATION IV (MM. Collet, Coulon)

Chatte noire, 4 ans, à M. Ko. — Présentée le 21 octobre 1951 parce qu’elle boîte depuis une quinzaine de jours, le propriétaire craint

qu’elle n’ait reçu un coup à l’antérieur droit. A l’examen, ce membre droit paraît nettement plus volumineux que le gauche dans la région inférieure de l’avant-bras et au niveau du carpe; à la palpation, la région se révèle chaude, ferme, mais n’est douloureuse qu’à la pression du radius dans la zone diaphyso-épiphysaire. Les mouvements du carpe ne révèlent aucune douleur, sauf l'extrême flexion qui tend exagérément les extenseurs des doigts. Pas d’œdème sous-cutané, ni de trace de morsure. La palpation abdominale révèle une masse du volume d’une noix ferme, indolore; l'adénite mésentérique fait suspecter la tuberculose ; un examen plus complet, s’il ne révèle rien au niveau du poumon, permet de déceler six nodules sous-cutanés dans la région cervico-dorsale, soudés à la peau, élastiques, indolores ; leur volume varie entre celui d’un petit pois et celui d’une lentille ; ce sont à n’en pas douter des gommes tuberculeuses. Le sujet est hospitalisé pour tuberculination ; du 21 au 23 octobre, la température oscille entre 39° et 3995. Le 24 et le 25, l'animal reçoit 0,50 gr. de’ didromycine, ce qui a pour conséquence de normaliser la température à 38°5. Le 26, tuberculination sous-cutanée, réaction thermique à 40°$ avec plateau ; réaction focale très accusée au niveau de lavant-bras droit qui est chaud et douloureux à la palpation, les gommes auparavant insensibles sont chaudes et douloureuses, l’animal est très abattu et refuse toute nourriture.

La radiostopie montre le radius droit soufflé au niveau de la métaphyse, la corticale très amincié paraît rompue en plusieurs endroits, la région médullaire très élargie, grisâtre, est creusée de géodes claires ; il s’agit d’une ostéomyélite radiale spécifique dont les fongosités se sont répandues à travers les perforations osseuses sous le périoste décollé au-devant de l’avant-bras.

Du 29 octobre au 12 novembre, le malade reçoit chaque jour deux injections sous-cutanées de 0,25 gr. de didromycine. Dès le 3 novembre, disparition progressive des gommes sous-cutanées qui ne constituent plus, le 6 novembre, qu'un petit nodule de consistance fibreuse ; l’avant-bras paraît moins tuméfié et devient indolore à la pression de l’os. A partir du 6 novembre, le P.A.S. est associé à la didromycine et l’animal reçoit une cuillerée à dessert” de granulé matin et soir, qu’il n’accepte d’ailleurs qu'avec difficulté. Le 12 novembre, ptyalisme abondant ; animal est triste, sans appétit; comme aucun signe de stomatite n’est constaté, nous rapportons ces troubles au P.A.S. qui est suspendu: la température qui atteignait 39°, revient à la normale et tout signe digestif a disparu le 14. A cette date, il n'existe plus trace de lésions cutanées, et l’antérieur droit ne révèle plus de douleur à la pression, son volume est normal et à la radioscopie il est surprenant de constater la disparition des géodes et la reconstitution osseuse ; la corticale se dessine comme dans un os normal. Le 1” et

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