‹ Contribution à l'étude de la tuberculose externe du chat: essais de traitement par la dihydrostreptomycineChapitre 22 sur 32 · ARABE · texte numérisé non relu

ARABE

le 2 décembre, l’animal reçoit encore 0,50 gr. de didromycine pour consolider la guérison clinique tout à fait remarquable; le ganglion mésentérique reste de la taille d’une noisette, et nous recommandons au propriétaire de surveiller le sujet et de nous le ramener périodiquement. L'animal revu en janvier se porte excellemment et aucun signe de récidive n’est constaté.

OBsERVATION V (MM. Collet, Coulon) AE AN

Chat pie noir, 2 ans. — Présenté le 19 janvier 1950 pour larmoiement incessant de l'œil droit qui dure depuis un mois. L'examen de l'œil droit le montre souillé de muco-pus grisâtre, conjonctive rouge vif vers l’angle temporal, la paupière inférieure semble éversée en bénitier; à ce niveau, elle paraît grisâtre, un peu mamelonnée et piquetée de jaune, la palpation la révèle épaissie comme néoplasique ; au-dessous de l’angale nasal, la peau est soulevée par une tuméfaction hémisphérique régulière, élastique, indolore, du volume d’un pois, adhérente à l'os et à la peau. Ganglion sous-maxillaire droit de la taille d’une noisette. L'examen révèle un point douloureux à lolécrâne gauche ; le coude gauche semble plus volumineux que le droit, et l’olécrâne semble entouré de tissu mollasse. Suspicion de tuberculose ;

‘ Panimal est hospitalisé. L'animal est tuberculiné. Réaction thermique

de 1°8, en plateau, avec belles réactions focales : injection de la conjonctive droite, muco-pus abondant, douleur locale et photophobie ; algie olécrânienne très marquée avec douleur locale et boiterie. La radioscopie montre une raréfaction osseuse marquée de lolécrâne creusé de logettes. Du 21 au 31 janvier, l’animal reçoit matin et soir 0,25 gr. de didromycine sous la peau. Dans les deux jours qui suivent le début du traitement, la température se normalise à 38°2 ; le 25 janvier, toute inflammation aiguë de l'œil a cessé, la gomme sous-orbitaire semble se résorber, la peau est plus souple à sa surface, le tuberculome conjonctival diminue de volume. Le 27, la saillie de la gomme est presque imperceptible, la peau se mobilise facilement ; la conjonctive est presque normale. Le 31, toute lésion paraît disparue, comme par enchantement, mais le ganglion sous-maxillaire reste plus gros que celui de gauche ct le coude droit reste douloureux. Du 1° au 12 février, nouvelle cure. Après la 30° injection, le coude se révèle insensible à la: pression, les géodes sont imperceptibles, la trabéculation normale reparaît, los s’estremanié de façon étonnante. Le 12 février, l’animal marche en titubant, ce qui semble indiquer une légère intoxication par la didromycine. Arrêt de toute médication : l'animal est complètement remis le 14 et paraît cliniquement guéri de ses lésions tuberculeuses. Revue en avril et mai 1950, aucune récidive n’est constatée, le ganglion maxillaire droit est normal. Excellent état général.

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