II. — TRAITEMENT CHIMIQUE DE LA TUBERCULOSE
Les sels d’or ont un effet favorable indéniable sur l’évolution de la tuberculose en général, mais en plus des contre-indications ordinaires qui restreignent leur emploi, il faut choisir entre les différents sels d’or qui ont une action plus ou moins marquée sur les lésions oculaires.
Schnaudigel a eu de bons résultats avec le krysolgan (sel sodique de l’acide para-amino-ortho-aurophénolcarbonique) dans 18 cas d’uvéite tuberculeuse. D’autres ont essayé le triphal (aurothiobenzimidazolcarbonate de sodium).
Winkler-Prins et Terrien ont expérimenté la sanocrysine de Mollgaard (thiosulfate d’or et de soude) en injections hebdomadaires intraveineuses de 0,10 à 0,50 et même 1 gramme en solution au vingtième ; chaque série doit être de 7 grammes environ. Les résultats ont été très heureux dans quelques cas mais ont dû être parfois interrompus pour éviter des lésions rénales. L’emploi de doses faibles a beaucoup raréfié les accidents qui s'étaient produits avec les doses fortes utilisées au début. Il faut arriver à faire tolérer au malade une dose généralement élevée avec un minimum de phénomènes réactionnels (Nègre).
Terrien a obtenu aussi des succès avec la chrysalbine.
Dans le service du Professeur Gorse nous employons l’allochrysine ou le myoral.