D. -— UNE FORME DE CIRRHOSE TUBERCULEUSE
2° La tuberculose musculaire inflammatoire qui comprend :
À. — LA MYOSITE INFLAMMATOIRE de Durante.
B. — LA CIRRHOSE MUSCULAIRE TUBERCOULEUSE SANS CA: RACTÈRES SPÉCIFIQUES.
1° Tuberculose musculaire à lésions spécifiques.
À. -— FoRME GRANULIQUE. — Comme exemple de cette forme, on peut prendre notre première observation. On voit que les muscles envahis par la tuberculose n’offrent extérieurement qu'une tuméfaction régulière, lisse, non
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indurée. À la coupe, on reconnaît sur le tissu rougeâtre du*corps charnu musculaire, un peu moins coloré que normalement, de petites granulations blanchâtres, brillantes, se détachant nettement sur le tissu musculaire. Leur volume est celui d'un grain de millet. Elles sont plus ou moins nombreuses, suivant les muscles atteints, et même suivant les différentes régions d’un même muscle. On les rencontre aussi bien dans la profondeur du muscle qu'à sa périphérie. On voit enfin que les cloisons lamelleuses qui séparent les différents muscles de l’avantbras, ou les faisceaux d'un même muscle, présentent les mêmes granulations. En un point même, celles-ci, suivant le chemin tracé par une veine devenue superficielle, ont envahi le tissu cellulaire sous-cutané.
Histologiquement, ces différentes granulations renferment dé nombreuses cellules géantes, des lésions siègent manifestement au niveau du tissu interstiliel. Les fibres musculaires sont dissociées par une infiltration embryonnaire. Des bacilles ont pu être décelés sur les coupes. Enfin, l'inoculation au cohaye a été positive. |
Cette forme a été rarement observée dans sa pureté et ce fait s'explique, si nous admettons qu'il s’agit là d'une forme de début : anatomiquement, on est en présence de lésions tout à fait commençantes: cliniquement, les accidents dont se plaignait notre malade ne remonlaient qu'à un ou deux mois.
B. -— Forme NopuratRe. — Les granulations tuberculeuses dont nous venons de voir le stade de début peuvent être très précocement envahies par la selérose, qui les élouffe, aboutissant ainsi à la cirrhose musculaire
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tuberculeuse, dont nous verrons tout à l'heure les caractères anatomiques.
D'autres fois, au contraire, ces granulalions augmentent progressivement de volume, puis elles se fusionnent les unes avec les autres. Elles arrivent ainsi peu à peu à former des tubercules plus ou moins volumineux, qui constituent, avec l’abcès froid, les lésions les plus Îréquemment rencontrées dans la tuberculose musculaire.
Dans cette forme, ou plutôt à ce stade de son évolution, le nodule tuberculeux qui caractérise la lésion est constitué par une masse, d'aspect rose et gélatineux, dont le volume ne dépasse jamais celui d'un œuf : c'est la gomme tuberculeuse. Cette gomme est tantôt perdue, dissimulée au milieu des fibres musculaires qui l'enserrent de tous côtés: tantôt, au contraire, elle est en saillie sur le plan museulaire dont elle affleure la surface, ou dont elle n’est séparée que par une mince couche de fibres musculaires. La périphérie est, en général, bordée par une capsule. de tissu fibreux, sans limitation très précise, appartenant au muscle lui-même, et qui empêche l'énucléation.
- La lésion ainsi constituée par ja confluence de granulations en plus où moins grand nombre, se rencontre quelquefois à l'état isolé. D'autres fois, au contraire, 1l existe dans le muscle des nodosités multiples qui forment par leur ensemble la {uberculose musculaire à gros noyaux de Lejars. I semble même, si l'on en croit les statistiques, que cette variété soit plus fréquente que la première, puisque les dix-huit observations admises par Frieda Kaiser fournissent un total dé quarante-neuf tuberculomes.
Hislologiquement, dans le cas de tubercule unique, la